Union européenne : réactions en Grèce et ailleurs après la décision de Papandréou de convoquer un référendum pour janvier 2012
Inquiétude des dirigeants européens : Conversation téléphonique entre Merkel et Sarkozy, réunion de crise à l'Élysée avec quelques ministres et le gouverneur de la Banque de France
Inquiétude des financiers : Les bourses chutent (moins 5% à Paris)
Réactions en Grèce:
Nouvelle démocratie (opposition de droite) dénonce le chantage orchestré par Papandréou et est contre la tenue du référendum. Elle réclame des élections anticipées.
Le chef de la « Nouvelle démocratie », Antonis Samaras, a qualifié George Papandréou de responsable « dangereux ». « Il ne peut pas gouverner et au lieu de se retirer de manière honorable, il dynamite tout »
Un député socialiste grec influent a préconisé mardi la formation d'un gouvernement d'union nationale suivie de la tenue d'élections anticipées, défiant ainsi ouvertement le Premier ministre George Papandréou.
Six membres influents du PASOK au pouvoir à Athènes ont réclamé la démission du Premier ministre. Un peu plus tôt, la députée socialiste Milena Apostolaki a quitté la majorité parlementaire et s'oppose au référendum.
Le KKE (Parti communiste grec) dénonce l'opération du référendum qui vise à mettre en place un « chantage » pour contraindre le peuple à voter oui. Il réclame des élections immédiates. Il appelle à un rassemblement devant le parlement vendredi 4 novembre 2011 (jour du vote de confiance). Le KKE prône le « pouvoir populaire, la socialisation des monopoles, la sortie de l'UE, et la répudiation unilatérale de la dette ».
Alexis Tsipras, dirigeant de la coalition SYRIZA en appelle à ce que le peuple se lève et dise NON à la question posée lors du référendum
Le journal conservateur « Kathimerini » écrit : « Le pays sera paralysé par d'interminables débats, le gouvernement, l'appareil d'État et les institutions ne fonctionneront plus »
Ilias Nikolakoulos (politologue grec) : la décision de Papandréou est « dangereuse » et relève d'une « réaction de panique » devant l'effondrement que subit le PASOK dans les sondages.
Réactions internationales:
Christopher Pissarides (économiste chypriote, prix Nobel d'économie 2010) : « En cas de victoire du 'non', la Grèce ferait défaut immédiatement. Je ne la vois pas rester dans l'euro »
Alexander Stubb (ministre finlandais des Affaires européennes) estime que le référendum équivaudra à un vote sur l'appartenance du pays à la zone euro.
Réactions en France:
Christian Estrosi (maire UMP de Nice) a qualifié de « totalement irresponsable » la décision de Papandreou, qui a, selon lui, cédé à la « panique » face aux manifestations populaires en Grèce. « C'est un risque important [victoire du NON]. Je souhaite que le Premier ministre grec revienne sur cette décision » ; « Je souhaite dire au gouvernement grec que lorsqu'on est dans une situation de crise et que d'autres viennent vous aider, il est insultant de tenter de sauver sa peau plutôt que d'assumer ses responsabilités »
Mélenchon (Parti de gauche) : « je me réjouis que douze grèves générales aient contraint M.Papandréou à convoquer un référendum réclamé par le peuple. Je forme le vœu que les Grecs disent non au plan européen de dix ans d'austérité qui plomberaient leur avenir. Ils imposeront ainsi aux dirigeants européens l'obligation de sauver le peuple autant que la monnaie »
Pierre Laurent (PCF) indique dans un communiqué que « la France doit s'engager à respecter le vote grec et à renégocier un nouvel accord si le résultat de ce vote est négatif »


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