Marche citoyenne - dimanche 5 mai 2013 à Paris : y aller ou pas, le débat
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L’appel du Front de Gauche
L’heure n’est pas au bricolage mais à la réorientation de la politique du pays et à la refonte du cadre institutionnel. Au moment où le gouvernement demande au plus grand nombre de se serrer la ceinture et après l’intervention télévisée d’un Président qui confirme son cap visant à ne rien changer, cet épisode misérable précipite la crise politique.
Le Front de Gauche est engagé dans la bataille contre l’austérité à l’image de sa campagne « pour une alternative à l’austérité ». Il participera à la manifestation du 9 avril contre l’ANI, appelle les parlementaires à ne pas retranscrire dans la loi cet accord minoritaire. Dans l’immédiat, il exige la suspension du débat parlementaire sur ce texte pour légiférer en urgence contre le pouvoir de la finance, contre les paradis fiscaux, y compris en Europe, contre les conflits d’intérêt. Il faut des contrôles, des normes nouvelles, et pas seulement des appels à la morale individuelle, des moyens financiers pour faire face à la fraude fiscale.
La défiance des citoyennes et citoyens à l’égard des responsables politiques atteint son seuil critique. L’oligarchie croit en sa toute puissance, en son impunité. C’est pourquoi la réplique doit être forte et claire. Le Front de Gauche défend la perspective d’un processus constituant pour une nouvelle République. Redéfinir les règles sociales et démocratiques est le moyen pour que le peuple reprenne le pouvoir. La VIe République visera à élargir le socle des droits, à étendre la souveraineté populaire, à favoriser la démocratie sociale.
Face à l’accélération de la crise sociale et politique, le Front de Gauche assumera toutes ses responsabilités pour que la colère légitime débouche sur l’espoir et la transformation sociale. Le Front de Gauche propose à toutes les forces de gauche et les personnes qui ont voulu le changement en mai dernier et plus largement au peuple, contre la finance et l’austérité, à une grande marche citoyenne pour la 6ème République le 5 mai à Paris.
Le 17 avril 2013
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Manifestation, rapport de forces, 6ème République et changement de société
L’appel à la manifestation le 5 Mai, initié par Jean-Luc Mélenchon et ses déclarations médiatiques, est repris par le PCF sous le titre "contre l’austérité et la finance, pour la 6eme république".
On ne peut que se réjouir si cet appel à la mobilisation permet au monde du travail, aux quartiers populaires, de reprendre la parole dans cette société du spectacle qui nous balade de guerres en affaires, de péripéties politiciennes en drames terroristes super-médiatisés.
Mais pour réussir cette mobilisation, il faut répondre aux questions sur lesquelles le mouvement populaire butte depuis des années avec un sentiment d’échec, d’inefficacité, qui pèse justement sur la mobilisation.
- Pourquoi les grandes manifestations de 2009 n’ont-elles pas permis de faire reculer le pouvoir ? simplement parce que c’était Sarkozy ? Le fait de l’avoir viré change-t-il quelque chose de ce point de vue ?
- Pourquoi le vote populaire de 2005 contre le traité constitutionnel a-t-il pu être si facilement violé par les pouvoirs de droite et de gauche ?
- Pourquoi les grands meetings de la campagne de Mélenchon ne se sont pas transformés en puissantes manifestations contre l’ANI le 5 Mars et le 9 Avril ?
- Pourquoi les forces organisées de résistance, autant au plan syndical que politique, continuent à s’affaiblir chez les ouvriers, les employés, le monde du travail en général ?
Ces questions ne sont pas nouvelles. Elles ont été plus ou moins discutées dans le mouvement social, dans les syndicats avec le dernier congrès de la CGT, et aussi entre communistes dans leurs derniers congrès. Mais qui peut dire que les réponses à ces questions fondamentales sont claires, partagées, et que le peuple est en ordre de bataille pour repartir à l’attaque des bastilles de l’argent ?
De fait, les congrès du parti communiste n’ont jamais clairement fait l’analyse des rapports de forces. Ils ont toujours été tendus vers la prochaine élection, les comités anti-libéraux en 2007, les suites du Front de Gauche en 2012 et la recherche des conditions pour "peser à gauche", "faire réussir la gauche", "rassembler toute la gauche"... [lire la suite ici sur le site pcf.fr]
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Pourquoi nous n’appelons pas à marcher derrière Mélenchon le 5 mai...
Membres du Conseil national du PCF, nous faisons connaître notre refus d’appeler à manifester derrière Jean-Luc Mélenchon le 5 mai 2013 et notre réflexion dans le débat.
Cette position n’est pas uniquement justifiée par la priorité que nous accordons à la préparation du 1er mai, date importante pour la convergence des luttes contre la poursuite par le gouvernement de la politique de casse économique et sociale, sous l’égide de l’UE.
L’appel pour la manifestation du 5 traduit la stratégie erronée du Front de gauche. Sous les mots d’ordre de Mélenchon, elle est même dangereuse. Court-circuiter les manifestations syndicales du 1er mai (CGT) et leur contenu social, pour faire écho aux manifestations réactionnaires sur le « mariage », à la manifestation du FN, sur les mêmes thèmes que ceux qu’exploite l’extrême-droite, est dangereux.
Le compte-rendu dans l’Humanité de la réunion du Conseil national du 13 avril ne traduit pas, loin s’en faut, l’état d’esprit des échanges auxquels nous avons assisté. On est très loin de la « transparence et du débat démocratique à tous niveaux dans le Parti » présentés par Pierre Laurent comme une « évidence » au Conseil national du 9 mars pour justifier la suppression de la publication des résumés d’intervention au CN dans le journal.
[lire la suite ici sur le site vivelepcf.fr]


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