La CHUTE de l'URSS fut une tragédie pour l'humanité, mais pas la fin de l'histoire.
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Par Nikos Mottas
Le 26 décembre 1991, lorsque le drapeau rouge fut abaissé du Kremlin pour la dernière fois, le monde n’assista pas seulement à la dissolution d’un État. Il fut témoin de la victoire de la contre-révolution – le triomphe temporaire du capitalisme sur la tentative historique la plus aboutie d’abolir l’exploitation et la domination de classe. La chute de l’Union des républiques socialistes soviétiques ne marqua pas la fin d’une expérience « ratée », comme l’affirme l’idéologie bourgeoise. Elle fut l’une des plus grandes tragédies de l’histoire de l’humanité, précisément parce qu’elle interrompit un processus qui avait transformé la vie de centaines de millions de personnes et remodelé l’équilibre mondial des forces de classe.
Pendant la majeure partie du XXe siècle, l’URSS a été la preuve vivante que le capitalisme n’était ni éternel ni inévitable. Elle a aboli le chômage, garanti l’éducation et les soins de santé pour tous, éradiqué l’analphabétisme, industrialisé de vastes régions en un temps record, vaincu le fascisme au prix de pertes humaines effroyables et inspiré des mouvements révolutionnaires sur tous les continents. Son existence même a limité l’impérialisme, renforcé les luttes ouvrières à travers le monde et donné une réalité concrète à l’idée qu’un autre système social était possible.
La contre-révolution de 1991 a donc marqué bien plus qu’un simple réalignement géopolitique. Elle a signifié le retour du pouvoir capitaliste, la privatisation des richesses sociales accumulées par des générations de travailleurs et la descente aux enfers de millions de personnes, les plongeant dans la pauvreté, la précarité et la dégradation sociale. L’espérance de vie s’est effondrée, les inégalités ont explosé et la promesse de la modernité socialiste a cédé la place au pillage oligarchique. La tragédie était bien réelle, tangible et vécue.
Pour comprendre 1991, il faut se défaire de l’illusion commode selon laquelle tout se serait effondré subitement à la fin des années 1980. La contre-révolution n’était ni un accident, ni le simple fruit de pressions impérialistes extérieures. Elle était l’aboutissement d’un long processus de recul idéologique et d’érosion structurelle au sein même du socialisme.
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