Le partenariat entre la RUSSIE et MADAGASCAR
Au Kremlin, Vladimir Poutine reçoit le président de Madagascar, «un partenaire important de la Russie en Afrique»
Coopération bilatérale, aide humanitaire et perspectives ont structuré les échanges entre Vladimir Poutine et le président malgache de transition, Michaël Randrianirina. Les deux dirigeants ont évoqué le renforcement des liens entre Moscou et Tananarive, dans un contexte marqué par les récentes catastrophes naturelles à Madagascar.
Vladimir Poutine a reçu le 19 février au Kremlin le président malgache de transition, Michaël Randrianirina, en visite officielle en Russie. La rencontre s’est tenue dans la salle verte du Grand Palais du Kremlin. Les échanges ont duré près de deux heures et demie.
Les discussions ont porté sur la coopération bilatérale dans divers domaines ainsi que sur plusieurs questions internationales d’actualité. La présence de hauts responsables russes chargés des Affaires étrangères, des Finances et de la Défense a confirmé le niveau d’importance accordé à cette visite.
Madagascar, un partenaire clé pour Moscou en Afrique
Dès le début des entretiens, Vladimir Poutine a mis en avant la place de Madagascar dans la politique africaine de la Russie. « Madagascar est l’un des partenaires importants de la Russie en Afrique », a-t-il déclaré.
Le président russe a rappelé que l’année prochaine marquerait le 55e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, nouées en 1972. Il a souligné la stabilité et la continuité de ces liens, insistant sur leur caractère durable.
Il a également exprimé le souhait « de discuter de toutes les questions présentant un intérêt mutuel » et a détaillé les principaux domaines de coopération : agriculture, prospection géologique, énergie, médecine, santé et éducation. Vladimir Poutine a notamment rappelé que des étudiants malgaches poursuivaient leur formation dans des établissements d’enseignement supérieur russes et que nombre d’entre eux avaient déjà obtenu un diplôme et une qualification. Moscou se dit prêt à poursuivre cette coopération et à travailler avec Tananarive sur la scène internationale, « notamment au sein des Nations unies ».
Soutien humanitaire et approfondissement des relations
La situation humanitaire à Madagascar a occupé une place importante lors des discussions. Vladimir Poutine a présenté ses condoléances après les deux cyclones qui ont touché plus de 270 000 personnes et causé plus de 40 morts. Il a assuré que la Russie « prend les mesures nécessaires » afin d’apporter une aide concrète au pays.
Ces derniers jours, une aide humanitaire russe a été acheminée à Tananarive. Des cargaisons alimentaires supplémentaires doivent arriver prochainement. L’aide comprend également un hélicoptère Mi-8, des camions et divers équipements.
De son côté, Michaël Randrianirina a remercié Vladimir Poutine pour son invitation, ajoutant que la Russie est une « grande puissance ». Il a exprimé l’espoir d’un soutien dans cette période difficile et affirmé que son pays était prêt à « développer les relations avec la Fédération de Russie dans tous les domaines », citant le social, la santé, l’éducation, l’énergie, les hydrocarbures, le développement des infrastructures et « bien sûr, le domaine militaire ». Il s’est dit disposé à faire passer cette coopération à une nouvelle étape.
La Russie a par ailleurs indiqué être prête à accroître ses exportations vers Madagascar, notamment en volaille et en céréales, ainsi qu’à développer la coopération dans les engrais minéraux et les semences adaptées au climat local.
Cette rencontre au Kremlin marque ainsi une nouvelle phase dans les relations russo-malgaches, fondée sur un dialogue politique régulier, un soutien concret et une coopération élargie dans des secteurs stratégiques.
SOURCE : Presse internationale
LA RUSSIE PREND LE CONTRÔLE STRATÉGIQUE DE L'OCÉAN INDIEN : BASE MILITAIRE À MADAGASCAR DANS LES CARTONS
Après le coup d'État d'octobre 2025 et l'expulsion des forces et de l'influence française, la Russie s'installe en force à Madagascar :
-Livraisons massives d'armes (fusils d'assaut, snipers, systèmes antichars) + 40 militaires russes en décembre 2025
-Délégation Africa Corps (ex-Wagner) dirigée par le général Averyanov → formations actives des forces malgaches depuis janvier 2026 (drones kamikazes, Kalachnikovs, protection fermée du président Randrianarison)
-Rumeurs insistantes d'une base militaire russe en construction ou autorisée, malgré les démentis formels de Moscou fin 2025
Conséquences géostratégiques :
-Contrôle absolu sur la route commerciale du Cap de Bonne-Espérance (lien vital Inde-Atlantique quand Suez est bloqué) via le canal du Mozambique
-Dissuasion directe contre les bases US (Diego Garcia) et françaises (Réunion) dans l'océan Indien
-Accès privilégié aux ressources minières (graphite, nickel, cobalt, terres rares) transférées vers des compagnies russes Madagascar devient le nouveau pivot de l'expansion russe en Afrique de l'Est, sur le modèle Mali/Burkina Faso/Centrafrique : armes + protection en échange d'influence et de ressources. Un camouflage majeur pour Paris et Washington. La multipolarité avance.
