Les SALARIÉS ont besoin d’un SYNDICAT de CLASSE
Pour le patronat, la cause de la crise, c’est le « coût du travail ». Pour réduire la part salariale, il organise le chômage de masse et intensifie l’exploitation du travail. Le PS approuve. Le socialiste Sapin, Ministre des finances affirme : « Il faut agir pour la restauration de la compétitivité et surtout des marges des entreprises. L’Etat fait son boulot en diminuant les impôts et les charges ; aux entrepreneurs de faire maintenant leur part en réduisant les salaires» On ne peut être plus clair !
Comment réagit la direction de la CGT ? Elle déclare dans son mensuel officiel la Nouvelle Vie Ouvrière: «deux éléments, deux facteurs de production sont nécessaires à la création de richesses : le travail et le capital. Tous deux sont rémunérés et représentent un « coût » pour l’entreprise ! Sans commentaire.
Tout ce qui a fait de la CGT le seul syndicat révolutionnaire français pendant des dizaines d’années est rayé officiellement. L’appropriation sociale des grands moyens de production et d’échange ne figure plus dans son programme depuis déjà longtemps mais réaffirmer que le capital est indispensable au développement de l’économie pendant que le travail représente un « coût » pour l’entreprise.
On n’avait pas encore vu ça !
Contrairement aux principes qui furent à l’origine de sa création, la direction actuelle de la CGT ne remet plus en cause depuis déjà longtemps les principes mêmes de l’exploitation capitaliste
Si le travail dans le système capitaliste n’est plus analysé par la direction de la CGT comme une marchandise que le capitaliste achète et paie le moins cher possible, l’antagonisme entre employeurs et salariés ne réside plus que dans la répartition des richesses qui doit être "équitable". Et c’est à l’Etat qu’est dévolu ce rôle régulateur ! Cette acceptation de la société capitaliste comme horizon indépassable amène naturellement à considérer comme dépassée la division entre syndicalisme réformiste et syndicalisme révolutionnaire de classe. A persévérer dans leur stratégie du « syndicalisme rassemblé » les dirigeants CGT se mettent volontairement à la remorque de la CFDT et de tous les syndicats réformistes.
A l’opposé de cette démarche, nous affirmons qu’aujourd’hui rien n’est plus urgent que de combattre le capitalisme et tous ceux qui le servent, d’appeler à la lutte unie pour les salaires, l’emploi et la protection sociale pour bloquer l’offensive patronale et gouvernementale contre le monde du travail.
source : site "Communistes"


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