« LFI, c’est un parti anti-France » : quand une ministre macroniste reprend une expression pétainiste
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« LFI, c’est un parti anti-France » : Aurore Bergé reprend une expression pétainiste pour attaquer la gauche
Aurore Bergé, ministre déléguée à l’Égalité femmes-hommes, a qualifié LFI de parti « anti-France », un terme utilisé par l’extrême droite antisémite au XIXe et XXe siècle. Après une semaine d’appels du pied de plusieurs macronistes à l’extrême droite en reprenant des expressions vichystes, elle a appelé « la gauche » à rompre « de manière définitive » avec LFI au « risque de perdre des villes » aux élections municipales, et le RN à retirer ses candidats pour empêcher la victoire d’un candidat soutenu par la France insoumise.
Énième outrance après une semaine noire pour la République. Après la mort de Quentin Deranque, militant d’extrême droite à Lyon, les anathèmes du RN et des macronistes ont fleuri contre la gauche et l’antifascisme. Pas en reste, la ministre déléguée à l’Égalité femmes-hommes, Aurore Bergé, a déclaré dimanche 22 février au micro d’Europe 1/CNews/Les Échos que « LFI c’est de l’antisémitisme, LFI c’est un parti anti-France et LFI c’est un parti qui appelle et revendique ou assume une part de violence ».
Le tout sans être reprise par les journalistes en plateau, pourtant chargés de garantir la véracité des assertions prononcées par les responsables politiques. Le terme « anti-France », apparu lors de l’affaire Dreyfus dans les milieux antisémites et généralisé sous Vichy pour qualifier LFI survient quelques jours après que la candidate macroniste à la mairie de Marseille, Martine Vassal, a repris la devise pétainiste lors d’un débat.
« Est-ce que la gauche est prête, de manière définitive, à rompre » avec la France insoumise
Aurore Bergé a fait feu de tout bois contre la gauche, à quelques jours des élections municipales : « Est-ce que la gauche est prête, de manière définitive, à rompre » avec la France insoumise, « au risque peut-être de perdre un certain nombre de villes ? J’entends ces derniers jours des voix qui disent l’inverse », a déclaré la ministre.
Avant de tendre la main au Rassemblement national et Jordan Bardella qui « a parlé de cordon sanitaire avec LFI : qu’il le montre aussi au moment des élections municipales », a poursuivi la ministre. « Pourquoi maintiendrait-il des candidats dans des villes où ils savent que le RN n’a aucune chance de gagner, et où LFI peut gagner ? »
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