Pour une vision à long terme de la production automobile (Tribune libre)
Au-delà de la politique à court terme mis en œuvre par PSA, basée essentiellement sur la rentabilité au profit des actionnaires, des dirigeants et hauts cadres de l'entreprise, d'une loi contre les licenciements qui pourrait constituer un moratoire dans l'intérêt des salariés et pour permettre une transition vers une autre stratégie pour l'automobile et le transport en général, n'y aurait-il pas d'autres paramètres à prendre en compte pour mettre en œuvre des mesures sociales et environnementales, dans une vision à long terme de la production automobile qui a connu et va connaître d'autres situations du même genre que celle de PSA ?
Alors que nombre de routes et d'autoroutes deviennent de plus en plus impraticables, à cause du nombre croissant de véhicules et de camions en circulation, avec la pollution, la perte de temps au détriment bien souvent de l'essentiel et l'état d'esprit portant à l'individualisme qui va de pair, via une publicité tapageuse en lien avec la fameuse « part de cerveau disponible », le tout associé à une organisation économique et sociale qui porte la voiture au pinacle tout en mettant les gens dans l'obligation d'utiliser un véhicule pour se rendre à leur lieu de travail très éloigné de leur habitation sans trop se poser de questions.
En effet, on observe que la catastrophe économique et sociale touchant la production automobile n'est pas saisie par les différents intervenants pour mettre en exergue la nécessité de remettre le train à la place qu'il n' aurait jamais dû quitter, depuis la privatisation partielle de la SNCF par « la gauche » avec la promulgation en 1982 de la LOTI (Loi d'Orientation sur les Transports Intérieurs) et le manque de combativité d' organisations et élus de gauche dont certains, se disant communistes, qui soutiennent une politique de privatisation des transports en commun, choisissant par exemple, à la faveur de l'expiration d'un contrat, de voter avec les conseillers généraux PS pour donner une délégation de service public au groupe VEOLIA, plutôt que confier la chose à une régie ou autre établissement d'intérêt public.
Se reporter au grand nombre de villes et villages qui ne sont plus ou mal desservis, aux nombre de voies ferrées désaffectées.... Mais le train actuellement, ne peut rivaliser avec la voiture individuelle, du fait de l'impact des lobbies de l'automobile. Aussi le soutien à une politique de réhabilitation du train, voyageurs et marchandises (transportées par camion pour casser le statut de droit public de la SNCF dans une logique libérale) serait une des voies à proposer, alors que la catastrophe de PSA va perdurer et être suivie par d'autres et sachant que cela constitue une mine d'emplois pour le service public allant dans le sens d'un autre modèle de société et ce qui est valable pour l 'automobile le serait aussi dans la perspective d'une autre politique énergétique et d'autres secteurs de l'économie.
Huguette S.


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