SALON DE L’AGRICULTURE 2026 : l’agro-business contre l’agriculture paysanne
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Alors que le Salon International de l’Agriculture bat son plein Porte de Versailles, cette édition 2026 restera comme celle de la désolation et de la colère.
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Pour la première fois, l’immense majorité des bovins brille par leur absence, victimes collatérales de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et de la gestion catastrophique du gouvernement. Si le gouvernement macroniste tente de faire de la communication en se félicitant de la régression de l’épidémie, sur le terrain, les éleveurs ont choisi la solidarité et n’ont pas amené leurs bêtes, refusant de faire la « vitrine » d’un système qui les étrangle.
Cette absence physique est le symbole d’une absence bien plus grave : celle d’une politique agricole souveraine. Le hall 1, temple de l’élevage, sonne creux, remplacé par des hologrammes et des enregistrements de sonnailles, triste métaphore d’une agriculture que l’on voudrait dématérialisée pour mieux la livrer aux appétits du grand capital. Pendant ce temps, Emmanuel Macron, sous haute surveillance policière, a inauguré un salon déserté par les principaux syndicats (Coordination Rurale, Confédération Paysanne), boycottant ce qu’ils appellent justement la « cogestion » entre le gouvernement et l’agrobusiness.
Pendant que le président vante sa « montée en gamme » — une politique qui a conduit la balance commerciale agricole française au plus bas depuis 25 ans —, les agriculteurs sont étranglés par les accords de libre-échange comme le Mercosur, les inondations et une PAC taillée pour les géants de l’industrie agroalimentaire. La présence massive des grandes surfaces, dénoncée par les éleveurs, transforme ce salon en supermarché géant, où le produit prime sur le producteur.
Ce salon sans vaches est le révélateur d’un pays sans boussole. Derrière les stands de dégustation et les barnums publicitaires, c’est la détresse d’un métier sacrifié au nom de la rentabilité qui s’expose.
Pour sauver nos campagnes, pour une agriculture paysanne, sociale et écologique, débarrassons-nous du système Macron et de la dictature des marchés ! Dégageons Macron, sortons de l’UE !
SOURCE :
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Salon de l'agriculture 2026 : l'agro-business contre l'agriculture paysanne - Jeunesse du monde
Ce salon sans vaches est le révélateur d'un pays sans boussole. Derrière les stands de dégustation et les barnums publicitaires, c'est la détresse d'un métier sacrifié au nom de la rentabili...
«C’est une catastrophe cet homme» : sur fond de crise, Macron a inauguré un Salon de l’agriculture sans vache
La 62e édition du Salon de l’agriculture a ouvert ses portes le 21 février à Paris. Une édition marquée par l’absence de bovins, en raison de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse qui a sévi dans plusieurs régions françaises, ainsi que par le boycott annoncé par plusieurs syndicats, furieux de la sourde oreille de l’exécutif.
C’est un Salon de l’agriculture qui, une nouvelle fois sous l'ère Macron, s’ouvre sous le signe des tensions. Pour la première fois depuis sa première édition, en 1964, aucune vache ne sera présente Porte de Versailles cette année. Une décision prise par les organisateurs de l’événement du fait de l’inquiétude du monde agricole à l’égard de l’épidémie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC).
Une maladie face à laquelle le gouvernement français a décidé d’appliquer strictement les consignes européennes : à savoir en « dépeuplant » – en abattant tous les animaux – systématiquement les troupeaux où un cas positif est décelé. Cette gestion de la crise sanitaire a provoqué incompréhension et colère chez les éleveurs.
En amont de la cérémonie d’ouverture, la Confédération paysanne et la Coordination rurale avaient annoncé boycotter cet événement inaugural orchestré autour du président français. « Nous ne sommes pas venus pour cautionner ce show, nous ne sommes pas venus pour sauver l’image de monsieur le président », a déclaré au micro de BFMTV, Thomas Gibert, porte-parole national de la Confédération paysanne.
« On a bien vu que son seul intérêt était de sauver son petit show présidentiel »
Celui-ci a fustigé le protocole sanitaire appliqué par les autorités françaises face à la DNC, redoutant une résurgence de la maladie au printemps lorsque « les vecteurs vont se réveiller ». « Vu que la politique sanitaire n’a pas changé, on n’a pas envie de revivre les mêmes drames », a-t-il insisté, en référence à ces abattages contre lesquels des agriculteurs s’étaient élevés et contre lesquels – en retour – les autorités françaises avaient été jusqu’à mobiliser hélicoptères et blindés.
Également parmi les griefs du syndicaliste : l’absence de « réponse » du chef de l’exécutif français sur la question des revenus au sein du monde paysan. « On a rencontré Macron il y a quelques semaines de cela et on a bien vu que son seul intérêt était de sauver son petit show présidentiel, de sauver cette inauguration qui est traditionnelle », a-t-il précisé.
« Il n’y a aucune raison qu’on aille autour de la table pour discuter de quoi que ce soit, puisqu’il ne souhaite pas entendre les revendications du terrain », a conclu Thomas Gibert, réaffirmant le « boycott pur et dur » de la Confédération paysanne.
« On est en train de crever la gueule ouverte »
« Par les choix sanitaires qui ont été défendus par le gouvernement, par la ministre [de l'Agriculture Annie Genevard], on peut se féliciter d'être en train de gagner le combat durablement » contre la DNC, avait pour sa part déclaré quelques instants plus tôt aux journalistes Emmanuel Macron.
«Ce gars […] il faut le huer à chaque fois que vous le voyez, c’est une catastrophe cet homme ! Il faut qu’il dégage ! », a lancé, également aux journalistes, la co-présidente de la Coordination rurale du Lot-et-Garonne, Karine Duc. « On est en train complètement de crever la gueule ouverte », a-t-elle déclaré furieuse. « Ça suffit d'avoir des gens à la tête du pays qui n'en ont strictement rien à faire. »
PT


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