MACRON sur TF1 : premières réactions politiques
MOUVEMENT DES JEUNES SOCIALISTES : « Emmanuel Macron assume une politique économique libérale de casse des droits sociaux, de précarité généralisée et de cadeaux faits aux plus riches avec la suppression de l'ISF. En qualifiant de "jalousie" l'aspiration à l'égalité, le Président de la République montre qu'il est bien le Président des riches », et sa « pratique sarkozyste de la communication n'est pas digne d'un Président de la République qui doit rassembler et apaiser la société » (communiqué)
ADRIEN QUATENNENS, député de la France Insoumise : « Je ne sais pas si 5 ans suffiront à #Macron pour tout casser. En revanche, je pense qu'après 5 mois, les français en ont assez. »
ÉRIC COQUEREL, député de la France Insoumise : « Emmanuel Macron avait 60 mn pour convaincre. C'est fait : il est bien le président des riches et du mépris pour ceux qui luttent »
OLIVIER DARTIGOLLES, porte-parole du PCF : « Tout ce qui provoque dans le pays de la colère et du mécontentement est totalement assumé (...) Pas un seul mot de regret pour les "fainéants", ceux qui ne sont rien pour le "bordel". Pour lui, un langage "populaire", ce qui constitue une autre forme de mépris de classe. Sa fameuse "pensée complexe", dont il pensait qu'elle n'était pas adaptée pour un tel exercice, est apparue trop souvent compliquée et totalement silencieuse sur de grands enjeux comme la transition écologique ». (communiqué)
BRUNO RETAILLEAU, chef de file des sénateurs LR: « Ce fut un exercice d'autosatisfaction bien loin des préoccupations quotidiennes des Français et du projet ambitieux dont la France a besoin », « son discours apparaît en décalage avec les préoccupations des Français et trop techno », et « il n'y a rien eu dans cette intervention qui soit de nature à répondre aux trois insécurités que subissent et qui inquiètent les Français », physique, économique et culturelle(communiqué)
DANIEL FASQUELLE, candidat à la présidence de LR : « Alcooliques, illettrées, déscolarisés, fainéants, jaloux, ne sont rien : #Macron incapable de reconnaître son discours blessant »
FLORIAN PHILIPPOT, président des « Patriotes »: « "Dire les choses" ne signifie pas être vulgaire et insulter à tout-va les Français… »
NICOLAS DUPONT-AIGNAN, président de Debout de la France et député : « De la com', toujours de la com et encore de la com. Dans cet entretien, Emmanuel Macron a souhaité donner des gages à la gauche sur le fait que sa politique n'était pas de droite. Seule certitude qu'il en ressort, les réformes mises en place et à venir ne vont pas dans le sens de l'intérêt général » (communiqué)
PARTI SOCIALISTE : Pour que la France réussisse, il faut de la justice et, en écoutant le président de la République, la justice manque
Communiqué le 15 octobre 2017 :
Pour la première fois depuis son élection, le président de la République répondait, dimanche 15 octobre, aux questions d’un panel de journalistes de télévision.
Si l’intervention d’Emmanuel Macron a révélé un président qui goûte peu les questions, deux rappels étaient nécessaires : sur la scène internationale, l’attachement de la France au multilatéralisme et au plan intérieur, la confirmation d’un retour de la police de proximité instaurée en 1998 par le gouvernement de Lionel Jospin.
La parole du chef de l’Etat était d’abord attendue sur les enjeux économiques et sociaux, ceux de l’emploi, du pouvoir d’achat, du soutien aux territoires. Alors que l’examen du budget 2018 débutera cette semaine au Parlement, il aurait été utile pour les Français que soit annoncé le retrait des mauvaises décisions gouvernementales. Il n’en a hélas rien été : maintenue, la réforme de l’ISF pour 170 000 foyers les plus riches ; maintenue, l’augmentation de la CSG pour 8 millions de retraités ; maintenue, la création d’une « flat tax » qui ramène l’imposition des revenus du capital en dessous de la première tranche de l’impôt sur le revenu ; maintenue, la diminution des APL pour 6,5 millions de ménages ; maintenue, la suppression de 120 000 emplois aidés qui fragilisent les services de proximité et la vie associative. Le président de la République souhaite « libérer et protéger » mais une majorité de Français constatent que sa politique aboutit pour l’heure à flexibiliser et précariser.
Le Parti socialiste appelle le président de la République à prendre la mesure de l’attente et des besoins des Français. Les députés socialistes, qui ont proposé un véritable contre-budget pour promouvoir une justice fiscale, sociale et territoriale, s’attacheront, dans les jours qui viennent, à défendre une autre vision pour la France, plus efficace pour l’économie et plus solidaire pour le pays


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