L'ACTUALITÉ AU JOUR LE JOUR - par El Diablo, rêveur de mieux avec son grenier des affiches syndicales et politiques
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Proverbe chinois
Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite
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Ernesto Che Guevara
« Pour se protéger la bourgeoise inventera un antifascisme contre un fascisme qui n'existe pas »
Pasolini, « Écrits Corsaires »
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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE
sur l'ÉCRITURE
dite « INCLUSIVE »
adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017
Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.
Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.
Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.
Selon une étude de l’INSEE parue le 16 décembre 2014, les salaires des Français ont baissé en 2012, ce qui n’était pas arrivé depuis 1996. La baisse du salaire net moyen a atteint 0,4 % cette année-là en euros constants. Ce salaire net avait augmenté en euros courants mais pas assez pour compenser l’inflation. Son montant mensuel était de 2154 euros.
Le salaire net médian était lui de 1730 euros, soit toujours en euros constants une baisse de 0,6 %. Cette donnée plus significative que le salaire moyen indique que 50 % de Français gagnaient moins de 1730 euros par mois.
Certaines catégories étaient particulièrement touchées. En 2012, les femmes gagnaient 19,2 % de moins que les hommes et les 10 % de salariés les plus mal payés percevaient un salaire net mensuel inférieur à 1184 euros. L’INSEE note qu’en 2012 les salaires nets ont diminué à tous les niveaux de l’échelle salariale.
Pourtant, le 18 décembre 2014, le gouvernement annonce que les salariés au SMIC ne bénéficieront d’aucun « coup de pouce » au premier janvier 2015. Ils devront se contenter de l’indexation automatique de 0,8 % fondée sur les critères prévus par la loi. Le SMIC horaire brut passera de 9,53 euros à 9,61 euros et le SMIC mensuel de 1445,38 euros à 1457,52 euros sur la base de 35 heures hebdomadaires, soit une hausse de 12,14 euros. Le dernier coup de pouce au SMIC remontait à juillet 2012 (élection de François Hollande).
Au 1er janvier 2013, 1,9 million de salariés du secteur concurrentiel étaient payés au SMIC soit 12,3 % des salariés. Mais si l’on y ajoute les employés de l’administration et des associations, leur nombre atteignait 3,1 millions.