Et si tout ça n’était pas aussi compliqué… UNE PROPOSITION DE TEXTE [Jean Lévy]
En France, en Europe, LE POUVOIR c’est ceux qui POSSÈDENT et qui DÉCIDENT, ceux qui GOUVERNENT et qui APPLIQUENT ceux qui INFLUENCENT et qui INTOXIQUENT
ENSEMBLE, Ils nous rabâchent :
Pour qu’un patron vous embauche, il veut être assuré que sa production trouvera preneur, et pour cela il lui faut être compétitif,
C’est-à-dire vendre au prix de revient le plus bas possible au niveau mondial, grâce à une main d’œuvre sous payée, et sans contraintes sociales.
C’est, nous disent-ils, le seul moyen de lutter contre le chômage
Morale de l’histoire :
Nous vivons donc dans une société où produire a pour seule finalité, la rentabilité, en un mot le profit
Que cette « logique » soit celle du capitalisme, nous le savions depuis longtemps. Le nouveau, c’est que les patrons, leurs hommes politiques et leurs « communicants » tentent, d’une même voix, de convaincre les victimes du système que cette société est la seule possible, qu’en dehors d’elle, point de salut.
Et pour tenter de gagner une place dans ce paradis, il nous faudrait accepter les bas salaires et les emplois précaires, travailler toujours plus, sans protection et sans droits.
Cette civilisation d’esclaves (les « jeux du cirque », ce sont aujourd’hui les portables et l’informatique), suffit-il d’en contester, point par point, le bien-fondé et l’inhumanité ?
Faut-il seulement protester et dénoncer ? Et crier plus fort pour se faire entendre.
Oui, il faut le faire.
Mais, face à l’ennemi à triple tête, patronat, gouvernement, médias, face aux machines infernales d’enfermement, l’Union européenne et demain, espèrent-ils, le Pacte Transatlantique, il est urgent de proposer une autre voie, une autre société qui, par sa logique, ouvre le chemin de l’espoir.
Inutile pour cela d’incantation inaudible, de recourir en permanence aux formules tirées de nos Livres saints. Et comme disait Lénine (vous voyez on y revient quand même…), nos textes « devraient être compris par notre concierge », disons, de nos jours, par la foule d’un métro aux heures de pointe, sans que celle-ci l'assimile à une langue étrangère.
Et pour dire quoi ?
Ce que nous voulons, nous qui nous sentons communistes, c’est une société dont l’objectif est de satisfaire les besoins, les besoins collectifs, et aussi de chacun.
En France, les besoins, ce n’est pas ce qui manque… :
des logements de qualité accessibles à tous, des écoles et des crèches, des maîtres formés et compétents, des transports de proximité en nombre, rapides et confortables, une protection sociale gratuite qui garantisse la santé de la naissance à la fin de vie, avec des dispensaires et des cliniques de quartier, des hôpitaux qui ne soient plus encombrés, la culture offerte au plus grand nombre…et…et… :
Et si nous parlions de cette autre extravagance d'aujourd’hui : l’agriculture n’est envisagée que comme moyen d’exporter à l’étranger le blé, le maïs, la viande ou le lait, au plus haut cours de bourse, alors que des millions de Français sans ressources sont contraints de quémander leur nourriture à la charité publique ou privée…
Pourquoi des fraises espagnoles, des tomates hollandaises sans saveur et sans goût, alors qu’à Marmande ou à Cavaillon, nos fruits et nos légumes se vendent à bas prix pour l’exportation ?
Et si la production agricole était d’abord conçue pour nourrir la population ?
Idée subversive ou logique bafouée ?
Des rêves inaccessibles ?
Avec la crise, cela ne serait pas possible d’y compter …
Les « caisses » sont vides et d’où tirer l’argent ?
Et pourtant, l’argent, il y en a : rien que pour les sociétés du CAC 40, les dividendes versés aux actionnaires, disons depuis cette fameuse « crise », donc cumulés depuis huit ans, cela représente 400 milliards d’euros…Sans parler des cavernes d’Ali Baba que sont les paradis fiscaux pour nos industriels et financiers…
Car, disons-le tout net : pour changer de société, il faut D’ABORD rendre à la Nation tous ses biens, que le Capital a subtilisés. Les secteurs clefs de l’économie doivent être rendus au public. De ce fait, plus d’actionnaires, ni de dividendes, plus de spéculation, d’argent volatile, de pillage des biens de la Nation !
Comprenons-nous bien : cette collectivisation des moyens de production et d’échange, ce n’est pas une décision de rétorsion ou de punition (encore que celle-ci serait bien justifiée !), mais une nécessité nationale pour un Etat d’être en mesure, en dominant l’économie, de pourvoir au bien-être de l’ensemble de ses citoyens.
Mais cette politique de progrès social continu, que nous préconisons, ne serait pas si coûteuse que ça : les logements, leur aménagement, les transports, les dispensaires et les hôpitaux et tout le reste, cela provoque une demande immense de main d’œuvre, qu’il faudra en partie former, les industries nécessaires auront besoins de beaucoup d’ouvriers et d’ingénieurs…
Le chômage sera au fur et à mesure réduit, année après année. Et avec lui, les milliards des allocations diverses et variées. Par contre, des millions se salariés en plus au travail , cela fait un solide matelas de cotisations sociales qui rentreront dans les caisses, plus les impôts sur les salaires versés…
Qui ose dire que cela n’est pas possible ?
Inverser le désordre actuel des choses pour lui substituer un ordre social juste, ne peut-il pas être envisagé?
Certes, cette perspective impose une condition première pour se réaliser :
le droit pour notre peuple de décider souverainement de son avenir, droit qui est aujourd’hui confisqué. Car la France est retenue prisonnière dans la forteresse européenne. Elle n’est plus libre de ses mouvements, gardée qu’elle est par les cerbères de Bruxelles. Elle est tenue d’en respecter les règles fixées par l’oligarchie européenne.
Les règles du profit des grandes sociétés.
Donc, l’un ne va pas sans l’autre : liberté et progrès.
Du pouvoir de l’Argent, il faut se libérer.
Jean LÉVY


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