IRAN : informations, analyses et communiqués [4]
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On ne peut pas encourager un changement de régime en Iran sans encourager également l’Empire américain
Caitlin Johnstone est une journaliste australienne indépendante.
À ce stade, il convient sans doute de rappeler qu'au début du mois, Mike Pompeo a tweeté que des agents du Mossad étaient étroitement impliqués dans les troubles, en déclarant : « Bonne année à tous les Iraniens dans les rues. Et aussi à tous les agents du Mossad qui marchent à leurs côtés. »
La presse occidentale rapporte que Trump envisage une nouvelle attaque contre l’Iran alors que les manifestations s’intensifient dans un contexte de répression gouvernementale et de coupure d’Internet. Le président avait déjà annoncé qu’il interviendrait militairement si le gouvernement iranien commençait à tuer des manifestants.
À ce stade, il convient sans doute de rappeler qu’au début du mois, Mike Pompeo a tweeté que des agents du Mossad étaient étroitement impliqués dans les troubles, en déclarant : « Bonne année à tous les Iraniens dans les rues. Et aussi à tous les agents du Mossad qui marchent à leurs côtés. »
Pompeo a été secrétaire d’État pendant le premier mandat de Trump, il a été aussi son directeur de la CIA avant cela. L’affirmation selon laquelle des agents du Mossad sont actifs parmi les manifestants a également été diffusée par la presse israélienne.
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Le 16/01/2026
Iran–États-Unis : une frappe évitée de justesse sous pression diplomatique des pays du Golfe
Une frappe américaine contre l’Iran a été suspendue après une nuit de fortes tensions et d’intenses contacts diplomatiques. L’Arabie saoudite, le Qatar et Oman ont pesé pour éviter une escalade régionale et protéger la stabilité énergétique. Les négociations restent fragiles : l’option militaire demeure, mais conditionnée aux avancées du dialogue.
La nuit du 14 au 15 janvier a vu se jouer, dans l’ombre, une séquence d’une extrême tension. Tandis que Donald Trump validait le principe de frappes contre l’Iran, une intense activité diplomatique se déployait pour en retarder, voire empêcher, l’exécution.
En parallèle des menaces américaines, Téhéran a multiplié les signaux d’apaisement, annonçant la suspension de la répression contre les manifestants et l’abandon des condamnations à mort envisagées. Des gestes qui ont contribué à calmer la situation, sans pour autant constituer l’unique facteur du répit observé.
La puissance de persuasion du Golfe
Selon plusieurs sources diplomatiques, les pays du Golfe ont joué un rôle déterminant. L’Arabie saoudite, le Qatar et le sultanat d’Oman ont mené des démarches continues auprès de Washington afin d’éviter une escalade militaire aux conséquences régionales majeures. Riyad et Doha ont fait savoir qu’ils n’autoriseraient ni l’utilisation de leur espace aérien ni celle de leurs territoires pour des frappes contre l’Iran.
Les échanges se sont poursuivis toute la nuit entre les chefs de la diplomatie saoudienne, qatarie et iranienne, avec un argument central : une guerre ferait exploser les marchés pétroliers et nuirait aussi aux intérêts américains. Cette ligne avait déjà été exposée par le prince héritier Mohammed ben Salmane à Donald Trump lors d’une rencontre en novembre, mettant en garde contre le chaos qu’entraînerait l’effondrement du régime iranien.
Abbas Araghchi, canal clé du dialogue
Dans cette séquence, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s’est imposé comme un acteur clé. Son entretien accordé à Fox News et ses contacts maintenus avec l’émissaire américain Steve Witkoff ont servi de canaux directs pour transmettre des engagements concrets, notamment l’abandon des exécutions de manifestants et l’ouverture de négociations substantielles.
Pour autant, l’option militaire n’est pas définitivement écartée. Des frappes ciblées restent envisagées comme levier de pression si les discussions échouent ou stagnent. Mais elles seraient limitées, calibrées pour éviter une conflagration régionale. L’objectif partagé par les acteurs régionaux demeure clair : contenir la crise, préserver la stabilité et empêcher qu’un conflit ouvert ne plonge l’Iran et le Moyen-Orient dans une spirale incontrôlable.
