M'PEP: Les directives européennes, c'est la fin de la souveraineté nationale: Débat le 28 mars 2013 à Montigny-le-Bretonneux (Yvelines)
Mouvement Politique d’Emancipation Populaire
LE JEUDI 28 MARS 2013 À 19 HEURES
DÉBAT ANIMÉ PAR MICHÈLE DESSENNE,
PORTE-PAROLE DU M’PEP
Au café « le Marina » 26 Place Étienne Marcel,
78180 Montigny le Bretonneux
(à côté du canal du centre commercial)
LES DIRECTIVES EUROPÉENNES,
C'EST LA FIN DE LA SOUVERAINETÉ NATIONALE
Les directives européennes pleuvent en continu pour faire appliquer les principes de la concurrence, du libre-échange, de la liberté de mouvement des capitaux, de la privatisation et du démantèlement accéléré des services publics : énergie, télécommunications, transports, services postaux… mais aussi la protection sociale...
L’Union Européenne n’ayant pas retenu « public » dans « Service public » (exception française comme la laïcité), elle l’a remplacé par « intérêt général ». La terminologie "service public" étant incompatible avec l'idéologie que nous imposent les caciques de l'Union Européenne, celle-ci n'accepte que les services dits '"intérêt général", et, éventuellement, les services dits "sociaux d'intérêt général". Accepter cette terminologie, c'est la mort programmée des services publics tels qu'ils fonctionnent en France.
Les SIEG (Services Economiques d’Intérêt Général) concernent l’électricité, le gaz, les télécommunications, les services locaux, l’eau, les déchets, la santé, le logement, l’insertion, la formation professionnelle, les crêches, la protection sociale complémentaire (mutuelles), le handicap, le placement des chômeurs, etc. En sont exclus la police, la défense, la justice, l’état-civil, la sécurité sociale (pour le moment) et l’éducation obligatoire. Les SIEG entrent donc dans le marché intérieur avec liberté d’établissement, de prestations de service, interdiction des aides de l’Etat et contrôle par la Commission Européenne. Il faut savoir qu’il y a en France un projet de modifier l’Ecole : la prise en charge des enfants de 0 à 6 ans est incluse dans les SIEG. Les enfants de 5 ans seraient rattachés à l’école élémentaire et il y aurait création pour les plus petits de jardins d’enfants ouverts au partenariat public/privé. Que deviendra l’École maternelle ?
Les SSIG (Services Sociaux d’Intérêt Général) concernent tous les services sociaux n’étant pas « rentables », (par exemple les Caisses d’Action Sociale pour une partie de leurs activités), il y a nécessité d’y injecter de l’argent public. Mais il faut respecter le principe de concurrence libre et non faussée : soit liberté d’établissement et de prestation de service et égalité de traitement entre entreprise publique et entreprise privée. Si une association à but non lucratif à qui on a délivré une délégation de Service public (comme par exemple certains centres médicaux-sociaux) perçoit de l’argent public, la Commission estime que cela « tord » le marché, aux dépens d’une entreprise privée qui proposerait la même prestation. Cette obligation, créée par la « Directive Service » concoctée par l’Union Européenne est applicable depuis janvier 2010 pour toutes les collectivités locales : les élus se doivent de mettre en concurrence toutes les entreprises désireuses de « prester
Pourquoi la Gauche se tait-elle, alors qu'elle est confrontée à cette contrainte dans la gestion des collectivités territoriales qu'elle dirige ? Les luttes sectorielles rendent la stratégie du pouvoir invisible et incompréhensible pour les citoyens.
LES GRANDES RÉGIONS VOULUES PAR L'UE.
Le 7 avril prochain se tiendra en Alsace un référendum portant sur la création d'une "Collectivité Territoriale d'Alsace". Cette création, si malheureusement elle a lieu, se traduira par la fusion des deux départements du Bas et du Haut Rhin et de la Région Alsace en une entité unique. Ce projet de fusion de collectivités s'inscrit dans une volonté de reconfigurer l'organisation territoriale de la France, en fonction des impératifs de la construction d'une Europe supranationale, affranchie de toute souveraineté populaire. Il s'agit d'une attaque de nature politique extrêmement violente contre les principes d'égalité, d'unité et d'indivisibilité de la République, ainsi que contre les droits sociaux. Ce projet préfigure le démantèlement de l'État, du territoire national et de l'idée même de Peuple Français. Ce référendum qui, sous un habillage démocratique, sollicite des citoyens leur accord pour agir contre leur propre intérêt, est une ignominie.
SE LIBÉRER DE L'UNION EUROPÉENNE
Dans la stratégie ultra-libérale, le démantèlement de l'État-Nation et de la souveraineté populaire s'effectue de deux manières : par le transfert de compétences à des structures supranationales (Union Européenne, OMC...) et par une forme particulière de décentralisation. Ainsi les grands sujets politiques sont traités loin des peuples et la démocratie locale se résume à une gestion de proximité des politiques libérales et de leurs conséquences sociales. Les réformes en cours (la réforme des collectivités territoriales, dont la création d'une collectivité territoriale d'Alsace fait partie, la Révision Générale des Politiques Publiques, RGPP, notamment en matière d'éducation, la privatisation de la Poste et des télécommunications; la loi "Hôpital, patients, santé, territoires" HPST, viennent d'un seul et même projet : celui de faire évoluer le paysage politico-institutionnel français pour mieux appliquer l'eurolibéralisme. Clairement il s'agit d'en finir avec l'État-Nation, dont l'existence gêne "les marchés", c'est à dire les banquiers de tout acabit. Ils veulent nous entraîner vers une "Europe des Régions".
Le M'PEP pense que l'Union Européenne n'est pas réformable de l'intérieur, contrairement à ce que pensent certains, l'Europe sociale" n'adviendra pas. En effet, l’Union Européenne répond aux seules demandes du « Marché libre et non faussé », voulu par l’oligarchie financière au pouvoir ; de plus, le contrôle non démocratique de la Commission Européenne sur les budgets nationaux s’oppose à toute avancée sociale de chaque État.
Il faut donc en sortir ! Sortir également de l'euro, cette monnaie unique qui écrase les salariés et les peuples. Le M'PEP n'est pas pour autant "nationaliste", ni "mondialiste", il est "internationaliste" (ce qui implique une reconnaissance des nations) et prône une coopération, et non une concurrence, entre nations souveraines du monde entier.


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