L'ACTUALITÉ AU JOUR LE JOUR - par El Diablo, rêveur de mieux avec son grenier des affiches syndicales et politiques
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« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »
Bertolt Brecht
Les vérités qu’on aime le moins à apprendre sont celles que l’on a le plus d’intérêt à savoir.
Proverbe chinois
Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite
Guy Bedos
« Si tu trembles d'indignation à chaque injustice, alors tu es un de mes camarades. »
Ernesto Che Guevara
« Pour se protéger la bourgeoise inventera un antifascisme contre un fascisme qui n'existe pas »
Pasolini, « Écrits Corsaires »
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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE
sur l'ÉCRITURE
dite « INCLUSIVE »
adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017
Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.
Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.
Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.
Enlevé le 24 juin dernier [2013], Anibal Barrow, journaliste de Radio Globo, a été retrouvé sans vie dans la périphérie de San Pedro Sula (Honduras), son corps sauvagement mutilé.
Ce nouvel assassinat rejoint le macabre décompte des militants de la résistance, dont de nombreux syndicalistes. Depuis le coup d’État militaro-civil de 2009, plus de 300 militants ont été tués par les sinistres « escadrons de la mort », qui opèrent dans le pays en toute impunité.
Dans ce contexte où, à quatre mois des élections générales (présidentielle, législatives et communales), les violences et la répression s’accentuent chaque, le 15 juin dernier, à Rio Blanco, l’armée hondurienne a ouvert le feu contre les manifestants qui s’opposent pacifiquement à la construction d’un barrage hydroélectrique, blessant mortellement Tomás García, membre du Conseil autochtone de la communauté de Rio Blanco et du Conseil Civique des Organisations Populaires et Indigènes (COPINH), et blessant sévèrement son fils.
Le COPINH qualifie les faits de « réaction désespérée et criminelle » de la part des entreprises privées qui souhaitent exploiter le fleuve Gualcarque, au mépris des habitants. Pour protéger ses chantiers, ces entreprises privées reçoivent l’appui de contingents militaires, mobilisés par le gouvernement, dont elles financent les dépenses occasionnées par leur déplacement et leur maintien sur le site.