AU VENEZUELA, RENAISSANCE ET VICTOIRE DU PARTI COMMUNISTE
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Depuis quelques années, des militant(e)s du monde entier reçoivent régulièrement des communiqués signés « parti communiste vénézuélien » dénonçant « le régime néolibéral de Maduro qui persécute les communistes, réprime les travailleurs, écrase les salaires, sème la terreur dans les milieux populaires comme le fait le fascisme ».
Par solidarité automatique, souvent de bonne foi, ils relaient ces messages sans se douter de la vraie nature de leur auteur, ni de la désinformation à laquelle ils participent.
Car non seulement le vrai parti communiste vénézuélien soutient activement la révolution bolivarienne et rassemble la grande majorité des militant(e)s, mais il vient de réaliser un score historique aux législatives de mai 2025.
Un peu d’Histoire…
Fondé en 1931, le Parti Communiste du Venezuela (PCV) ne s’est jamais développé comme un fer de lance du prolétariat, mais comme une des niches disponibles de la façade pluraliste voulue par l’oligarchie pétro-rentière, quelque part entre social-démocratie et démocratie-chrétienne. L’éternel 1,5% du PCV aux élections et son opportunisme ont eu le don d’énerver tour à tour Fidel Castro et Hugo Chávez.
Un des problèmes de la gauche d’avant Chávez est d’avoir été dirigée par des fils de la bourgeoisie qui, par une curieuse synthèse de colonialisme et de marxisme, voyaient le peuple comme une « masse aliénée à qui il faut descendre la ligne politique ». Beaucoup rêvaient d’être les nouveaux Fidel Castro ou Che Guevara, laissant derrière eux un cimetière de martyrs, d’étudiant(e)s, de familles paysannes sacrifiées dans la lutte, et beaucoup d’espoirs déçus. Fatigué de ne jamais voir arriver le « grand soir », le peuple a fini par se tourner vers celui qui savait l’écouter et lui parler : un certain Hugo Chávez. Dans la prison où l’a mené son insurrection civico-militaire contre la corruption gouvernementale, le soldat à la peau brune et d’origine modeste a compris que la révolution ne passerait jamais par cette gauche minoritaire, trop éloignée des masses, et que l’heure avait sonné de « déterrer la semence morte de la mangue pour en semer une nouvelle » (1). Son « Projet National Simon Bolivar » réveille trois racines anticoloniales dans la mémoire populaire : Bolivar, Rodriguez, Zamora. L’alliance entre civils et militaires patriotes rappelle le képi vissé sur le chapeau paysan d’Ezequiel Zamora, le général des « terres et des hommes libres » (1817-1860). Le philosophe Simon Rodriguez (1769-1854) demande à l’Amérique libérée du joug espagnol par son ex-étudiant Simon Bolivar « d’inventer, d’être originale, de ne plus copier la vieille Europe » et propose comme modèle politique la « toparquia » – un gouvernement communard pour chaque territoire de la République.
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Au Venezuela, renaissance et victoire du parti communiste
Depuis quelques années, des militant(e)s du monde entier reçoivent régulièrement des communiqués signés " parti communiste vénézuélien " dénonçant " le régime néolibéral de Maduro qui...


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