FRANCE TRAVAIL : la bourgeoisie contre-attaque
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Par Bruno BOYAC
Une analyse de la réforme du RSA à travers la grille de lecture de la lutte des classes, ou France travail comme instrument de coercition des « classes dangereuses ».
FRANCE TRAVAIL, L’ULTIME INSTRUMENT DE L’EXPLOITATION
La loi sur le plein emploi, portant la création de France Travail, l’entité censée remplacer le Pôle Emploi, Cap Emploi et les Missions Locales, est arrivée à bas bruits dans l’hémicycle, pour finalement être adoptée sans que les dispositions qu’elle contient ne scandalisent l’opinion publique, bien qu’étant porteuses de modifications du rapport au travail susceptibles de créer une nouvelle forme d’exploitation des plus précaires. Parmi les professionnels de l’accompagnement des chômeurs, l’absence de réaction a de quoi surprendre et pose également la question de savoir si elle résulte de leur ignorance du dispositif, de leur résignation ou de leur indifférence à ce qu’il implique quant à leur fonction.
Prétendument destinée à apporter des solutions pour ramener vers l’emploi les publics qui en sont les plus éloignés, la future entité France Travail ne semble en fait n’être qu’une mesure purement idéologique, qui stigmatise les personnes les plus vulnérables pour instaurer des logiques de coercition destinées à intégrer à marche forcée dans le rapport social de production capitaliste qu’est le salariat celles et ceux qui s’en écartent, volontairement ou non.
Afin de mieux comprendre les ressorts idéologiques de la loi « plein emploi », il est impératif de saisir le champ de l’insertion professionnelle à l’aune de deux éléments agissant comme des biais cognitifs largement répandus dans l’imaginaire collectif : Il s’agit premièrement de la figure stéréotypée du pauvre indigne et dangereux, largement fantasmée depuis la fin du Moyen Âge à travers l’imagerie populaire du vagabond ou du mendiant, capable de travailler mais refusant de gagner son pain à la sueur de son front, qui s’oppose à celle de l’infirme ou de l’impotent, injustement frappé par la maladie ou l’accident, seul improductif digne de la miséricorde et de l’assistance de la communauté.
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