COUP D’ÉTAT AU BÉNIN : le Parti communiste dénonce une manœuvre de la France et du Nigéria
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Notre patrie, le Bénin, a connu une crise politique le 7 décembre 2025 qui a menacé sa souveraineté et sa stabilité.
Selon les informations disponibles, l'intervention étrangère, notamment celle des forces françaises présentes au Bénin et des avions de chasse nigérians en provenance de Lagos, a joué un rôle décisif dans le maintien au pouvoir de Patrice Talon.
Le Parti communiste du Bénin affirme ce qui suit :
Premièrement, notre position s'est toujours opposée aux coups d'État militaires comme moyen de prise de pouvoir. Cette position reste inchangée concernant les événements d'hier dans notre pays.
Deuxièmement, les putschistes ont principalement fondé leur annonce sur le mécontentement populaire envers le gouvernement. En réalité, le coup d'État du 7 décembre est la conséquence logique de la mauvaise gestion et de la dictature brutale, fasciste et exclusionniste du régime de Talon, marquée par de nombreux renversements constitutionnels depuis son arrivée au pouvoir en 2016. Il résulte notamment d'une constitution autocratique qui entrave toute pratique démocratique et l'expression de la souveraineté populaire. Tant que ce régime se maintiendra, de tels événements risquent de se reproduire.
Troisièmement, l’intervention franco-nigériane – des avions de chasse nigérians agissant au nom de la CEDEAO sont intervenus à la demande de Macron, en soutien aux forces françaises déjà présentes sur notre territoire. Des forces terrestres nigérianes ont également été déployées à Sèmè pour encercler notre patrie.
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Coup d'État au Bénin, le Parti communiste dénonce une manœuvre de la France et du Nigéria
Déclaration du Parti communiste du Bénin sur l'ingérence étrangère et la crise politique actuelle au Bénin. Notre patrie, le Bénin, a connu une crise politique le 7 décembre 2025 qui a mena...
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Le 8 décembre 2025
Bénin : intervention militaire de la CÉDÉAO et du Nigeria après la tentative de coup d’État
Le 7 décembre, la CEDEAO a annoncé le déploiement immédiat de sa Force en attente au Bénin après l’échec d’une tentative de coup d’État militaire. Le Nigeria, sollicité par les autorités béninoises, affirme avoir engagé des moyens aériens et terrestres pour appuyer le rétablissement de l’ordre constitutionnel.
La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CÉDÉAO) a ordonné le déploiement immédiat d’éléments de sa Force en attente en République du Bénin à la suite de la tentative de coup d’État militaire survenue dans la matinée du 7 décembre. Dans un communiqué publié le même jour à Abuja, l’organisation sous-régionale précise que cette décision a été prise conformément à ses instruments juridiques, notamment le Protocole de 1999 relatif au mécanisme de prévention, de gestion et de règlement des conflits, après consultation des chefs d’État et de gouvernement membres du Conseil de médiation et de sécurité.
Selon la Commission de la CÉDÉAO, la force régionale est composée de troupes provenant du Nigeria, de la Sierra Leone, de la Côte d’Ivoire et du Ghana. Elle a pour mission de soutenir le gouvernement béninois et l’Armée républicaine afin de préserver l’ordre constitutionnel et l’intégrité territoriale du pays.
Le gouvernement béninois a sollicité une intervention militaire du Nigeria
Le Nigeria, voisin immédiat du Bénin, a confirmé avoir répondu à plusieurs demandes officielles des autorités béninoises. Dans un communiqué distinct, la présidence nigériane indique que le président Bola Ahmed Tinubu a autorisé le déploiement rapide de moyens de l’armée de l’air pour sécuriser l’espace aérien béninois et appuyer les forces loyales engagées contre les putschistes.
Selon ce texte, les autorités béninoises ont, dans un premier temps, sollicité une intervention aérienne d’urgence pour reprendre le contrôle de la télévision nationale et d’un camp militaire occupés par les auteurs du coup de force. Une note verbale du ministère béninois des Affaires étrangères évoque la nécessité de « sauvegarder l’ordre constitutionnel, protéger les institutions nationales et assurer la sécurité de la population ».
Dans un second temps, Cotonou a demandé le déploiement de capacités aériennes nigérianes pour des opérations de surveillance et d’intervention rapide, ainsi qu’un appui terrestre limité, sous l’autorité du commandement béninois, afin de protéger les institutions constitutionnelles et de contenir les groupes armés impliqués.