SOURCE : Presse internationale
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Menaces d’escalade : le spectre d’une intervention américaine en Iran inquiète le Moyen-Orient
Alors que Washington ajuste son dispositif militaire dans le Golfe et que Téhéran agite la menace de représailles, les pays de la région et la Turquie multiplient les appels à la désescalade, redoutant un conflit aux conséquences régionales majeures.
« L’aide est en route », a écrit le président Donald Trump sur Truth Social, un message perçu à Téhéran comme une incitation explicite au renversement du gouvernement. Si la nature exacte d’une éventuelle frappe reste floue, cette rhétorique suffit à faire monter la tension dans une région déjà fragilisée.
Les autorités iraniennes ont averti qu’une attaque américaine entraînerait une riposte immédiate, visant notamment les bases militaires américaines disséminées dans le Golfe. Washington, qui dispose d’installations stratégiques au Qatar, à Bahreïn, en Arabie saoudite ou encore au Koweït, a commencé à réduire la présence de certains personnels à titre préventif.
La base d’Al-Udeid, au Qatar, cœur du dispositif militaire américain dans la région, est particulièrement surveillée. Parallèlement, les États-Unis et le Qatar ont annoncé le renforcement de leur coopération en matière de défense aérienne, signe d’une préparation à un scénario de confrontation.
Le Moyen-Orient mise sur la diplomatie
En coulisses, les États du Golfe tentent pourtant de freiner toute escalade. Selon plusieurs sources diplomatiques, Riyad, Mascate et Doha mettent en garde Washington contre les conséquences d’un conflit ouvert : flambée des prix du pétrole, déstabilisation économique mondiale et risques sécuritaires majeurs. Malgré leur hostilité historique envers la République islamique, ces pays redoutent qu’un effondrement brutal du gouvernement iranien ne crée un vide de pouvoir propice au chaos et à la radicalisation.
Bien qu’affaibli, l’Iran conserve des leviers d’influence régionaux. Son réseau d’alliances avec diverses milices pourrait, en cas de confrontation, contribuer à une multiplication des foyers de tension à travers le Moyen-Orient.
L’activité diplomatique régionale s’est intensifiée pour tenter d’éviter le pire. Le Qatar, Oman, les Émirats arabes unis et la Turquie multiplient les contacts avec Téhéran et, plus discrètement, avec Washington. Mais la décision américaine de geler les canaux de dialogue avec l’Iran fragilise les efforts de médiation. Dans un Moyen-Orient échaudé par des décennies de conflits, la crainte domine : qu’une nouvelle intervention militaire ne fasse basculer toute la région dans une instabilité durable.
SOURCE : Presse internationale
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Le 15/01/2026
IRAN : les autorités auraient bloqué l’accès à internet via Starlink
En plein blackout numérique national, l’Iran serait en train de perturber l’accès à Starlink, l’un des rares moyens de connexion encore disponibles dans le pays. Des experts évoquent l’usage de dispositifs de brouillage mobiles pour limiter les communications par satellite.
L’Iran traverse son septième jour consécutif de coupure généralisée d’internet, privant une large partie de la population de toute communication en ligne. Dans ce contexte, des organisations de surveillance du web estiment que les autorités chercheraient désormais à restreindre l’accès à Starlink, le service d’internet par satellite, considéré comme l’un des derniers canaux de connexion encore fonctionnels.
Selon Alp Toker, directeur de l’organisme de suivi NetBlocks, la structure très centralisée du réseau iranien permet aux autorités de suspendre rapidement les services numériques grâce à un dispositif automatisé. La quasi-totalité du trafic internet transite en effet par un point de contrôle étatique unique, facilitant la mise en œuvre de coupures à grande échelle.
Bien que les réseaux traditionnels soient hors service, certains utilisateurs continuent d’accéder à internet via Starlink, malgré l’interdiction nationale des services satellitaires adoptée après le conflit de l’an dernier avec Israël. La législation iranienne prévoit des peines de prison allant de six mois à deux ans pour la détention d’un terminal Starlink, et jusqu’à dix ans pour l’importation de plusieurs appareils.
