BOLIVIE: les MOBILISATIONS OUVRIÈRES contre le gouvernement de Rodrigo Paz s'intensifient - L'ancien président Evo MORALES menacé d'assassinat
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En Bolivie, les mobilisations ouvrières contre le gouvernement de Rodrigo Paz s'intensifient.
17 mai 2026
Les manifestations s'intensifient en Bolivie dans le cadre d'une grève nationale contre le président Rodrigo Paz. Les travailleurs rejettent la politique sociale et les mesures d'ajustement économique du gouvernement. Sous la pression intense des manifestants, le gouvernement a accepté d'entamer un dialogue avec certains syndicats. Un dispositif policier et militaire a également été déployé afin d'établir un corridor humanitaire et d'assurer l'acheminement de médicaments et de nourriture vers La Paz et El Alto.
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17 mai 2026
Par Alberto Giovanelli
Menées par des mineurs, des ouvriers et des enseignants, les manifestations se sont intensifiées hier à travers le pays. Le gouvernement tente de répondre par la répression, mais il a été mis en échec dans les rues de La Paz et d'El Alto par une résistance populaire qui a contraint les forces de police et militaires à battre en retraite.
L'alliance ouvrière-paysanne assiège le gouvernement et compte aujourd'hui plus de 80 barrages routiers, un nombre qui devrait encore augmenter. Cette alliance s'est renforcée grâce à l'intégration de secteurs populaires, notamment les Conseils de quartier d'El Alto et la Confédération des travailleurs indépendants. La base scande : « À bas Rodrigo Paz ! Le gouvernement incompétent doit démissionner ! »
Le parti au pouvoir a perdu toute influence et toute légitimité pour engager des négociations. Le pouvoir des riches, des compagnies pétrolières et agroalimentaires, des banques et des oligarques, ainsi que l'intervention américaine et son gouvernement fantoche, sont contestés avec force. Ce mouvement se transforme objectivement en une insurrection des majorités exploitées et opprimées.
Le gouvernement est entré trop tôt dans la zone sinistrée et a subi une érosion rapide de sa légitimité.
Le pays entre à nouveau dans une ère de « dualité des pouvoirs ». On constate une fois de plus l’existence d’un État bourgeois (restauré par Paz) et d’un pouvoir populaire qui résiste à l’obéissance.
En résumé, le gouvernement conserve l'appareil d'État, mais celui-ci est fortement désorganisé et affaibli ; les syndicats regagnent du terrain dans la rue, aux côtés des mouvements sociaux, de quartier et même étudiants, qui occupent objectivement le centre de l'échiquier politique. À droite également, Tuto Quiroga tente de tirer profit de ce déclin, tandis que le mécontentement populaire grandit sans qu'aucun leader ne se dégage.
La direction syndicale elle-même tire des conclusions après avoir conclu un accord avec le gouvernement en janvier. À l'époque, suite à ces accords, elle a essuyé des critiques acerbes de la part des paysans de base qui ont commencé à désavouer leurs dirigeants ; des représentants de la province d'Omasuyos ont attaqué à coups de fouet la voiture dans laquelle voyageait le responsable de la principale organisation ouvrière, et même le COB (Centre des travailleurs boliviens) a dû se critiquer publiquement. C'est pourquoi, aujourd'hui, ils exigent la démission de Paz sans condition.
Le mouvement populaire du COB, avec son alliance ouvrière et paysanne, démontre qu'il possède un pouvoir immense et qu'il peut donner un caractère formel au double pouvoir qui existe dans les rues.
Heure après heure, minute après minute, à mesure que la mobilisation s'intensifie, il devient de plus en plus évident que l'offensive impérialiste et interventionniste des États-Unis et de leur gouvernement fantoche peut être vaincue. Il est possible de lutter non seulement pour des revendications économiques, mais aussi pour le pouvoir politique des institutions ouvrières. Le pouvoir de l'alliance ouvrière-paysanne. Concrètement, la prochaine étape consiste à sensibiliser l'opinion publique à la lutte pour la direction du COB (Centre des travailleurs boliviens), des organisations paysannes, des organisations de quartier et des mouvements de jeunesse.
