POLÉMIQUE - À propos de l’article de Jean-Louis Ernis : « LES BRAS M’EN TOMBENT » - Par Jacques Cotta
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Jean Louis Ernis nous gratifie d’un article dans lequel il s’affirme comme donneur de leçons qui témoigne d’une incompréhension à peu près totale des positions qu’il condamne sur la base de mensonges assez grossiers. Cela interroge d’ailleurs sur le sens de cet article que nous diffusons bien volontiers, laissant la parole à qui veut la prendre, et nous réservant le droit de remettre si nécessaire les pendules à l’heure.
Reprenons point par point.
-Il affirme avoir lu ou vu sur notre site « la satisfaction de voir le Rassemblement National, enfin le Front National et pour tout dire l’extrême droite, devenir la première force d’opposition parlementaire ».
Ça commence assez mal. Où, quel article, quelle vidéo ? J.L. Ernis aura du mal à trouver.
-Il fait le rapprochement avec l’UP de Caen tenue sans qu’il le dise par Michel Onfray. Et pour ne pas la nommer attaquer celle d’Evreux que Denis Collin a co-animé durant des années.
J.L. Ernis s’en défendra, mais les sous-entendus et la calomnie ont une histoire dans le mouvement ouvrier, qu’il fait sienne aujourd’hui, qui jusque-là était bien porté par les partis staliniens dont à ma connaissance il n’a jamais été membre… Etrange.
-Il nous assimile donc sur la base de faux à la gauche qui hier donnait les pleins pouvoirs à Pétain.
Se rend-il compte seulement du caractère dégueulasse de l’argument, totalement infondé, qui ne relève pas de la discussion démocratique, mais seulement de la volonté de nuire, de calomnier, de salir. Là encore pour quelles raisons ? Cela devrait suffire à clore là toute discussion et à proposer à Ernis d’aller voir ailleurs. Mais continuons.
-Sur la nature du RN, Ernis fait preuve de méconnaissance historique. Il nous reproche en fait de ne pas le qualifier comme le font tous les bien-pensants de tous bords — les tenants du politiquement correct — de parti fasciste et de participer à sa « dédiabolisation ».
Un parti fasciste a pour fonction d’écraser physiquement les partis et militants ouvriers qui menacent le capital par leurs revendications et leurs actions. Ce sont les milices armées qui entrent en action. Rien à voir avec le RN, que cela plaise ou pas. Pas besoin d’eux d’ailleurs pour casser les organisations ouvrières et les dirigeants ouvriers. La politique de collaboration avec l’UE de la gauche, toutes tendances confondues s’en est chargée. Et la participation des syndicats à la confédération européenne des syndicats, bras armé de l’UE dans le monde syndical, a fait le reste.
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