Rester dans l’Union Européenne est…la dernière bêtise à faire.
Le point de vue
du Pôle de Renaissance Communiste en France
Augmenter les salaires serait "la dernière bêtise à faire" en Europe et nuirait à la réduction du chômage, a estimé dimanche le président de la BCE, Jean-Claude Trichet. Voilà les citoyens des pays membres de l’UE prévenus.
Ce sont sans aucun doute les salaires du quart des salariés français qui gagnent moins de 750 euros par mois (net) qui provoquent le chômage de masse dans notre pays.
L’impudence de Trichet -le bien nommé- n’a pas de limites. M. Trichet peut-il nous donner son salaire ? Peut-il nous dire comment il vivrait, survivrait avec 750 euros par mois ? Peut-il nous dire quels intérêts il sert à la tête de la BCE ? Et au nom de quelle légitimité se permet-il ce genre de déclaration ?
Il fut un temps où les hommes qui dirigeaient la France déclaraient : « Que l’Europe apprenne que vous ne voulez plus un seul malheureux, un seul oppresseur sur le territoire français. » Ainsi s’exprimait Saint-Just en s’adressant à la Convention nationale en mars 1794.
Ces hommes, Saint-Just, Robespierre, les Jacobins et Sans-culottes, proclamaient : « le bonheur est une idée neuve en Europe ». Ces hommes menaient un combat, avec les limites de leur temps, pour le pain et la dignité des masses populaires.
Le contraire de M. Trichet qui, lui, agit pour le seul intérêt des plus riches, des grands capitalistes qu’il sert avec zèle. Insultant ainsi les travailleurs et les chômeurs de France et des autres pays enfermés dans la prison des peuples qu’est l’UE. Car si M. Trichet peut se permettre ces propos obscènes et provocateurs c’est qu’un système lui permet de le faire, le capitalisme, et un dispositif politique et institutionnel lui permet de le faire, l’Union Européenne.
Pour briser l’odieuse arrogance des Trichet, des nouveaux aristocrates, il faudra briser le capitalisme et sa principale arme antipopulaire, l’UE.
A l’heure où les médias bourgeois tentent de nous faire croire que l’avenir de la nation réside dans un « match Sarkozy –DSK » posons-nous la question : qu’est ce qui sépare ces deux hommes sur ces deux questions clefs, le capitalisme et l’UE ? La réponse est évidente : rien.
L’homme qui a réduit les salaires des fonctionnaires grecs de moitié à la tête du FMI et l’homme qui détruit les retraites, l’éducation nationale, la Sécurité Sociale. À la présidence de la République, ces deux hommes sont, comme JC Trichet, des valets du capitalisme, des ennemis du peuple, des casseurs des acquis sociaux et de la nation.
Débarrassés de ces délinquants multi récidivistes, nous pourrons édifier une société plus juste et plus fraternelle, un République sociale ouvrant la voie au socialisme et au communisme.
Alors comme nos glorieux ancêtres le firent avec les rois et comme les peuples arabes frères le font avec les leurs, disons leur « Dégagez! ».
PRCF - le 24 Février 2011


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