SOURCE : @camille_moscow sur X
Madagascar : l’«escale au Kremlin» de Randrianirina pointée du doigt en France
La venue à Moscou du président de la Refondation de Madagascar n’a pas échappé aux médias français, dont une partie a dépeint cette visite comme la preuve du gain d’influence de la Russie dans cette ancienne colonie française. Visite qui, pour certains, se lirait «à l’aune de la guerre d’influence» que Moscou et Paris se livreraient en Afrique.
Rien ne va plus à Tananarive ? Une partie de la presse française est revenue sur l’« escale au Kremlin » que le président malgache a effectué le 19 février « avant de se rendre à Paris » où il serait attendu à la fin du mois. Un « choix d’agenda lourd de sens », peut-on lire dans l’hebdomadaire Le Point, où est évoqué un « basculement diplomatique » de la Grande Ile où la Russie « renforce son encrage ».
« C’est la première fois qu’un président malgache choisit la Russie avant la France pour sa toute première visite d’État officielle », avait notamment souligné une correspondante de TV5 Monde à Madagascar, évoquant le transport en Iliouchine ou encore dans la « fameuse limousine made-in-Russie » de Randrianirina « choyé par le protocole russe ».
Évoquant une Russie « habituellement peu présent[e] sur les crises humanitaires », le quotidien Le Monde a quant à lui notamment évoqué pêle-mêle une livraison en fin d'année d'une « quarantaine de caisses » d'armes et l'aide humanitaire apportée par Moscou à la Grande Ile après le passage du cyclone Gezani le 10 février. Un cyclone qui a fait une soixantaine de morts et près de 400 000 sinistrés. « Ce passage par Moscou avant Paris se lit à l’aune de la guerre d’influence que livre la Russie à la France sur le continent africain », a estimé le quotidien.
« Autre signal et non des moindres : la première interview accordée par le nouveau dirigeant malgache à un média étranger l’a été à la chaîne russe RT (Russia Today), au détriment de médias occidentaux comme RFI, France 24, TV5 Monde ou la BBC », peut-on encore lire dans les colonnes du Point, sous la plume d'un journaliste malgache.
Madagascar est un « grand partenaire » de la Russie
Le 19 février, le président malgache de transition Michaël Randrianirina avait été reçu par le président russe Vladimir Poutine. Près de trois heures d’échanges au cours desquelles les deux chefs d’État ont abordé la coopération entre leurs pays respectifs.
« Nous sommes prêts à développer nos relations avec la Fédération de Russie dans tous les domaines », a notamment déclaré Randrianirina, « que ce soit dans le domaine social, la santé, l'éducation, l'énergie, les hydrocarbures, le développement des infrastructures ou la défense ». Madagascar est un « grand partenaire » de la Russie en Afrique, a pour sa part confirmé Vladimir Poutine.
Cette visite africaine en Russie survient alors que la France a perdu en influence sur le continent africain. Un continent visiblement encore considéré par certains à Paris comme une chasse gardée de l’ex-métropole. Ce repli français a notamment été acté au travers du retrait de ses forces de la bande sahélienne, en partie à l’issue de passes d’armes entre Paris et les capitales de plusieurs États africains à la suite de coups d’État.
Michaël Randrianirina est arrivé au pouvoir en octobre 2025, à l’issue d’une vague de manifestations qui avait traversé le pays. Une protestation populaire que l’armée avait fini par soutenir. Le dirigeant malgache d’alors, Andry Rajoelina, fut exfiltré à bord d’un aéronef de l’armée française, avait révélé RFI. « Un accord avec le président Emmanuel Macron aurait permis cette exfiltration », rapportait alors la radio publique française.