Par conséquent, tout en déclarant une grève générale jusqu'à la chute du gouvernement, nous devons simultanément préparer le programme des travailleurs, des peuples et des paysans pour résoudre la crise, en opposition directe au programme néolibéral que Paz met en œuvre.
Le PIB bolivien est le fruit du travail d'une majorité exploitée et opprimée. Ceux qui s'accaparent l'essentiel des profits issus de cette richesse ne sont pas les travailleurs qui la produisent, mais l'oligarchie, la bourgeoisie et l'impérialisme. Cette élite bancaire, agroalimentaire, foncière, pharmaceutique et pétrolière, qui refuse de contribuer au financement de la crise, dissimule ses profits dans des paradis fiscaux. Il ne s'agit pas de contribution, mais de pillage. Il est impératif d'imposer une taxe conséquente à ces pilleurs, de récupérer la richesse générée par le travail du pays pour le bénéfice de la nation et de mettre en place un monopole sur le commerce extérieur – un plan de développement bien plus efficace entre les mains d'un véritable gouvernement des travailleurs, des paysans et du peuple.
Grève générale jusqu'à la chute du gouvernement !
Des assemblées populaires et démocratiques pour les ouvriers et les paysans afin de débattre du plan de gouvernement alternatif !
Pour un gouvernement du peuple, de ceux qui n'ont jamais gouverné, du COB, des communautés autochtones, des paysans, des jeunes, des conseils de quartier !
SOURCE :
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En Bolivie, manifestations et barrages routiers font craindre « une déstabilisation de l’État »
Les manifestants, qui demandaient des augmentations salariales, des mesures contre l’inflation et le retrait d’une loi controversée sur la propriété agraire, exigent désormais la démission du président de centre droit Rodrigo Paz. La presse du pays décrypte pour l’occasion les faux pas de son début de mandat.
VOIR LE LIEN CI-DESSOUS :
AUTRE LIEN :
Evo Morales dénonce un plan d’assassinat orchestré par les États-Unis.
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Evo Morales a mis en garde contre le contrôle des forces armées boliviennes par « des marines américains et des agents de la DEA paraguayens, qui n'hésitent pas à massacrer nos frères et sœurs qui vivent dans la région du Trópico ».
Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine-Bolivar Infos
L’ancien président bolivien Evo Morales a dénoncé vendredi le fait que les États-Unis (USA) avec le soutien du Gouvernement de Rodrigo Paz, envisage son assassinat ou son arrestation grâce à une opération militaire avec la DEA et le Commandement Sud.
Morales a affirmé sur ses réseaux sociaux que les États-Unis « ont ordonné au Gouvernement de Rodrigo Paz d’exécuter une opération militaire avec le soutien de la DEA et du Commandement Sud pour m’arrêter ou me tuer. »
Le dirigeant indigène pense que sont directement impliqués dans ce complot Carlos «Zorro» Sánchez Berzaín, qu’il a identifié comme « un ancien ministre du Gouvernement de Gonzalo Sánchez de Lozada qui s’est réfugié à Miami après le Massacre d’Octobre Noir (2003) » et Ernesto Justiniano, vice-ministre de la Défense Sociale qui «se trouve à Washington».
En plus de cette opération militaire présumée, Morales a signalé qu’il était victime de « campagnes de discrédit, d’insultes et d’accusations sans fondement » par « des experts en guerre sale et en fausses informations »et il a mentionné l’Argentin Fernando Cerimedo, envoyé en Bolivie par le président de droite Javier Milei dont les « opérations sales ont déjà été révélées par des journalistes boliviens honnêtes. »
L’ancien président bolivien a aussi précisé les éléments militaires qu’il soupçonne d’être impliqués dans cette conspiration comme la « neuvième division de l’Armée » commandée par le colonel Franz Andrade Loza qui se trouve « dans le tropique » que le « Gouvernement a promis d’élever au grade de général et de le nommer commandant des Forces Armées s’il vient à bout d’Evo».
Il a également mentionné la présence du « F-10 dépendant du commandant en chef des FFAA, le général Víctor Hugo Balderrama, commandé par le lieutenant-colonel Carlos Giménez Ortuño, ancien adjoint au ministre de la Défense de Jeanine Añez, Fernando López », ainsi que quatre autres noms non précisés.
