Au lendemain de l’annonce faite concernant l’augmentation des revenus des patrons du CAC 40, voilà que le média « Le Parisien » nous annonce que le Président de gauche social-démocrate, François Hollande, ira diner le 18 décembre (2012), avec les patrons de l'Afep (Association française des entreprises privées).
Voilà que l’élève dépasse le maître, après le n° 1, voilà le « Président des riches II ». Aussi, il est intéressant de lire les petits commentaires de l’article (en gras) qui démontrent le mépris de la social-démocratie pour les travailleurs mais aussi pour les démocraties d’Amérique du Sud.
Et oui, notre Président du changement va diner avec les Pigeons et les Vautours devenus « Hollandophile », après que son 1er ministre et sa cour de ministres se rendent au congrès du Medef, puis pour contrebalancer, aillent boire un café aux restos du coeur. Le PS, c’est bien « le parti de tous les français », qu’ils soient milliardaires comme De Margerie et autres, milliardaire exilé comme Pinault ou à la rue sans toit ni travail comme les milliers de Robert et de Roberte… mais seulement des Français… « La France ne pouvant accueillir toute la misère du monde » avait dit Rocard en son temps…
La droite s’étant droitisée, la social-démocratie est mécaniquement devenue un parti de droite et elle l’assume : « une social-démocratie résolue et réaliste, réformiste au vrai sens du terme » D’ailleurs n’avait-il pas exprimé dans les média britanniques : « The Guardian, l'International Herald Tribune et The Financial Times » avant son élection « je me défends de toute agressivité à l'égard du monde de l'argent et j’entends me rapprocher sur ce thème de la position du président américain Barack Obama. La France de 1981, avec l'arrivée au pouvoir de François Mitterrand, qui avait pris des communistes au gouvernement, n'a rien à voir avec celle de 2012, où il n'y a plus de communistes ».
Aussi, nous n’avons rien à attendre de cette politique qui ne sert que les riches et qui est méprisante pour ceux par qui Hollande a été élu.
Le 12 décembre 2012
Cellule ouvrière du bassin minier ouest du Pas-de-Calais
comibase@gmail.com
Le Parisien/ Aujourd'hui en France du 12 décembre 2012:
Banquet patronal pour Hollande
François Hollande dînant avec la fine fleur du CAC 40 ? L'image risque de faire cauchemarder l'aile gauche de la majorité qui a déjà bien du mal à digérer le virage social-démocrate du gouvernement, entre le pacte de compétition et la décision de ne pas nationaliser le site Arcelor-Mittal de Florange. Selon nos informations, le président doit être l'invité d'honneur mardi prochain, veille de son départ en visite officielle en Algérie, d'un dîner organisé par le puissant lobby patronal de l'Afep (Association française des entreprises privées). "Sa présence est bien prévue" confirme une source officielle du bout des lèvres. Car, à ce stade, le rendez-vous ne figure pas à son agenda. Mais sauf changement de dernière minute, Hollande doit se rendre en personne au siège de l'association, dans le VIIIème arrondissement de Paris, à deux pas de l'Elysée.
Des députés PS s'alarment : De nombreux hauts dirigeants sont conviés. L'Afep regroupe 98 sociétés, la plupart cotées en Bourse comme Total, BNP Paribas, LVMH, L'Oréal, la Société Générale et même ... Arcelor-Mittal! Ce n'est pas la première fois que le président les rencontre: le 11 juin et le 23 août, il avait reçu à sa table à l'Elysée une poignée de dirigeants de ce lobby des affaires, dirigé par Pierre Pringuet, patron de Pernod Ricard.
Ce rendez-vous pour le moins insolite étonne après la séquence malheureuse de l'exécutif sur Florange. "Au mieux, c'est une maladresse..." se désole un élu. Certains députés socialistes, sonnés par le résultat des législatives partielles de dimanche, s'alarment mezza voce d'une multiplication des gestes en direction du patronat et d'un risque de coupure avec les catégories populaires. Les mêmes rappellent l'éviction de Lionel Jospin à la présidentielle de 2002. "Jospin avait dit: L'Etat ne peut pas tout. C'est le retour de la malédiction" s'inquiète un cadre du parti.
Ces derniers jours, deux phrases en forme d'aveu ont alarmé à gauche. L’Ube de Hollande, en petit comité sur Florange: "On aurait nationalisé, on aurait dû fermer nous-mêmes." L'autre de Jean-Marc Ayrault, dans le JDD: "Hollande n'a jamais promis qu'il sauverait toutes les usines." A l'Elysée, un haut conseiller balaie un "romantisme mortifère": "Florange est emblématique de ce qu'on va avoir à gérer. La gauche est censée changer le réel, mais le réel est tellement contraint que changer du tout au tout est compliqué." Et d'ajouter: "On n'est pas Hugo Chavez."
A droite, un ex-ministre savoure: "C'est faux de dire que ce qu'ils font en matière économique est nul. On n'aurait pas fait beaucoup plus!"
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Qui sommes-nous ?
La Cellule Ouvrière du Bassin Minier Ouest du Pas de Calais (cobamio) a été créée en septembre 2012 par des militants ouvriers, adhérents ou non adhérents du PCF, syndiqués et non syndiqués, âgés de 22 à 60 ans. Nous sommes tous issus de l’ouest du bassin minier du Pas de Calais, et notre tâche est d'apporter une réflexion politique sur des bases concrètes de la lutte des classes et pour l'émancipation des travailleurs.
Nous diffusons des brèves régulières pour commenter l’actualité et des billets de nos Cahiers communistes qui sont issus de nos réflexions de fond, nous venons de publier le n°26. Nous sommes aussi présents sur le terrain des luttes et dans les masses populaires en tant que militants. Nous sommes marxistes-léninistes mais sans en faire un étalage présomptueux car nous sommes matérialistes et dialectiques.
Nous ne sommes ni prétentieux ni gauchistes mais voulons apporter notre pierre à l'édifice puisque nous ne renions ni l'histoire ni les fondations du PCF, même si nous savons être critiques sur certaines de ses positions et de son organisation qui ne rompent pas assez avec le système capitaliste qui apporte à chaque instant sa dose de malheur à tous les niveaux de notre classe sociale de travailleurs.