Elections régionales en Haute-Normandie : la grande illusion !

Les sondages annoncent le PS en tête au deuxième tour. Outre qu’une fois de plus les politologues privilégient le deuxième tour au profit des deux grands partis qui pratiquent l’alternance depuis bientôt 30 ans, ils ne produisent aucune analyse sur les électeurs qui n’ont pas encore fait leur choix du premier tour … et qui sont nombreux.
Forte abstention prévisible
Il y a fort à parier que les élections régionales seront boudées par un grand nombre d’électeurs. D’une part parce que ces derniers savent que les graves problèmes auxquels ils sont confrontés ( l’emploi, les salaires, l’éducation, la santé, la justice … ) ne peuvent trouver de solutions à l’échelon régional. D’autre part parce qu’à leurs yeux les régions sont le pendant indissociable d’une Europe capitaliste qui vise à affaiblir la République, égalitaire, une et indivisible, à abolir la Nation et du même coup la capacité du peuple à décider des grands choix qui déterminent son avenir.
L’impossible vote sanction
S’opposer à la politique «libérale » du CAC40 impose évidemment le rejet des listes de droite d’extrême-droite. Mais cela impose aussi le rejet de la liste socialiste conduite par A. Le Vern. A la tête de la région, celui-ci a beau se targuer d’une bonne gestion, il n’a fait qu’obéir à la logique dominante. En témoignent les subventions versées avec nos impôts aux entreprises et aux centres de formation professionnelle privés. Par ailleurs peut-on accorder du crédit aux verts et au PCF qui affichent leur combativité alors qu’ils ont voté sans désemparer toutes les propositions socialistes au conseil régional ? Si l’on retient également que le PS, le PCF, les Verts et le NPA partagent ensemble l’illusion d’une Europe sociale, démocratique et pacifique quand c’est pour le contraire qu’elle a vu le jour, sanctionner la politique capitaliste à l’occasion des élections régionales relève de l’impossible.
Une seule solution : le développement des luttes
Quand le verdict des urnes s’avère inefficace il n’est qu’un seul recours : les luttes. Les luttes fortes parce qu’unitaires et prolongées sur des objectifs de progrès social et démocratique, les luttes pour l’augmentation des salaires et des retraites, pour l’emploi, pour les nationalisations du secteur bancaire et des groupes industriels, pour un changement démocratique de notre constitution. Des luttes qui en fin de compte contraignent le gouvernement à désengager la France de l’Europe pour redonner à notre peuple la maîtrise de son avenir.
Action Communiste « Rouges vifs »
Haute-Normandie


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