Longue vie à la Révolution Bolivarienne
« Laissez les chiens de l'empire aboyer, c'est leur travail. Le nôtre c'est de se battre pour achever la véritable libération de notre peuple » Hugo Chavez
Hugo Chavez, Président élu de la République bolivarienne du Vénézuéla est mort. Il était devenu le symbole de la résistance à l’impérialisme occidental et à la domination des puissances capitalistes.
Ses opposants ne cachent pas leur joie. Les habituels « chiens de garde » ont commencé à aboyer. Ainsi dans l’Expansion on peut lire : « Hugo Chavez laisse derrière lui un tissu industriel atrophié, une inflation galopante et une population confrontée à des pénuries alimentaires chroniques » … tandis que F.Fillon déclare : « C’est un pays qui a régressé sur le plan économique et de la démocratie ».
Ce sont des connaisseurs : ils ont soutenu en leur temps les dictatures d’Amérique latine qui gouvernaient par la terreur et la torture et préservaient les richesses des grands propriétaires fonciers et des multinationales étatsuniennes opérant sur leur sol, laissant leur peuple dans la misère.
Démocratie ? Le dernier coup d’Etat en date au Vénézuéla a été perpétré contre H.Chavez par la droite vénézuélienne en 2002 avec l’aide et le soutien des Etats-Unis. Le responsable de cette tentative était le président du Medef vénézuélien … Ce coup d’Etat a échoué grâce à l’intervention du peuple vénézuélien. H. Chavez a été président pendant quatorze ans, et réélu à trois reprises. Il avait réuni en 2012 plus de 54% des voix avec 80% de participation. Les élections régionales de décembre 2012 avaient porté à la direction de 19 régions sur 23 des candidats du PSUV, (Parti socialiste unifié du Vénézuéla, parti d’Hugo Chavez).
Economie ? 1600 entreprises, représentant 30% du PIB sont passées sous contrôle de l’Etat. Sous la présidence de Chavez des secteurs clés ont été nationalisés, notamment le secteur pétrolier qui fut longtemps la chasse gardée des Etats-Unis. Une part des ressources pétrolières ont été utilisées pour acquérir une indépendance effective face aux institutions financières internationales et Chavez avait refusé d’appliquer les programmes demandés par le FMI. L’institution internationale avait, rappelons le, en avril 2002, apporté son soutien à l'éphémère gouvernement issu du coup d'Etat raté contre le président vénézuélien.
Social ? Un salaire minimum a été instauré et la semaine de travail a été réduite à 36 heures. Trois millions d’hectares ont été distribués aux paysans. Des millions d’adultes et d’enfants ont été alphabétisés. Des milliers de dispensaires médicaux ont été installés dans les quartiers populaires. La mortalité infantile a chuté, l’espérance de vie a progressé de deux ans. Enfin la pauvreté a été divisée par deux.
Indépendance ? L'ALBA ( l’Alliance bolivarienne pour les Amériques ) a été officiellement lancée en avril 2005, par la signature d'un « traité commercial des peuples » entre Cuba et le Venezuela. La Bolivie, le Nicaragua, la Dominique, l’Equateur s'y sont joints. Il s’agissait d'abord de promouvoir une alternative à la ZLEA ( Zone de libre échange américaine, sous dépendance étatsunienne) afin de s’opposer aux politiques néolibérales promues par Washington.
En réalité, ce qu’ils reprochent à Chavez c’est sa radicalité, son opposition de combat à l’impérialisme occidental et à la domination mondiale capitaliste. Hugo Chavez est mort. Nul doute que ses opposants, nationaux et mondiaux, tenteront tout, même le pire pour détruire ce qu’il a construit et en effacer même la mémoire. Dès demain le capitalisme mondialisé et ses petits soldats se mettront à l’ouvrage.
Comme le rappelle Charles Hoareau dans Rouge-Midi, nous n'avons ni modèle, ni sauveur suprême. Nous n’avons pas de modèle mais nous souhaitons que le peuple vénézuélien réussisse sa construction du « socialisme du XXIème siècle ». Car leur réussite est un point d’appui pour nos luttes. Nous n’avons pas de sauveur suprême, mais nous saluons en Chavez un grand dirigeant devenu le symbole et l’incarnation du combat des peuples pour leur indépendance et pour leur émancipation.
Alors souhaitons longue vie à la Révolution bolivarienne initiée par Hugo Chavez. Souhaitons à son peuple de garder courage et vigilance car les attaques ne manqueront pas.


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