DROIT DE RÉPONSE des personnels de l’Animation de la Ville de NANTERRE et de leurs sections syndicales CGT et UFICT- CGT
Droit de réponse des personnels de l’Animation de la Ville de Nanterre et de leurs sections syndicales CGT et UFICT-CGT suite au communiqué de presse du 10 avril émis par le cabinet du Maire
La nouvelle organisation du temps scolaire va-t-elle dans le sens de l’intérêt des enfants ?
Le fait qu’une 5ème matinée soit récupérée et la pause méridienne allongée semble aller dans le bon sens. MAIS NE PERDONS PAS CETTE « PLUS-VALUE » dans l’organisation du temps de l’enfant avant et après l’école. Gardons une qualité d’accueil SUR TOUS LES TEMPS d’Accueil de l’Enfant : Les temps de préparation sont primordiaux pour offrir aux enfants l’accueil pédagogique qu’ils méritent. Le manque de clarté sur la définition des responsabilités (par exemple la garderie du mercredi midi) ne permet pas d’avancer sereinement dans l’organisation.
La Ville de Nanterre est-elle favorable à un développement du périscolaire ?
Les personnels d’Animation de la Ville de Nanterre reconnaissent l’effort engagé sur le périscolaire. Depuis bien longtemps, les animateurs et animatrices ont été les garants d’une qualité d’encadrement, militants de l’intérêt de l’enfant, engagés dans son épanouissement. Ils et elles continuent à porter ces valeurs et ne comprennent pas que la Ville nie leurs compétences et leur engagement, qu’elle « privatise» l’action éducative municipale en dépensant 1 million d’euros pour mettre en place 150 ateliers faisant appel à des intervenants extérieurs qui ne connaissent pas les enfants et qui n’interviennent pas toute la soirée.
La mise en place à Nanterre de la nouvelle organisation du temps scolaire et périscolaire a-t-elle fait l’objet d’une concertation ?
Les équipes d’animation ont travaillé sur l’organisation des temps du soir, du midi et du mercredi. Mais leurs propositions n’ont pas été prises en compte : Par exemple, ils et elles ne veulent pas travailler sur 4 temps du midi au détriment du temps de préparation ; Ils et elles veulent être Animateurs et Animatrices sur TOUS LES TEMPS : Pas vacataires de cantine ni surveillants de cour. Comme la concertation n’a pas abouti, il est légitime que, en tant que salarié-e-s, les personnels de l’animation fassent entendre leur voix dans un rapport de force avec leur employeur. C’est parce qu’ils sont entré en lutte que les personnels d’animation ont commencé à obtenir des débuts de réponse à leur questions. Ils et elles se battent pour la reconnaissance de leur métier mais aussi pour le service public et l’avenir des enfants.
Les taux d’encadrement des enfants seront-ils modifiés ?
Certes, la municipalité s’engage théoriquement à respecter les taux d’encadrement actuellement en vigueur et conquis de longue luttes :
Pour les moins de 6 ans un encadrant pour 10 mineurs « périscolaire » et un animateur pour 8 enfants « accueil de loisirs ». En ce qui concerne les plus de 6 ans un encadrant pour 14 enfants « périscolaire » et un animateur pour 10 enfants « accueil de loisirs ».
Force est de constater qu’ils ne sont pas respectés sur toutes les structures de la ville.
Néanmoins, l’employeur ne se prononce pas sur les taux d’encadrement prévus sur le temps du midi et avant les ateliers périscolaires de 15h45 à 16h30, « temps non déclarés Jeunesse et sport».
La charge de travail des animateurs va-t-elle augmenter ?
Le temps de présence avec les enfants serait augmenté : Il passerait de 23h30 à 26h45 hebdomadaire. Déduction faite des temps de repas et des temps de déplacement des animateurs depuis les écoles vers les centres de loisirs… Quel temps de préparation reste-t-il pour la mise en place des projets, le travail coopératif et comment optimiser un temps de travail allant de 14H30 à 15H30 ? Sachant que la qualité pédagogique de l’intervention dépend du temps de préparation, à Nanterre, ne renonçons pas à nos ambitions éducatives en nous comparant aux autres villes et en acceptant de brader nos moyens.
La Ville de Nanterre dispose-t-elle d’assez de personnels d’animation ?
Non. Le nombre d’enfants accueillis est considérable.
Tout au long de l’année :
- 2450 enfants des écoles maternelles sont inscrits à l’accueil du matin et 3100 sont inscrits à l’accueil du soir,
- 3750 enfants des écoles élémentaires sont inscrits le soir sur les dispositifs Après-Ecole, les études et les centres de quartier
- 5000 enfants sont inscrits dans les centres de loisirs du mercredi
- 9500 inscrits à la cantine.
Avec la mise en place de la réforme, 20% d’effectifs en plus sont prévus.
Actuellement, il n’y a pas le minimum requis de professionnels de l’animation pour assurer la sécurité physique et morale des enfants. On ne peut plus continuer à fonctionner avec des bataillons d’animateurs occasionnels. Ce sont les animateurs titulaires qui garantissent la sécurité parce qu’ils connaissent les familles, les enfants et le fonctionnement des équipements. C’est pourquoi nous affirmons la nécessité de créer 40 postes d’animateurs titulaires.
Pour toutes ces raisons, les personnels d’animation sont entrés dans l’action revendicative. Ils estiment que la grève est le dernier recours pour se faire entendre. S’ils utilisent ce moyen, s’ils assument une perte de salaire pour faire valoir leurs droits et ceux des enfants, c’est qu’ils sont convaincus que leurs revendications sont justifiées, en cohérence avec les valeurs éducatives que la Ville a toujours défendues, sans y mettre toujours les moyens nécessaires pour qu’elles soient respectées.
De plus, alors que beaucoup de temps a été pris pour la soi-disant « concertation » avec les partenaires de l’éducation, ils réaffirment avec les syndicats CGT et UFICT-CGT que les délais sont trop courts pour que les services municipaux mettent concrètement en place une nouvelle organisation qui permette une rentrée scolaire dans de bonnes conditions : Ils exigent le REPORT DE LA REFORME DES RYTHMES SCOLAIRES A NANTERRE.
Il est important que nous nous rassemblions dans la lutte pour le report de la réforme. C’est pourquoi les personnels de l’animation appellent l’ensemble des « acteurs de l’éducation » (ATSEM, personnels de cantine, gardiens, éducateurs sportifs, collègues du développement culturel et des services administratifs, Enseignants, Parents d’élèves) à entrer dans l’action revendicative par la grève et la manifestation
Mardi 6 mai 2014, à Nanterre,
Journée scolaire et périscolaire en colère
source: FACEBOOK


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