LA PAIX INTERDITE : pourquoi les élites occidentales craignent plus la fin du conflit ukrainien que la guerre elle-même
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Par Mounir Kilani , auteur et analyste indépendant
Dans le conflit ukrainien, la paix n’est plus l’objectif mais le danger. Non pour les peuples qui en paient le prix, mais pour des élites occidentales enfermées dans un récit de victoire devenu impossible à tenir.
À mesure que la guerre s’éternise, toute paix réaliste apparaît comme un aveu d’échec que l’on préfère repousser, quitte à prolonger le conflit au-delà du raisonnable.
La paix devenue suspecte : réflexion sur le sens de la paix en temps de guerre
Dans le conflit ukrainien, la paix est devenue plus dangereuse que la guerre. Non pour les populations qui la subissent, mais pour des élites occidentales prisonnières d’un récit qu’elles ne peuvent plus démentir sans s’effondrer.
Il fut un temps où la paix constituait l’horizon naturel de toute guerre. Aujourd’hui, elle est devenue un objet suspect.
La simple évocation d’une négociation, d’un compromis ou d’une stabilisation est immédiatement interprétée comme une faiblesse morale, une capitulation stratégique, voire une trahison.
Dans le conflit ukrainien, cette inversion est frappante : plus la guerre dure, plus la paix semble inacceptable – non pour ceux qui la subissent, mais pour ceux qui la racontent.
Ce paradoxe mérite d’être interrogé, non pas à partir des émotions, mais à partir du réel : que signifie encore la paix en temps de guerre prolongée ? Et pourquoi semble-t-elle aujourd’hui plus dangereuse que la poursuite des combats ?
Quand la paix ne vaut plus que si elle ressemble à une victoire
Dans le discours occidental dominant, la paix n’est acceptable qu’à une condition : qu’elle prenne la forme d’une victoire claire, lisible, moralement satisfaisante. Toute autre issue est disqualifiée par avance.
La négociation devient une trahison, le compromis une faiblesse, la stabilisation une menace future.
Or, cette conception est historiquement fragile. Les grandes paix du XXe siècle – imparfaites, incomplètes, souvent injustes – n’ont presque jamais correspondu à des victoires morales pures.
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