Des députés PS prêts à voter CONTRE le plan MEDEF-HOLLANDE-VALLS...Chiche !
Lu sur le blog CANEMPECHEPASNICOLAS
Plus de 80 députés PS jugent dangereux le plan d'économies de Manuel Valls
"Il y a un rejet au point que la dissolution ne fait pas peur à certains qui disent 'je préfère perdre en gardant mon honneur, sinon c'est la honte qui s'ajoute à la défaite'." déclare un député PS
CHICHE !
Mais depuis samedi, face à cette fronde de députés inquiets pour leur avenir politique, des responsables PS de la Commission des Finances tentent de trouver un "compromis" avec le gouvernement. Les alternatives proposées, qui ne changent rien quant aux objectifs du plan de Responsabilité, visent à permettre un vote massif du groupe socialiste à l'essentiel du projet du pouvoir
Les palliatifs présentés semblent réduire - de très peu - les avantages des seules entreprises du CAC 40 au bénéfice des couches populaires les plus défavorisées, sans toucher aux cadeaux accordés à la masse du patronat...
Le gouvernement acculé par une contestation massive du monde du travail sera-t-il sensible au sort des députés qui sentent leurs sièges menacés, ou poussera-t-il ses fers jusqu'au bout, s'en tenant au texte initial contesté, au risque d'un vo te majoritairement hostile de l'Assemblée ? Avec le risque d'un dissolution aux conséquences catastrophiques ? A moins qu'une fraction calculée de la droite de l'Assemblée sauve in extremis le gouvernement en votant le Pacte de responsabilité...
Ou bien alors, le rejet attendu du vote de confiance conduise à une dissolution souhaitée qui entrainerait une "cohabitation" entre François Hollande et la droite de retour au pouvoir, ce qui permettrait au PS, dans l'opposition, de se faire une santé en attendant les prochaines présidentielles de 2017...
Nous serons fixés dans quelques jours sur la stratégie du PS, sans trop se faire d'illusions
sur le vonté de se faire "hara kiri", même dans la perspective de se refaire trois en plus tard une nouvelle virginité...
Plus de 80 députés PS et une demi-douzaine d'autres élus du parti majoritaire jugent dangereux le plan d'économies présenté par Manuel Valls et s'opposent au gel de prestations sociales, dans une lettre adressée jeudi au Premier ministre.
Les signataires de cette missive, en partie issus de l'aile gauche du PS mais aussi des proches de la maire socialiste de Lille, Martine Aubry, demandent également un report de l'objectif de retour des déficits publics à 3% du PIB en 2015.
"Nous estimons dangereux économiquement (...) et contraire aux engagements pris devant nos électeurs ce plan de 50 milliards d'économies", écrivent-ils dans cette lettre dont Reuters a obtenu une copie.
Au-delà de 35 milliards d'euros de réduction des dépenses publiques, ils estiment que les "reculs sociaux" et la "mise à mal des services publics seront inéluctables".
Dans leur missive, ils estiment que l'effort demandé aux collectivités territoriales (11 milliards d'euros) risque de "briser l'investissement local".
Ils réclament un appel à projets d'investissements à hauteur de cinq milliards d'euros en direction de ces collectivités et un effort de cinq milliards en faveur du pouvoir d'achat en 2015, en plus des cinq milliards déjà prévus.
Ils demandent enfin à celui-ci de dégager un milliard d'euros pour financer 50.000 emplois aidés supplémentaires et un plan pour les chômeurs de longue durée.
Les 50 milliards de réduction des dépenses publiques sont censés contribuer au rééquilibrage des finances de l'Etat.
A 14 jours de l'examen par le Parlement du programme pluriannuel de stabilité budgétaire qui sera soumis à la Commission européenne, les signataires exigent une "trajectoire plus crédible" que celle qui est officiellement envisagée.
"Cet objectif de passer sous la barre des 3% pourrait être maintenu mais décalé dans le temps", écrivent-ils.
Ils souhaitent notamment que les dépenses de défense ne soient pas comptabilisées dans les déficits publics et que les aides aux entreprises soient ciblées sur l'industrie.
Ils ajoutent que leurs propositions guideront leurs votes lors des prochains rendez-vous avec le Parlement - programme de stabilité, programme de réformes, collectif budgétaire, lois de finances et de financement de la Sécurité sociale - et émettent le souhait d'en discuter avec le Premier ministre.
Ce sont les animateurs de cet appel qui se sont fait le plus entendre mercredi après la présentation du plan d'économies par le Premier ministre.
Les chefs de file du groupe socialiste à l'Assemblée se disent convaincus que Manuel Valls aura une majorité pour voter le programme de stabilité budgétaire le 30 avril.
Mais un député confiait jeudi avoir constaté à l'Assemblée "un niveau d'embrasement assez inégalé" : "Il y a un rejet au point que la dissolution ne fait pas peur à certains qui disent 'je préfère perdre en gardant mon honneur, sinon c'est la honte qui s'ajoute à la défaite'."
"Le problème, c'est François Hollande", ajoute cet élu, selon qui le chef de l'Etat socialiste "a perdu ce qui faisait sa force, qu'il aimait les gens plutôt que l'argent"


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