Le chef d’état-major des armées nigérianes, le général Olufemi Oluyede, a affirmé que l’ensemble des requêtes béninoises avait été satisfait et que des forces terrestres nigérianes étaient désormais présentes sur le sol béninois.
Tinbu félicite ses troupes, l'opposition dénonce l'ingérence étrangère
La tentative de coup d’État avait été annoncée le 7 décembre à l’aube par un groupe de militaires conduits par le colonel Pascal Tigri. Ils avaient annoncé la suspension des institutions démocratiques après avoir pris le contrôle de la télévision nationale. Quelques heures plus tard, les forces restées loyales au gouvernement, appuyées par le Nigeria, ont repris les sites stratégiques et restauré l’ordre constitutionnel.
Dans un communiqué de la présidence du Nigéria, le président Tinubu a salué l’action des forces armées nigérianes, affirmant qu’elles avaient agi à l’invitation du gouvernement béninois et dans le cadre du Protocole de la CÉDÉAO sur la démocratie et la bonne gouvernance.
Pourtant, l'opposition a largement dénoncé cette démarche en insistant sur le fait qu'un coup d’État est « une affaire interne à un pays ».
« À quel moment Bola Tinubu, sollicité par Emmanuel Macron par téléphone cet après-midi, se croit-il autorisé à déployer les moyens de l’armée nigériane pour intervenir au Bénin ? Qu’est-ce qui justifie les tirs d’avions de chasse nigérians ayant décollé de la base de Lagos, sur des militaires béninois ? Pourquoi Bola Tinubu n’utilise pas les mêmes moyens militaires pour mettre fin aux activités terroristes au Nigeria et dans la sous-région? Qu’est-ce qui justifie l’usage de moyens militaires français ? », écrit Natalie Yamb, militante politique panafricaniste sur Telegram.
SOURCE : Source internationale
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Le 7 décembre 2025
Bénin : des militaires s’emparent de la télévision nationale et annoncent avoir pris le pouvoir
Des militaires dissidents ont pris le contrôle de la télévision béninoise, tôt ce 7 décembre à Cotonou, pour y diffuser un message annonçant la suspension des institutions et la mise en place d’un «Comité militaire pour la refondation». Selon d'autres sources, une attaque a également visé la résidence du chef de l’État, sans succès.
Des militaires se présentant comme membres d’un « Comité militaire pour la refondation » ont investi, tôt ce 7 décembre, le siège de la télévision nationale du Bénin. Le média public a diffusé à plusieurs reprises un message dans lequel les militaires affirment avoir pris le pouvoir et annoncent la suspension de la Constitution, la dissolution des institutions ainsi que l’interdiction des partis politiques. Le signal de la chaîne a ensuite été interrompu.
Dans leur déclaration, les militaires déclarent également avoir décidé de fermer les frontières du pays. Ils justifient leur action par ce qu’ils qualifient de « gouvernance défaillante », dénonçant notamment « la privation de certains citoyens de leur droit de choisir librement leurs dirigeants », le vote de « lois crisogènes » et l’emprisonnement ou l’exil forcé de plusieurs figures politiques. À la tête du mouvement figurerait le lieutenant-colonel Pascal Tigri.
Une attaque contre la résidence du président
Selon un proche du président Patrice Talon, joint par Jeune Afrique, des hommes en uniforme ont tenté, vers 6h du matin (heure locale), de prendre d’assaut la résidence présidentielle alors que le chef de l’État s’y trouvait. Cette attaque aurait été repoussée par les forces de sécurité, et le président serait en sécurité. L’information n’a toutefois pas été confirmée par une source officielle indépendante.
Des éléments de l’armée restés loyaux au pouvoir en place ont engagé une riposte. Des hélicoptères survolent Cotonou, tandis que plusieurs axes du centre-ville sont bouclés. La situation demeure tendue et évolutive.
Au pouvoir depuis 2016, Patrice Talon doit quitter la présidence à l’issue de son second mandat. L’élection présidentielle est prévue en avril 2026, scrutin auquel il ne se représentera pas. Le chef de l’État a désigné Romuald Wadagni comme candidat de son camp pour lui succéder.
SOURCE : Presse internationale


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