Et si nous nous penchions sur nos LUTTES passées pour gagner les COMBATS FUTURS ? – Par Jean LÉVY
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Notre histoire, celle de la France des derniers 100 ans, laisse en mémoire un paysage gris, voire foncièrement noir, traversé de fulgurances ensoleillées, qui, paraphrasant le poète, "n'ont vécu ce que vivent les roses ".
Qui n'a pas en tête, dans le monde salarié, le Front populaire, les premiers congés payés, le vélo pour joindre, pour une première fois la mer, l'accordéon dans la cour de l'usine, la feuille de paye moins rabougrie, sa première carte syndicale...
Autant d'images, de "cartes postales" de cette époque bien ancrées dans la mémoire collective.
Mais qui sait que deux petites années plus tard, ces conquêtes étaient, pour beaucoup d'entre elles, rayées de la carte. Finies les 40 heures, le droit de grève conçu comme un délit, le patron à nouveau roi dans son usine, le premier camp de concentration français ouvert pour les réfugiés fuyant l'Europe fasciste et l'Allemagne nazie.
Et tout ça mis en œuvre par un gouvernement et des ministres qui paradaient, hier encore dans les tribunes, aux côtés des communistes, en criant "Front populaire !"
Celui-ci n'avait duré qu'une petite année.
Et, trois ans plus tard, c'est la guerre, l'Occupation, un maréchal traître siégeant à Vichy, la Kollaboration franco-allemande...
Mais de nos jours, qui a en tête ce retournement de l'histoire ?
Comment et pourquoi cet échec ait pu avoir lieu, un thème rarement abordé.
Nous avons eu droit l’évocation onirique de juin 1936 en de multiples expositions, en conférences et films.
Mais de sa triste et rapide fin, rien : aucune étude n'a été entreprise par les chercheurs, les politiques, même ceux qui, aujourd'hui, se réclament du front populaire.
Aussi le même drame s'est renouvelé à la Libération.
D'abord, la victoire du camp de la Résistance et les conquêtes sociales du CNR. Mais l'euphorie n'a duré que deux ans. La bourgeoisie s'est de nouveau hissée seule au pouvoir pour imposer, collabos blanchis à l'appui, la répression du mouvement ouvrier, le retour à l'ordre ancien.
Certes, de nos jours, nous avons encore droit à une partie du butin gagné en 1936 et en 1945/1946 : les congés payés, la Sécurité sociale, les mesures concernant la Fonction publique...
Mais au train où vont les choses, jusqu'à quand ?
Et de Mai 68 et son Grenelle social, qu'en reste-il ?
Il serait bon de se pencher sur ces questions.
JEAN LÉVY


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