FIAT, un bel exemple pour le capitalisme
En Italie, l’empire industriel de « Fiat », vient d’être séparé en deux. D’un côté l’automobile : « Fiat », « Lancia », « Ferrari », « Alfa Romeo », « Maserati », de l’autre le poids lourd : « Ivéco » et le machinisme agricole. Les deux nouvelles entreprises viennent d’être cotées avec succès en bourse : + 3% par rapport à l’ancienne cotation « Fiat ». Une opération réussie pour les spécialistes menée par le PDG Sergio Marchionne.
La casse de tous les acquis sociaux.
C’est la clé de cette réussite. Dans les deux principales usines « Fiat » en Italie- près de Naples et à Turin- les salariés ont été soumis à un chantage à la fermeture s’ils ne consentaient pas à l’abandon d’avantages acquis et à de nouveaux horaires de travail encore plus contraignants :
- abandon de temps de pose, dix heures de travail par jour, 15 samedis de travail par an si le besoin s’en fait sentir et surtout les usines sont considérées comme de nouvelles entités juridiques ce qui permet de licencier les salariés et de les réembaucher, ou non, avec de nouveaux contrats de travail qui seront hors champ de la convention collective. Pas question bien sûr d’augmenter les salaires. A cela s’ajoutent des milliers d’ouvriers en chômage partiel qui touchent au maximum 850 euros par mois.
Lors des référendums organisés par la Direction pour faire accepter ses mesures par les salariés, les syndicats de « Fiat » au nom du réalisme et de la défense de l’emploi, ont acceptés ce marché de dupes proposé par le PDG le mieux payé d’Italie. En 2009, Sergio Marchionne n’a perçu que 4,78 millions d’euros mais en 2011 il pourra toucher une partie de ses stock-options soit 200 millions. Résidant en Suisse il fera une économie supplémentaire de 25 millions sur ses impôts.
Ils payeront pour l’expansion de « Fiat » à l’international.
Après avoir repris pour rien 20% du capital de « Chrysler », « Fiat » envisage de monter à 50% du capital. Elle a décidé aussi d‘investir 4,5 milliards d’euros en quatre ans au Brésil. Sans compter les acquisitions Dans les pays d’Europe à bas coût de salaire comme la Pologne.
Tout cela payé par la surexploitation des travailleurs italiens et partout dans le monde.
En France, le MEDEF propose que les « partenaires sociaux » déterminent ensemble la durée légale du travail optimum par branches ou entreprises. Pour finir de liquider la durée du travail hebdomadaire, en parfait accord avec la droite et le PS.


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