Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes): licenciements à « Texas Instruments » - Pourquoi ? Qui est responsable ? Quelles solutions ?
Nous avons nous aussi nos plans de licenciements…Dans le département, les rares industries installées en leur temps ont toutes ou presque fermées !
Maintenant ils s’en prennent aux derniers pans de l’industrie qui nous restaient : l’informatique et les télécommunications. Si on les faire faire, c’est tout un savoir-faire hautement qualifié qui va disparaitre du pays comme il en a été par le passé des mines ou de l’acier aujourd’hui.
Telle est la triste réalité du système capitaliste : un seul but, s’accaparer la richesse produite par le travail pour le bénéfice exclusif d’une minorité.
Les responsables sont ceux qui détiennent le capital de l’entreprise : les actionnaires. Pour ces capitalistes, leur revenu dépend uniquement du détournement à leur profit de la richesse créée par le travail des salariés.
C’est cette politique que la direction du site de Villeneuve Loubet applique ! Ils peuvent aussi compter sur les élus politiques locaux qui font mine de s’indigner de cette fermeture, promettent d’intervenir pour limiter l’impact social d’une telle décision mais leur politique n’a pas d’autre but que de servir les intérêts capitalistes contre les salariés.
517 salariés licenciés pour « raisons économiques » dans une entreprise bénéficiaire, est-ce normal ? NON !
517 salariés licenciés quand leur compétence et leur implication sont loués par leurs clients et leur management, est-ce normal ? NON !
517 salariés licenciés par un manager américain qui ne leur reproche rien mais revendique l’erreur stratégique responsable de ce désastre est-ce normal ? NON !
517 salariés ne peuvent rester inactifs devant une telle injustice !
Et que dire des 150 personnels dont l’emploi est lié au site (personnel d’entretien, de restauration, de sécurité, d’accueil, de gestion des outils informatiques…) qui se retrouvent eux aussi à la rue ?
Dans l'immédiat, il n'y a que la lutte, c'est à dire l'action collective des salariés pour mettre en échec les plans de la direction. Sans rapport de force imposé à la direction, il ne peut y avoir de sauvetage du site, de l'emploi, ni même de plan social permettant des garanties réelles de réemploi ou d'indemnités de licenciement conséquentes.
L'accord de méthode proposé par la direction aux délégués syndicaux est un plan à minima, inacceptable en l'état !
« Communistes » refuse cet état de fait. Nous ne nous résignons pas à l’acceptation d’un modèle qui met en concurrence les salariés, brise des vies et des familles pour la seule satisfaction des appétits de profit de quelques actionnaires. L’avenir d’un grand secteur de la téléphonie mobile en France passe par la reconstruction d’une grande entreprise nationale, propriété des salariés, pour répondre aux besoins croissants de la population dans ce domaine.


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