Une contribution de l'U.R.C.F. : le socialisme, seule alternative au capitalisme !
Avec la crise du système capitaliste, saisir une opportunité historique
Chaque jour, les faits et événements attestent que l’humanité est confrontée à un monde toujours plus dangereux, injuste et inégalitaire.
L’origine de ces maux se situe non dans la mauvaise gestion de tel ou tel gouvernement, mais bien dans la nature même du système capitaliste et dans sa recherche effrénée du profit maximum dans tous les domaines d’activités humaines.
C’est l’ensemble du mode de production capitaliste qui est en crise. En effet, comme Marx avait pu le déduire de son analyse matérialiste et scientifique, les contradictions internes propres au capitalisme ont atteint un caractère si aigu que le stade de pourrissement et de parasitisme analysé par Lénine, dès l’origine, débouche sur des rapports de production d’exploitation devenus caducs dans l’ensemble du système capitaliste.
La bourgeoisie monopoliste des États impérialistes, pour pérenniser son système de domination et d’appropriation des richesses, va détruire une partie des forces productives qui n’assure plus le profit maximum ; elle va délocaliser des entreprises vers des pays où le prix de vente de la force de travail est plus bas et éliminer les capitaux « en excès », ruiner les entreprises concurrentes et les pays dépendants en affaiblissant les maillons faibles de la chaîne impérialiste comme la Grèce, l’Irlande, le Portugal et de nombreux États néo-colonisés.
Plus les profits capitalistes montent, moins les besoins quotidiens, même vitaux de la majorité des peuples sont satisfaits (santé, éducation, emploi, logements, transports).
Un des axes essentiels du combat de classe au quotidien, alors que l’oligarchie financière pille toujours les revenus populaires pour les transférer dans ses coffres-forts et faire payer ainsi sa crise par ses victimes les travailleurs, est d’inverser la tendance par les grèves, actions, par le combat politique afin que cette contre-offensive du Capital soit brisée !
Le pourrissement social en France et dans les autres pays de l’UE se manifeste par la stratégie centrale des monopoles, mise en oeuvre conjointement et alternativement par les libéraux et la social-démocratie, stratégie de destruction programmée partout des conquêtes sociales gagnées par les travailleurs au 20ème siècle !
En France, nous en vivons les effets quotidiennement avec les bas salaires, les licenciements, les suppressions de postes de fonctionnaires, les privatisations, la surexploitation par l’allongement du temps de travail et de carrière.
Pour les communistes, il est vital de ne jamais oublier que la lutte contre l’opportunisme est la condition du combat victorieux contre l’impérialisme.
Les conservateurs et la social-démocratie s’appuient pleinement sur le travail de sape des intérêts ouvriers et populaires que conduit l’opportunisme contemporain.
Ce courant objectivement anti-communiste présente une analyse subjective, non matérialiste, de la crise du capitalisme.
Pour les opportunistes, ce sont les « excès de la finance », des « dysfonctionnements » qui sont la source de la crise. « La logique économique » (la rentabilité financière) doit être inversée, la Banque Centrale européenne doit devenir « une banque pour l’emploi et les investissements productifs ». Cela dans le cadre de l’UE impérialiste, de la propriété capitalistique et du pouvoir des monopoles !
De tels platitudes et mensonges sont le camouflage d’une pratique dédiée à la défense du capitalisme.
Les directions syndicales s’emparent de telles « théories » pour justifier leur capitulation devant la destruction des conquêtes sociales.
La crise et l’aggravation de l’ensemble des contradictions du système capitaliste révèlent une formidable opportunité pour les peuples, non celle de l’aménagement d’un système devenu incapable de satisfaire les besoins matériels et culturels croissants des travailleurs, mais l’opportunité du renversement du capitalisme !
La crise de la démocratie bourgeoise
En France, comme dans d’autres États impérialistes d’Europe, le pouvoir (dictature) de l’oligarchie financière s’exerce par le bipolarisme.
C’est un système où les affaires du pays sont gérées par deux partis (avec leurs satellites), la réaction et la social-démocratie. On peut parler de cogestion, puisque lorsque l’un de ces deux partis est au gouvernement, l’autre, grâce à l’usure, la déception, la démagogie, gère les exécutifs régionaux !
Réaction et social-démocratie, en France et ailleurs, sont en profond consensus sur les questions cardinales de la gestion capitaliste : la défense des intérêts de l’aristocratie financière au nom de « la défense et les aides publiques aux entreprises » ; l’engagement dans l’UE impérialiste, le soutien à la politique de guerre de l’impérialisme français, vérifié lors des guerres du Golfe, en Yougoslavie, en Afghanistan et aujourd’hui en Libye et Côte d’Ivoire !
La mystification d’une prétendue opposition droite/gauche devient moins opérante que par le passé.
Actuellement, la crise politique s’exprime par la contradiction entre le pays « représenté » au Parlement et le pays réel. En 2005, lors du référendum sur le Traité Constitutionnel européen, les Partis de droite et la social-démocratie (90 % des députés et sénateurs) appelaient au OUI. On sait que le NON l’emporta avec 56 % des suffrages. Ce fut la une grande victoire populaire et une défaite partielle mais cuisante du Capital monopoliste et de ses agents.