La connexion par satellite perturbée
Le groupe iranien de défense des droits numériques Filter.Watch rapporte que des interférences satellitaires ont été observées dans certains quartiers de Téhéran. Des utilisateurs y auraient constaté des pertes de données pouvant atteindre 40 %, rendant l’utilisation normale d’internet, comme la navigation ou les appels vidéo, difficile voire impossible.
D’après les analyses de Filter.Watch, ces perturbations pourraient provenir de dispositifs de brouillage mobiles, capables d’émettre des interférences sur les fréquences utilisées par les satellites en orbite basse. Ce type de brouillage agit en saturant les signaux radio, ce qui ralentit ou bloque la transmission des données entre les terminaux au sol et les satellites.
Les autorités iraniennes n’ont pas confirmé l’existence de telles opérations. Toutefois, le pays dispose de capacités nationales en matière de guerre électronique. En 2023, l’Iran a présenté le Cobra V8, un système de guerre électronique décrit par l’agence officielle IRNA comme capable d’intercepter, d’analyser et de perturber différents types de signaux radar et de communication.
SOURCE : Presse internationale
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Tensions Washington-Téhéran : une intervention américaine estimée «probable»
Alors que les États-Unis ont retiré une partie de leur personnel de la base d’Al-Udeid, au Qatar, et appelé leurs ressortissants à quitter l’Iran, des responsables européens ont indiqué à Reuters le 14 janvier 2026 qu’une intervention militaire américaine était «probable» et pourrait avoir lieu «dans les prochaines 24 heures».
Donald Trump va-t-il mettre ses menaces à exécution ? Alors que la tension monte depuis plusieurs jours entre le président américain et les responsables iraniens sur fond de manifestations antigouvernementales dans la République islamique, les signaux laissant présager de l’imminence d’une opération militaire américaine se sont multipliés ce 14 janvier.
Au cours de l’après-midi, les autorités qataries ont confirmé qu’une partie du personnel de la base américaine d’Al-Udeid avait été déplacée en raison des « tensions régionales actuelles ». Une base qui avait été ciblée par les forces iraniennes, au lendemain de frappes américaines survenues en juin contre plusieurs sites nucléaires en Iran. De son côté, l’ambassade des États-Unis en Arabie saoudite a appelé son personnel à « redoubler de prudence » et « limiter les déplacements » aux abords des installations militaires.
« Nous recommandons aux citoyens américains présents dans le royaume de faire de même », peut-on lire dans un communiqué de l’ambassade publié sur son site internet. Par ailleurs, les autorités américaines ont exhorté leurs ressortissants présents en Iran à quitter le pays « immédiatement » ou à se mettre à l’abri et faire « des provisions de nourriture, d’eau, de médicaments et d’autres articles essentiels ».
Des événements qui ne sont pas sans rappeler ceux qui avaient précédé, en juin 2025, une série de frappes israéliennes contre l’Iran et auxquelles les États-Unis avaient fini par se joindre. En fin de journée, citant deux responsables européens, Reuters a rapporté qu’une intervention militaire américaine était « possible » et « pourrait avoir lieu dans les prochaines 24 heures ».
Les Gardiens de la révolution prêts à riposter « de manière décisive »
Selon l’agence de presse, à qui un responsable américain s’est confié sous couvert d’anonymat, Washington procéderait au retrait d’une partie de son personnel de « bases clés dans la région compte tenu des tensions régionales accrues ». Toujours selon la même source, les Israéliens estimeraient que Donald Trump « a décidé d’intervenir ».
Depuis plusieurs jours Trump agite la menace d’une intervention militaire en Iran, invoquant les manifestations qui secouent la République islamique depuis fin décembre.
Des menaces d’une nouvelle attaque américaine qualifiées d’inacceptables par la diplomatie russe. « Ceux qui envisagent d’exploiter les troubles provoqués de l’étranger pour servir de prétexte à une réitération de l’agression commise contre l’Iran en juin 2025 doivent prendre la pleine mesure des conséquences désastreuses de ces actes pour la situation au Proche et au Moyen-Orient, ainsi que pour la sécurité internationale dans son ensemble », a fustigé la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova.
Du côté iranien, Mohammad Pakpour, Commandant en chef du corps des Gardiens de la révolution islamique, a déclaré être prêt à riposter « de manière décisive » à toute attaque des États-Unis ou d'Israël contre le pays. Le 11 janvier, le président du parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, avait déclaré que « les centres militaires et navals américains seront pour nous des cibles légitimes » en cas d’attaque des États-Unis.
