La CGT doit construire la SOLIDARITÉ avec la lutte pour l’autodétermination du PEUPLE PALESTINIEN
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Depuis l’offensive meurtrière et coloniale de l’État d’Israël, la réponse de la direction de la CGT a été plus que timorée. Alors qu’une invasion terrestre se prépare à Gaza, la CGT devrait s’inspirer de son héritage anti-impérialiste, œuvrer à la construction d’une politique active de solidarité avec la lutte pour l’autodétermination du peuple palestinien et défendre le droit à soutenir la cause palestinienne.
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L’image d’un hôpital bombardé à Gaza, et son cortège de morts -plusieurs centaines- et de blessés a fait mercredi le tour du monde, obligeant, au moins partiellement et temporairement, médias et politiques à ne plus complètement détourner le regard du massacre en cours. Plus de deux semaines après le début de la « contre-offensive » israélienne, le phosphore blanc, les coupures d’eau et d’électricité et le largage de plusieurs milliers de bombes ont déjà fait près de 5000 morts et entraîné le déplacement de plus d’un demi-million de Gazaouis. Un bilan terrible, qui, dans les prochains jours, s’annonce pire encore. Rapidement, en effet, une offensive terrestre pourrait voir le jour, de quoi faire craindre à l’ONU le scénario d’un « nettoyage ethnique ».
Une position qui tend à mettre sur un pied d’égalité violence de l’oppresseur et violence de l’opprimé
Dans ce contexte, et au regard de ces enjeux, la réaction plus que timorée des directions syndicales, et notamment de la CGT, a été problématique. Dans le concert de déclarations faisant du soutien inconditionnel à Israël la seule position acceptable, Sophie Binet a, à juste titre, et ce dès dimanche 8 octobre sur France Info, dénoncé la « politique d’apartheid et de colonisation de l’Etat d’Israël ». Problème, la secrétaire générale de la CGT s’est immédiatement empressée, de renvoyer dos à dos État sioniste et résistance palestinienne comme deux causes à part égales « d’une situation gravissime, avec des millions de civils qui risquent de basculer dans la guerre ». Or si les meurtres de civils doivent être condamnés, la logique qui sous-tend les propos de la secrétaire générale de la CGT participe à la construction d’un discours selon lequel la violence des deux camps serait identique.
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