Lutte des classes ou lutte des places : La frénésie électorale
TRIBUNE LIBRE
Vous savez peut-être ou vous allez le savoir si vous êtes au milieu des bois, sans radio, ni télé, qu'en 2012 aux dates les plus probables du 22 avril pour le 1er tour et du 6 mai pour le second tour va avoir lieu la présidentielle française pour désigner la ou le président de la République de ce pays pour cinq ans.
Pour un échauffement, une mise en jambe, on nous propose l'automne 2011 et les primaires du Parti Socialiste (PS).
Les conditions ne sont pas compliquées :
- Appartenir à la liste électorale de la république arrêtée en février 2011 ou justifier le jour du vote de son inscription sur les listes électorales (en gros, voter à la section du PS de son secteur).
- Adhérer à une déclaration de principe (via un émargement, ça ne mange pas de pain) s'engageant à soutenir les valeurs de la gauche (qui ne sont pas précisées).
- Cotiser 1 euro minimum.
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On peut imaginer (on ne dira pas que l'imagination est absente) que les supporters de l'UMP vont courir aux urnes roses ainsi que ceux de la gauche de la gauche. Et si les uns et les autres cumulaient pour empêcher le favori des sondages d'être désigné ? Le souci de démocratie et du modernisme, de l'ouverture avancé par les organisateurs pourrait prendre ainsi un air de rigolade assez sensationnel. Evidemment, rien ne nous empêche de penser que les bulletins sortis des urnes seront corrigés automatiquement par la tendance qui aura la responsabilité de ladite urne...sourire ...
Selon l'humeur, on pourrait juger cette surréaliste fébrilité politicienne affligeante ou risible tant elle tranche avec ce que vit la grande masse des françaises et des français. Ceux qui alimentent ce grotesque spectacle pourraient pour le moins s'interroger sur le fossé qui s'élargit entre le peuple et les soi-disant élites
A l'instant ou les Tunisiens (qui n'ont pas de pétrole mais des idées) renversent leur dictateur bien aimé du FMI, que son homologue égyptien est en grande difficulté, que les islandais disent adieu à la dette des banques et remettent au goût du jour le mandat impératif pour leur représentants, la pantalonnade que l'on nous sert en France mérité une réponse. Révolutionnaire, non ?
Serge Portejoie


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