SOURCE : Presse internationale
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Iran : une opposition foisonnante incapable de parler d’une seule voix
Tandis que la rue iranienne gronde et que la répression s’intensifie, le régime tient. Non par légitimité, mais face à une opposition éclatée, sans leadership ni stratégie commune. Autopsie d’un paradoxe politique majeur au cœur de la crise iranienne.
Une répression massive face à une mobilisation historique
Téhéran, mercredi 14 janvier 2026. En soirée, l’espace aérien iranien a été fermé à tout trafic civil, un geste rare qui illustre la tension croissante dans le pays. Dans les rues, les manifestations se poursuivent malgré la répression sanglante. Les forces de sécurité dispersent les cortèges à coups de gaz lacrymogène, de balles en caoutchouc et parfois d’armes réelles. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des arrestations massives, des centres de détention bondés, et des journalistes locaux empêchés de couvrir les événements. Le régime, confronté à une mobilisation populaire sans précédent depuis des décennies, affiche une brutalité calculée pour intimider la population.
Malgré la force de cette mobilisation, le régime reste solidement en place, soutenu par un appareil de sécurité omniprésent et un contrôle serré des institutions. L’absence d’un leadership national unifié est au cœur de l’impuissance politique de l’opposition.
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Iran : une opposition foisonnante incapable de parler d'une seule voix
Tandis que la rue iranienne gronde et que la répression s'intensifie, le régime tient. Non par légitimité, mais face à une opposition éclatée, sans leadership ni stratégie commune. Autopsie...
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Parti Toudeh d’Iran
Le 9 janvier 2026
Déclaration du Parti Toudeh d’Iran : Vive le soulèvement dynamique, inclusif et héroïque du peuple iranien contre la dictature d’Ali Khamenei !
Au peuple militant et conscient ; aux travailleurs et à l’ensemble des travailleuses et travailleurs ; aux femmes héroïques ; ainsi qu’à la jeunesse courageuse et aux étudiants d’Iran !
Le soulèvement populaire de protestation, qui a commencé par des manifestations et des grèves dans le bazar de Téhéran, s’est rapidement étendu au cours des treize derniers jours à des dizaines de villes et de localités à travers le pays et constitue désormais un défi majeur pour la dictature au pouvoir. Contrairement aux affirmations du dictateur en place, ce mouvement populaire de protestation n’est pas une création de l’impérialisme américain ni du régime israélien génocidaire, mais le résultat direct des politiques économiques désastreuses du système grand-capitaliste au pouvoir, ainsi que de la corruption généralisée, de l’insécurité et de l’oppression massive imposées à la nation par les dirigeants du régime et leurs collaborateurs. Tout au long de l’histoire contemporaine de l’Iran — y compris durant les plus de cinquante ans de règne de la monarchie Pahlavi [1925–1979] — nous avons été témoins de nombreux autres exemples de telles oppressions, corruptions et pillages, ainsi que du sort final des régimes responsables.
La lutte héroïque de centaines de milliers de personnes dans des dizaines de villes à travers le pays, malgré les tentatives violentes du régime pour la réprimer, est une preuve évidente que l’écrasante majorité du peuple iranien ne veut pas de la poursuite de l’actuel gouvernement corrompu et anti-populaire. En appliquant des politiques néolibérales et une prétendue « chirurgie économique » [thérapie de choc néolibérale], ce régime a plongé des dizaines de millions d’Iraniens sous le seuil de pauvreté et a réduit les conditions de vie des travailleurs et des autres couches laborieuses à un niveau si critique que leurs salaires et revenus ne couvrent même plus les besoins essentiels de la vie. Ce gouvernement a détruit l’économie productive du pays et, par ses politiques étrangères aventureuses visant à « exporter la révolution islamique », a placé l’Iran face à un risque croissant d’intervention étrangère et à ses conséquences catastrophiques.
