Le monde impérial, dit « occidental » sous la houlette des États-Unis, se fissure comme l'Occident chrétien autrefois - Par Jean LÉVY
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Fondée en 2001 pour succéder au « Groupe de Shanghaï » créé en 1996, l’Organisation de la coopération de Shanghaï (OCS) est une organisation intergouvernementale eurasienne à vocation politique, économique et sécuritaire, portée à l’origine par la Chine et la Russie avec le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan d’Asie centrale.
Elle s’est progressivement élargie pour inclure des puissances asiatiques majeures telles que l’Inde et le Pakistan, gagnant en importance et devenant une plateforme essentielle pour la coopération en Asie.
Elle est actuellement la plus grande organisation régionale d’Eurasie, regroupant environ 40 % de la population de la planète et un tiers de la production économique mondiale.
Après avoir obtenu le statut d’observateur en 2005, l’Iran a signé un protocole d’accord en 2022 pour obtenir le statut de membre permanent et devrait acquérir son adhésion pleine et entière d’ici la fin de l’année 2023.
En septembre 2022, lors du sommet annuel de l’OCS à Samarcande, le Qatar et l’Égypte ont été accueillis pour la première fois en tant que partenaires de dialogue — un statut dont ne jouit depuis lors dans la région que la Turquie, seul membre de l’OTAN lié au groupe. Dans les mois qui suivent, le même statut a été accordé au Bahreïn, à l’Arabie saoudite, au Koweït et aux Émirats arabes unis (EAU).
L’OCS offre des occasions attrayantes pour le commerce et pour les investissements (en particulier pour les pays du Golfe riches en capitaux) et permet des partenariats dans la mise en œuvre de projets ambitieux d’interconnexion des infrastructures (telles que les routes, les voies ferrées, les oléoducs et les télécommunications) dont les États arabes ont été jusqu’à présent exclus. La technologie, l’intelligence artificielle (IA), les ports maritimes, l’électricité, l’agriculture et l’énergie verte sont également considérés comme des domaines importants d’investissements conjoints.
L’OCS a été conçue comme un modèle de gouvernance mondiale alternatif à d’autres modèles centrés sur l’Occident, tels que l’OTAN, l’Union européenne (UE) et le Dialogue quadrilatéral pour la sécurité (Quadrilateral Security Dialogue, QUAD) qui comprend les États-Unis, le Japon, l’Inde et l’Australie.
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Le commentaire de Jean LÉVY
(en collaboration avec CommunCommune, le blog d’El Diablo) :
Nous avons déjà consacré plusieurs articles aux BRICS et à la volonté de ce groupe d'Etats, de développer une économie, qui ne soit plus dépendante du dollar, et à travers cette monnaie, se soustraire à l'influence des États-Unis.
La réunion en Afrique du Sud, des BRICS permettra d'avancer en direction de la création donc d'une monnaie commune, mais aussi de commercer avec leurs monnaies nationales, sans l'intermédiaire du dollar. Il sera question également d'ouvrir sa propre banque des BRICS, et à s'ouvrir à une vingtaine de pays qui frappent à la porte.
Mais les BRICS ne sont pas aujourd'hui la seule organisation de coopération dans le monde pour faire face à "l'Occident" dominateur, telle l'OTAN, l'Union européenne, les alliances militaires, sous commandement US, dans la zone pacifique.
Nous nous intéressons aujourd’hui à l'Organisation de Coopération de Shanghaï, l'OCS, à ses objectifs, aux Etats qui, aujourd'hui, y adhèrent, son poids économique et politique dans le monde présent.
Ces informations concernant l'OCS et celles relatives aux BRICS, font la démonstration, qu'en moins de vingt ans, les puissances impérialistes sous la houlette exclusives des Etats-Unis, le monde occidental, comme ils aiment se nommer, ne sont plus en mesure de régenter à leur guise notre planète. Ils paradaient hier en nous chantant « la fin de l'histoire », celle d'une humanité progressiste, ouverte et pacifique.
Comme l'Occident chrétien, du temps de Charlemagne, les empires dominateurs, les conquêtes coloniales et le monde des esclaves, se sont effondrés, l'impérialisme se voit aujourd'hui fissuré et menacé jusqu'à sa propre monnaie.
Ce qui ne veut pas dire que la partie est déjà gagnée.
La bête se défend. Pour sortir de la crise, ne songerait-il pas à déclencher l'apocalypse, par la guerre, pour maintenir sa domination ?
Aux peuples d'être vigilants en haussant le ton pour défendre la Paix.
JEAN LÉVY


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