Saint-Alban-Leysse (Savoie) : Non à la fermeture de l’usine CAMIVA !
Le constructeur de camions de pompiers CAMIVA, filiale d'IVECO, a annoncé la fermeture de son usine de Saint-Alban-en-Leysse (Savoie) à ses 171 salariés réunis mardi pour étudier un plan de reclassement, a indiqué la CGT.
« C'est une véritable catastrophe industrielle pour l'agglomération de Chambéry », a dénoncé le délégué départemental CGT, Antoine Fatiga, qui estime à « 600 à 800 le nombre total d'emplois détruits », en incluant les nombreux sous-traitants dans l'agglomération.
« Près deux millions d’euros de pertes en 2011 (une première en 25 ans), un CE réunit un lendemain d’élections et en plein pont du 8-Mai, ça ne sentait pas bon. On pensait à un plan de sauvegarde de l’emploi ou une restructuration, mais pas à la fermeture pure et simple de Camiva. C’est une décision brutale et cynique », lâchent François Batiston et Jean Tardy, délégués syndicaux CGT de l’entreprise de camions de pompiers Iveco Magirus.
CAMIVA: Communiqué du « Front de Gauche » Savoie
Le « Front de gauche savoyard » est scandalisé par la décision de sa direction de fermer l’usine « Camiva » de St-Alban-Leysse. Il affirme sa complète solidarité avec les salariés désormais menacés de licenciement. Il dénonce avec force l’attitude scandaleuse d’une direction qui, en délocalisant des activités, a sciemment préparé la fermeture du site.
L’usine « Camiva » de St-Alban-Leysse doit demeurer en activité avec tous ses emplois.
En effet « Camiva » fait partie du groupe IVECO, sous-groupe de FIAT Industries qui a vu son bénéfice net passé de 379 millions d’euros pour le 1er trimestre de 2012, contre 37 millions un an plus tôt.
On ne combat pas le chômage en fermant les entreprises ! C’est pourquoi, face à la volonté de la direction de casser un outil de travail d’une grande qualité, le Front de gauche en appelle à la mobilisation de la population et des élus autour des militants syndicaux et du personnel de l’usine. Il faut contraindre la direction de « Camiva » à renoncer à son plan. C’est possible, avec le rassemblement de tous dans la lutte pour l’emploi industriel.
Le « Front de gauche » veut en finir avec des situations comme celle que vivent aujourd’hui les salariés de « Camiva ». Il propose :
=> l’interdiction des licenciements boursiers ainsi que la distribution de dividendes pour les entreprises qui licencient ;
=> de donner des pouvoirs nouveaux aux salariés afin qu’ils puissent intervenir avec efficacité dans les choix de gestion des groupes industriels ;
=> de donner un droit de veto aux comités d’entreprise pour pouvoir repousser les plans de licenciements ;
=> de donner aux salariés un droit de préemption sur les entreprises abandonnées par leur direction.
Mais dans l’immédiat l’urgence est à la résistance et à la solidarité : Camiva ne doit pas fermer.
Le « Front de Gauche » appelle à soutenir les salariés en lutte pour préserver leurs emplois.
Chambéry, le 14 mai 2012


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