À l’instar des auteurs de la récente déclaration des « 17 militants politiques et civiques », nous pensons également que « la seule issue viable [à cette situation] passe par l’affirmation de l’action du peuple et de son droit à déterminer son propre avenir… Cette voie ne s’aligne ni sur les despotes internes ni ne passe par la guerre et la dépendance à l’égard des puissances étrangères ». Ce n’est que par une coopération active et efficace, ainsi que par la solidarité entre toutes les forces sociales patriotiques, éprises de liberté et progressistes, que cet avenir pourra être atteint et que cette aspiration, voulue par la grande majorité du peuple iranien, pourra se réaliser.
Le sérieux défi auquel est confronté le soulèvement populaire actuel réside, d’une part, dans l’absence d’une direction nationale cohérente et progressiste et, d’autre part, dans les vastes efforts déployés par les médias impérialistes, tels que la BBC, et par les agents réactionnaires de l’impérialisme sur des plateformes médiatiques comme Iran International, Manoto et d’autres, pour fabriquer artificiellement une direction et un récit mensonger de ces événements. Ces derniers jours, nous avons été témoins d’efforts généralisés de certains de ces médias visant à conférer une légitimité factice aux monarchistes, par la manipulation de vidéos de manifestations — notamment par l’ajout de pistes audio et le montage d’images — afin de présenter de manière trompeuse la restauration de la monarchie comme la revendication centrale de ce soulèvement populaire, puis de promouvoir et d’amplifier ce récit.
Le Parti Toudeh d’Iran estime que le remplacement du système politique actuel, c’est-à-dire la dictature théocratique-capitaliste, par un système monarchique-capitaliste — ce qui impliquerait le rétablissement de l’ancien régime répressif [d’avant 1979], transformant une fois encore l’Iran en base militaire de l’impérialisme dans la région, ainsi que le pillage du pétrole et des autres ressources naturelles du pays — ne saurait équivaloir à l’accès à un avenir libre, affranchi du despotisme, ni à une avancée vers une véritable justice sociale. Les courants et forces qui placent leurs espoirs dans l’administration quasi fasciste de Trump et dans le gouvernement israélien génocidaire pour « libérer l’Iran » ne peuvent en aucun cas être considérés comme les annonciateurs d’un Iran libre, indépendant et prospère. Les expériences douloureuses de l’Irak et de la Libye à la suite d’interventions impérialistes directes dans leurs affaires internes doivent servir de sérieux avertissement et de signal d’alarme pour toutes les forces progressistes et éprises de liberté du pays.
Aujourd’hui, nous devons toutes et tous concentrer l’ensemble de nos efforts et de nos capacités sur la poursuite et l’élargissement de ce soulèvement populaire jusqu’à la victoire. La présence directe et la participation massive des travailleurs et des autres couches laborieuses, des retraités, des fonctionnaires, des intellectuels et des segments patriotiques des couches moyennes de la société dans le mouvement populaire en cours sont essentielles pour renforcer sa capacité. En construisant la solidarité et l’unité d’action entre toutes les forces sociales progressistes engagées dans cette lutte, nous devons nous efforcer d’affronter simultanément la dictature au pouvoir et les menaces de l’impérialisme américain.
La marche vers l’organisation d’une grève générale nationale afin de restreindre puis de démanteler complètement la capacité de la République islamique à continuer de gouverner, ainsi que l’établissement d’un gouvernement national-populaire de transition, avec l’organisation d’un référendum libre et démocratique pour déterminer l’orientation future du pays, figurent parmi les stratégies clés à poursuivre.
Pouvoir à la lutte du peuple contre le régime de la République islamique, contre la pauvreté, le chômage, la discrimination et la répression !
Membres des forces militaires et de sécurité, vous faites partie de cette nation ; rejoignez la lutte du peuple contre le régime autoritaire !
Mettez fin à la répression sanglante et violente des manifestants !
Les attaques contre les centres médicaux et les hôpitaux sont des crimes contre l’humanité — cessez ces attaques !
Tous les détenus du mouvement actuel, tous les prisonniers politiques et tous les prisonniers de conscience doivent être libérés immédiatement et sans condition !
En avant pour jeter les bases d’une grève générale nationale !
Parti Toudeh d’Iran
Le 9 janvier 2026
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Assemblée Nationale :
Communiqué du groupe GDR
(députés communistes, apparentés
et ultra-marins ) :
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