ÉCHEC monumental de la « GAUCHE » européiste en GRÈCE


Par Joël Perichaud, secrétaire national du Parti de la démondialisation chargé des relations internationales
le 21 juillet 2019
Après quatre ans et demi à la tête du gouvernement, Syriza a perdu les élections législatives anticipées qu’il avait lui-même convoquées. Le taux d’abstention (42%) est très élevé pour la Grèce et, avec 31,5 % des voix et 86 sièges à la Vouli (Parlement grec), Syriza perd plus de 460 000 voix par rapport au scrutin du 25 janvier 2015. La droite de Nouvelle Démocratie (ND) recueille près de 40 % des suffrages et 158 députés dans la nouvelle assemblée. Cette majorité absolue lui permettra de gouverner sans alliance.
Le 7 juillet 2019 fera date : la défaite est sans appel et méritée pour Syriza et son patron, Alexis Tsipras. Tous ses soutiens français, du PCF en passant par le PS, Génération.s, Nouvelle Donne et LFI (Manon Aubry, tête de liste et eurodéputée LFI, Eric Coquerel, chantre du « plan B ») disent, en invoquant diverses raisons, que c’est une « très mauvaise nouvelle pour le peuple grec ».
Au moment de son accession au pouvoir, le 25 janvier 2015, Alexis Tsipras incarnait, pour la « gauche de la gauche », la possibilité de renverser le rapport de forces dans l’UE et la fin de l’austérité afin d’améliorer le quotidien de la majorité de la population. Syriza (36,34%, 149 députés) battait la droite (Nouvelle démocratie – ND 27,81%, 76 députés) et la social-démocratie grecque (Parti socialiste – PASOK - 4,68%, 13 députés), tous deux responsables des memoranda austéritaires qui frappaient déjà le peuple grec.
Syriza et Tsipras faisaient naître un immense espoir chez Mélenchon au défunt Front de gauche, à Podemos… Et parmi tous ceux qui n’avaient pas lu, compris ou décrypté le programme de Syriza.
Les trois singes de la sagesse
Les raisons de l’échec programmé de Syriza, invoquées par notre “gôche“ sont des plus baroques et ne sont en rien des analyses politiques : « hostilité de l’establishment grec à Syriza », « manque de préparation de Tsipras », « trahison de Tsipras », « nécessité de combattre avec fermeté les politiques d’austérité qui ont été imposées à la Grèce par l’UE et les institutions financières internationales ».
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