L'appel aux GAULLISTES de Jacques Nikonoff
Appel aux gaullistes de Jacques Nikonoff, candidat à la présidentielle, devant la maison natale de Charles de Gaulle, Lille, 5 juillet 2016.
Je suis ici à Lille devant la maison où Charles de Gaulle est né le 22 novembre 1890.
Pourtant, je ne suis pas gaulliste.
J’ai des désaccords très profonds avec la politique du général de Gaulle
- Parce que sa Constitution de 1958 est une monarchie républicaine aujourd’hui à bout de souffle, qui a donné des personnages aussi misérables que messieurs Sarkozy et Hollande.
- Parce que dans le processus de décolonisation qu’il a engagé, il a mis en place un système néocolonial qui perdure encore aujourd’hui en Afrique.
- Parce que lors de la manifestation pour la paix en Algérie, le 8 février 1962 à Paris, 9 manifestants ont été tués par les forces de police au métro Charonne.
- Parce que sa politique sociale est assez rapidement devenue antisociale, comme en ont témoigné les grèves de 1968.
Néanmoins, le général de Gaulle reste, à bien des égards, un modèle duquel s’inspirer
Il a désobéi à ses supérieurs en juin 1940 qui lui ordonnaient de revenir de Londres et de rejoindre le maréchal Pétain. Il a été rétrogradé, condamné deux fois par contumace à quatre ans de prison, à la perte de la nationalité française, à la confiscation de ses biens meubles et immeubles - et à mort - pour « trahison, atteinte à la sûreté extérieure de l'État, désertion à l'étranger en temps de guerre sur un territoire en état de guerre et de siège ». Qui, aujourd’hui, dans la haute fonction publique civile et militaire, parmi les grands dirigeants d’entreprises et les journalistes, serait capable d’en faire autant, toutes choses égales par ailleurs, bien évidemment ?
Il a accepté, pendant la Seconde Guerre mondiale et à la Libération, l’alliance avec des personnalités et des forces très diverses, des royalistes progressistes aux communistes, en passant par les syndicalistes et la droite modérée. C’était le Conseil national de la Résistance et son programme qui est toujours, pour moi, une source d’inspiration.
Il a toujours mené une « politique de grandeur » de la France fondée sur l’histoire de notre pays. Nous n’avons peut-être pas les mêmes références, mais la France de la Révolution de 1789, celle des révolutions de 1848 et de 1871, celle du Front populaire et de la Résistance porte un message universel. Et avec André Malraux, pour ces raisons, nous pouvons dire que « la France a quelque chose à dire au monde ». Le poids de cette histoire donne à la France une position particulière dans le concert des nations. De Gaulle a toujours été convaincu que les relations internationales reposaient avant tout sur les réalités nationales et les rapports entre États.
Il a développé une troisième voie économique avec un État planificateur et modernisateur de l'industrie.
Il a renoncé par étapes à l'Algérie française, malgré l'opposition des Pieds Noirs et des militaires, qui avaient favorisé son retour.
Il a décolonisé l'Afrique noire, même si c’est dans les conditions que j’ai rappelées il y a un instant.
Il a mené une politique d' « indépendance nationale », en rupture avec le fédéralisme européen et le partage de Yalta, en retirant la France du commandement militaire de l'OTAN, expulsant les bases américaines du territoire national.
Il a posé un veto à l'entrée du Royaume-Uni dans la Communauté européenne, a condamné la guerre du Viêt Nam et reconnu la Chine communiste.
Avec l'armée de conscription, il a fait échec au putsch des généraux à Alger en avril 1961.
Il a préconisé une « Europe des nations » qui irait « de l'Atlantique à l'Oural », celles-ci devant conserver leur pleine souveraineté et leur personnalité historique et culturelle : « Si vous voulez que des nations s'unissent, ne cherchez pas à les intégrer comme on intègre des marrons dans une purée de marrons. Il faut amener leurs gouvernants légitimes à se concerter, et un jour, à se confédérer, c'est-à-dire à mettre en commun certaines compétences, tout en restant indépendants pour tout le reste ». De Gaulle était franchement hostile à l'idée d'une Europe supranationale, c'est-à-dire celle d’aujourd’hui, prônée par Jean Monnet. Pendant une période, il a mené la politique de la « chaise vide » dans les instances européennes.
Pour toutes ces raisons, j’appelle les gaullistes démondialisateurs à rejoindre le Rassemblement pour la démondialisation
Ils y retrouveront d’autres démondialisateurs : communistes, syndicalistes, jeunes, retraités, ouvriers, enseignants, abstentionnistes, altermondialistes devenus « démondialistes »…
Tous partagent la même perspective : libérer la France du néolibéralisme et des institutions qui l’écrasent : l’Union européenne et l’euro, l’OTAN, le FMI, l’OMC, la Banque mondiale.
Tous veulent libérer la France du Parti socialiste et des partis de droite, ainsi que de leurs satellites, mais aussi de l’illusion du Front national.
On ne peut pas faire parler les morts. Je ne sais pas si Charles de Gaulle aurait été un démondialisateur.
Mais je suis persuadé qu’il aurait été fidèle à la souveraineté de la nation et à l’indépendance de la France.
L’élection présidentielle et les élections législatives de 2017 doivent permettre l’émergence du Rassemblement pour la démondialisation. C’est la condition pour mettre un terme à la sinistre comédie donnée par ce bipartisme gauche-droite sans signification, avec le FN comme variable d’ajustement.
Alors, compagnons gaullistes, rejoignez le Rassemblement pour la démondialisation !
Jacques Nikonoff
SOURCE:


/image%2F1449569%2F20250602%2Fob_00c431_che-guevara-affiche-ia.jpg)
/image%2F1449569%2F20230929%2Fob_a9994b_gramsci-portrait.jpg)
/image%2F1449569%2F20231207%2Fob_63cb78_palestine-barghouti-affiche.jpg)
/image%2F1449569%2F20240217%2Fob_caefb2_paix-ensemble-colombe.jpg)