Il a fallu un véritable putsch institutionnel grâce aux parlementaires réactionnaires et sociaux-démocrates pour faire passer aux forceps la nouvelle mouture du Traité.
Depuis, la majorité des citoyens s’abstient lors des diverses consultations électorales. Quant à ceux qui votent, notamment chez certains travailleurs, c’est par défaut en votant pour « le moindre mal ».
L’opportunisme contemporain en France va voler au secours des institutions bourgeoises, sans analyse de la nature de classe de ces mêmes institutions. Les opportunistes parlent de « démocratie » pour désigner l’État capitaliste, d’utilisation des institutions européennes existantes, de « démocratisation » des organismes capitalistes internationaux tels le FMI, la Banque Mondiale. Autant d’ « utopies » dangereuses qui visent à embellir le système d’exploitation.
Pour contrecarrer la crise de la démocratie bourgeoise, les medias capitalistes mettent en scène les partis fascistes.
Concernant la montée des idées fascistes, nous devons les combattre résolument parce que le racisme est l’instrument de division de la classe ouvrière.
Mais il y a une grande part de diversion. N’oublions pas que la droite au pouvoir (Sarkozy) reprend et applique au quotidien des mesures prônées par le Front national.
Quant aux sondages traitant de la montée du courant fasciste (instituts de sondages aux mains de la classe capitaliste), ils montrent, et ce n’est pas un hasard, que seul le social-démocrate Strauss-Kahn, l’actuel directeur du FMI, symbole de la politique de pillage de l’impérialisme, pourrait battre la candidature fasciste et Sarkozy !
Pour leur part, les communistes doivent rejeter cette mystification et combattre la réaction et la social-démocratie, c'est-à-dire les instruments du pouvoir du Capital.
En France, cela passe par la lutte pour l’abrogation du système monarcho-présidentiel, la bataille pour l’émergence d’une Constituante. L’URCF a lancé un Appel à l’unité de candidatures communistes à nos camarades des autres groupes. Si cela ne se fait pas, l’URCF présentera ses listes aux législatives, non pour cultiver les illusions électorales qui ont fait tant de mal dans le passé, mais pour utiliser en léninistes les institutions parlementaires du Capital. Nous devons travailler à transformer à terme cette crise politique en crise révolutionnaire.
Une seule stratégie révolutionnaire : la lutte pour le socialisme
La liquidation du Parti communiste de type léniniste en France a été la conséquence d’une stratégie opportuniste, stratégie fondée sur une séparation non dialectique entre tâches démocratiques intermédiaires et la perspective révolutionnaire socialiste.
Les tâches intermédiaires mises en avant, accompagnées de la critique systématique du socialisme réel poussée à l’extrême avec l’Eurocommunisme, ont permis de liquider en France (provisoirement) une stratégie de renversement du capitalisme, de lutte pour le socialisme.
L’opportunisme contemporain ne s’encombre plus des références au but final et s’inscrit dans le simple aménagement et accompagnement de la crise du capitalisme.
Totalement dépendant électoralement de la social-démocratie, l’opportunisme contemporain adepte du « ministérialisme » sert de caution de « gauche » à la politique des monopoles conduite par les gouvernements sous direction social-démocrate. Avec un tel héritage récent, malgré le passé glorieux du PCF, la tâche de construction du Parti communiste de France est difficile.
La priorité pour l’URCF est le travail en direction de la classe ouvrière dans les entreprises, avec un double objectif :
- 1/ créer des cellules communistes pour lier les aspirations et revendications des travailleurs à la dénonciation et à la nécessité du renversement du capitalisme. L’URCF a progressé dans cette tâche.
- 2/ contribuer dans les syndicats à créer des pôles de luttes, défendre le syndicalisme de lutte de classes, fédérer les aspirations économiques et sociales au combat politique.
Avec notre campagne « Accusons le capitalisme », nous relions chaque lutte partielle et isolée à la lutte générale pour le socialisme.
Les thèses opportunistes du XXème Congrès du PCUS ont accrédité, dans les pays capitalistes, la notion d’étape intermédiaire jugée « préalable » avec la formation de gouvernement d’Union de la gauche. La réalité a montré que ces gouvernements menaient une politique de collaboration de classes. Le VIème Congrès de l’Internationale communiste, dans son programme de Révolution socialiste mondiale, a montré avec clarté que les travailleurs des pays capitalistes développés sont confrontés aux tâches incombant à la révolution socialiste.
Il ne faut pas confondre le processus révolutionnaire dans les pays impérialistes avec des étapes stéréotypées et préalables.
Le processus exige que toutes les luttes, aspirations démocratiques, anti-guerre, culturelles, pour l’indépendance, doivent être fédérées en un courant unique révolutionnaire par le Parti communiste et la classe ouvrière, en démontrant que l’ensemble des maux dont souffrent les travailleurs sont dus au capitalisme et que la solution de ces mêmes maux réside dans le renversement du capitalisme par la révolution socialiste.
Un grand merci au Parti communiste de Grèce pour son invitation et ses travaux vivifiants !
Vive le Mouvement Communiste International !
Vive l’Internationalisme prolétarien !
Workers of Europe, rise up !
L’U.R.C.F.


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