La désindustrialisation, cœur du déclin français : et si le vrai problème n’était pas à l’Élysée ?
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La lecture des revendications des bloqueurs du 10 septembre adoptés en assemblée générale à Lyon le 7 septembre m’a rendu joyeux devant une radicalité surprenante, et bien plus sérieuse que le programme du NFP... mais aussi à me demander sur quoi les communistes peuvent apporter une contribution utile... Deux points en ressortent...
-Montrer que le pouvoir politique n’est en fait qu’un pouvoir de classe et qu’il ne suffit pas de dégager un président...
-Montrer l’enjeu de l’industrialisation pour affronter la dette et répondre aux urgences sociales...
1. Le leurre du « Dégage ! » : changer de président ne suffit pas
Certains nous disent dégage Macron, dégage Bayrou, et maintenant, dégage Lecornu.
Mais on a dégagé Chirac, puis on a dégagé Sarkozy, puis on a dégagé Hollande, et Macron va dégager de toute façon. Et ça change quoi ? Est- ce que le problème commence à l’Elysée ? à Matignon ? C’est se mentir ou se raconter des des histoires. Chaque "dégage" laisse place à un nouveau visage, jamais à un vrai changement. Pourquoi ? Parce que le problème ne se situe pas d’abord dans les palais de la République, parce que le vrai pouvoir n’est pas à l’Élysée mais dans les mains d’une classe sociale qui dirige l’économie, possède les médias et façonne la politique depuis des décennies : le patronat.
C’est ce qu’on dit dans les manifs CGT : « C’est pas à l’Élysée, c’est pas à Matignon, c’est pas dans les salons qu’on obtiendra satisfaction. » La lutte doit se situer d’abord là où se jouent les rapports de force économiques et sociaux, dans l’entreprise.
Admettons que Mélenchon puisse être élu, ce qui est un peu douteux, mais il ferait quoi devant la finance, devant les banques ? Il capitulerait comme Mitterrand en 1983 ? Il dit que non. Mais il ne suffit pas de le dire, et qui peut croire que ce n’est qu’une question de personne ? L’insoumis Tsipras avait juré... Et il a tourné sa veste devant la troika de la finance. L’insoumis Boric au Chili avait beaucoup promis en 2022, pour quel résultat ? En 1973, Allende, au Chili, n’avait pas tourné sa veste, mais il s’est fait bombarder par l’armée US. Comme le dit avec un grand sourire l’ambassadeur US interviewé dans l’excellent film Allende "vous ne croyez quand même pas que la bourgeoisie allait se suicider dans la joie" ?
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