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Ernesto Che Guevara

« Pour se protéger la bourgeoise inventera un antifascisme contre un fascisme qui n'existe pas »

Pasolini, « Écrits Corsaires »

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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

Archives

 

Publié par El Diablo

 

 

Le 4 décembre 2023

Trois États africains décident de créer une fédération

Les ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso, du Mali et du Niger cherchent à élargir leur nouveau partenariat

Les ministres des Affaires étrangères du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont approuvé le projet de créer une fédération unissant les trois pays d'Afrique de l'Ouest, tous actuellement dirigés par leurs armées respectives, dans le but de relever des défis communs.

La décision a été annoncée dans une déclaration commune publiée dimanche sur X (anciennement Twitter), à l'issue d'une réunion de deux jours à Bamako, la capitale du Mali, axée sur les projets de développement de la nouvelle Alliance des États du Sahel (AES).

Les dirigeants militaires des trois anciennes colonies françaises ont signé la charte de l'AES en septembre, acceptant de s'entraider en cas d'agression extérieure ou de menaces intérieures contre leur souveraineté. Ces États étaient auparavant membres de l’accord du G5 Sahel soutenu par Paris, aux côtés du Tchad et de la Mauritanie. L’accord du G5 s’est depuis effondré, à la suite d’une série de coups d’État militaires dans la région.

Les ministres des Affaires étrangères des trois pays du Sahel ont tenu leur première réunion de jeudi à vendredi et se sont mis d’accord sur des « mesures appropriées », notamment des protocoles pour mettre en œuvre l’accord AES.
 

"Les ministres ont recommandé d'encourager la participation des élus, des femmes, des jeunes et de la société civile aux initiatives de l'AES ", selon le communiqué commun.

Ils ont en outre souligné l'importance de la diplomatie et de la défense pour élargir leur intégration politique et économique.

Auparavant, les ministres des Finances des pays avaient proposé de créer un fonds de stabilisation et une banque d'investissement pour l'AES, ainsi qu'un « comité chargé de poursuivre les discussions sur les questions d'union économique et monétaire ». »

Le ministre malien des Affaires étrangères Abdoulaye Diop, qui a reçu son homologue burkinabé Olivia Rouamba et le Nigérien Bakary Yaou Sangaré, a déclaré que les recommandations seraient soumises aux dirigeants militaires, qui doivent se réunir à Bamako à une date indéterminée.

Le mois dernier, le général Abdourahamane Tchiani, chef du coup d'État nigérien, s'est rendu au Mali et au Burkina Faso, ses premiers voyages à l'étranger depuis l'éviction en juillet du président nigérien Mohammed Bazoum. Le général Tchiani a remercié ses homologues de Bamako et de Ouagadougou pour l'assistance qu'ils ont apportée à Niamey, qui a permis, selon lui, au Niger de résister aux menaces du bloc régional ouest-africain de la CEDEAO. L'alliance de 15 États a menacé de déployer des forces militaires contre les nouvelles autorités de Niamey et a gelé les comptes du pays dans les banques centrales régionales en réponse au renversement de Bazoum.

Lors de sa visite, le nouveau dirigeant nigérien a salué la création de l'AES, qui, selon lui, transformerait la région du Sahel, en proie aux groupes jihadistes, d'une « zone d'insécurité » à une « zone de prospérité ».

Le Mali et le Burkina Faso ont exprimé leur solidarité avec les putschistes du Niger, mettant en garde contre les interventions militaires à Niamey visant à rétablir le président pro-occidental Bazoum.

Les trois États d’Afrique de l’Ouest ont rompu leurs liens militaires avec la France, dont les troupes étaient auparavant impliquées dans la lutte contre les insurrections liées à Al-Qaïda et à l’État islamique.

Par ailleurs, une délégation russe conduite par le vice-ministre de la Défense, le colonel-général Yunus-Bek Yevkurov, a rencontré ce week-end le président par intérim du Mali, Assimi Goita, avec des entretiens centrés sur la coopération en matière d'énergie et de transport. La réunion de samedi à Bamako s'inscrit dans le cadre des efforts de Moscou visant à renforcer les liens avec les États membres de l'AES.

Le ministre malien des Finances, Alousseni Sanou, a déclaré que le lancement d'une compagnie aérienne qui exploiterait des liaisons entre le Mali, le Burkina Faso et le Niger avait également été discuté lors de la réunion avec des responsables russes.

Vu sur le site RT QUESTION MORE

Déclaration de la première réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Alliance des États du Sahel, tenue les 30 novembre et 1er décembre 2023 à Bamako (voir les liens ci-dessous) :

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