SOURCE : Presse internationale
Liberté d’expression : «si RT veut travailler à Madagascar, vous êtes les bienvenus», assure Randrianirina
Le président de la Refondation de Madagascar, Michaël Randrianirina, a accordé une interview à RT en français lors de son passage à Moscou. Il a fait part des espoirs qu’il plaçait dans un renforcement des relations russo-malgaches et a adressé une invitation à notre chaîne qui, à l’instar d’autres médias russes, demeure interdite dans l’UE.
« Notre politique est de s’ouvrir aux pays avec qui nous pouvons travailler ». À l’occasion de sa venue à Moscou le 19 février – sa première visite officielle depuis son accession au pouvoir en octobre 2025 –, le président malgache Michaël Randrianirina a répondu aux questions de RT en français quant aux espoirs qu’il plaçait dans ce déplacement au cours duquel il s’est entretenu près de trois heures avec son homologue russe Vladimir Poutine.
« Nous avons été en contact dernièrement avec plusieurs entreprises, telles que Geosca, qui veulent investir à Madagascar, et nous les recevons avec plaisir. Nous espérons pouvoir en bénéficier pour apporter du changement à Madagascar », a-t-il détaillé après avoir également évoqué Gazprom et Rosatom ; deux géants russes qu’il espère « attirer » dans la Grande Ile, nous a-t-il confié.
« Concernant notre politique étrangère, nous nous ouvrons à tous les partenariats, avec qui il nous est possible de coopérer », a assuré le chef d’État, après avoir notamment évoqué « le but » de sa gouvernance, à savoir la lutte contre la sous-alimentation à Madagascar. Un défi auquel s’ajoute l’ambition d’élever le niveau de vie de la population malgache, considérée comme l’une des plus pauvre au monde. Défi qu’il entend relever « avec l’aide du gouvernement russe ».
Les deux pays entretiennent par ailleurs déjà des relations – et de longue date – en matière de sécurité et de défense, a rappelé Randrianirina. Une coopération bilatérale qui « remonte à l’époque de l’URSS », a-t-il souligné et d’estimer que celle-ci « n’était pas assez prononcée ». « L’armée malgache n’utilise que des armements russes depuis toujours », a encore déclaré sur cette thématique le commandant du Corps d'armée des personnels et des services administratifs et techniques (CAPSAT).
« Il faut répondre aux réclamations du peuple »
Cette unité de l’armée malgache a joué un rôle clé lorsque, à la mi-octobre 2025, elle s’est jointe aux manifestants, précipitant la chute d’Andry Rajoelina, destitué par l’Assemblée nationale après plusieurs semaines de contestation sociale.
« Premièrement, il faut répondre aux réclamations du peuple qui est descendu dans les rues de la capitale de septembre à octobre », a assuré Randrianirina après que notre journaliste Daria Vaganova a rappelé le contexte de cette arrivée au pouvoir, avant de l’interroger sur la feuille de route en matière d’élections et de réformes.
« Deuxièmement, il faut une concertation nationale, ce qui veut dire la préparation d’élections et une modification du code électoral et des listes électorales », a ajouté celui qui, au cours d’un discours le 17 octobre 2025, lors d’une cérémonie de prestation de serment à la Haute cour constitutionnelle, a promis de « travailler avec toutes les forces vives de la Nation » ainsi qu’« une rupture avec le passé ». Durant ce discours, Randrianirina avait félicité le peuple malgache « mû par la volonté du changement » et sa jeunesse « audacieuse » et « victime d’injustice » qui « espère un futur plus prometteur et un avenir plus sûr pour eux et pour les générations à venir ».
« Comme vous le voyez, nous n’avons arrêté personne souhaitant s’exprimer dans les rues, à l’exception de ceux qui visent à troubler l’ordre public », a par ailleurs déclaré le chef d’État malgache, interrogé sur la liberté d’expression – notamment à l’aune du blocage de RT et d’autres médias russes au sein de l’UE depuis l’éclatement du conflit russo-ukrainien –, avant de mettre également en avant les « efforts du gouvernement » de Madagascar en la matière.
« Nous, à Madagascar, nous pensons que cette liberté d’expression nous aide à nous améliorer et à nous guider vers le changement. Donc, si RT veut travailler à Madagascar, vous êtes les bienvenus, vous pouvez même vous lancer chez nous dès demain », a-t-il déclaré à l’occasion de ce deuxième entretien accordé à notre chaine depuis son accession au pouvoir.
SOURCE : Presse internationale


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