Enfin, Morales a alerté sur le fait que les Forces Armées boliviennes sont contrôlées par « des marins nord-américains et des agents de la DEA paraguayens à qui il importe peu de massacrer des frères et des soupers qui résident dans e Tropique. »
SOURCES :
Munna Ballout Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine-Bolivar Infos L'ancien président bolivien Evo Morales a dénoncé vendredi le fait que les Etats-Unis (USA) avec le soutien du ...
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BOLIVIE : Un mandat d’arrêt contre Evo Morales
12 Mai 2026
Bolivie : les partisans d'Evo Morales menacent de se mobiliser après le mandat d'arrêt lancé contre lui
« S'ils s'en prennent à Evo Morales, le pays va connaître des troubles comme vous ne pouvez l'imaginer ; il y aura une insurrection sur le territoire national bolivien », a averti le dirigeant des cultivateurs de coca Dieter Mendoza.
Traduction Françoise Lopez pour Amérique latine-Bolivar Infos
Le dirigeant des cultivateurs de coca Dieter Mendoza a averti lundi qu’une éventuelle arrestation de l’ancien président Evo Morales (2006-2019) provoquerait une insurrection et des troubles dans le pays. Mendoza a rejeté la décision d’un tribunal de Tarija (sud) qui déclare Morales en rébellion et a émis un mandat d’arrêt dans le cadre d’un procès contre lui pour soi-disant traite d’êtres humains aggravée, ce que l’ancien président et spa défense qualifient de persécution politique.
Mendoza a affirmé à radio Kawsachun Coca qu’en cas d’arrestation de Morales, les secteurs sociaux rejoindraient les mobilisations de la Centrale Ouvrière Bolivienne (COB) et des syndicats paysans qui bloquent les routes pour exiger la démission du président Rodrigo Paz.
« S’ils touchent à Evo, le pays va connaître des troubles comme vous ne pouvez l'imaginer ; il y aura une insurrection sur le territoire national bolivien », a averti le dirigeant des cultivateurs de coca Dieter Mendoza qui a appelé instamment les secteurs du Tropique de Cochabamba à rester en alerte maximale et sur lapide de guerre.
Auparavant, Le premier tribunal de sentence de Tarija avait déclaré Evo Morales en rébellion et émis un mandat d’arrêt contre lui après que celui-ci n’ait pas assisté à l’audience du procès oral concernant cette affaire.
Face à l’absence de Morales et de ses avocats, le tribunal a décidé que la procédure serait suspendue jusqu’à ce que l’homme politique se présente devant la justice ou qu’il soit arrêté. Le procureur de Tarija a fait savoir que la défense privée n’avait pas présenté de justificatifs de l’absence, c’est pourquoi des avocats commis d’office ont été désignés pour défendre l’ancien président.
Cindy Vargas : Il n'y a eu ni fait ni exploitation
Cindy Saraí Vargas Pozo, identifiée par le procureur comme la victime présumée de l’affaire de soi-disant traite d’êtres humains aggravée a présenté un mémoire auprès du premier tribunal chargé de lutter contre la violence à l'égard des femmes de Tarija, demandant le classement de l'affaire. Dans ce document judiciaire, Mme Vargas Pozo affirme à plusieurs reprises : « Je ne suis pas une victime, il n'y a pas eu de faits, pas plus qu'il n'y a eu d'exploitation ».
La jeune femme fait valoir que le délit de traite des êtres humains ne peut être retenu si elle-même nie l'existence de violations. Elle a également dénoncé des irrégularités dans le respect des garanties procédurales, soulignant l'absence de notifications et l'ouverture du procès sans que les exceptions légales préalables aient été tranchées.
Vargas Pozo, qui se trouve en dehors de la Bolivie, a refusé la représentation des institutions étatiques et a demandé la nullité de l’ordonnance d’ouverture du procès. La procédure pénale est toujours en cours alors que le tribunal évalue les arguments exposés dans ce mémoire.
Le début de la phase de procès à Tarija se déroule dans un contexte de forte polarisation politique. Morales a systématiquement dénoncé avoir fait l’objet de poursuites judiciaires et politiques, soulignant que le procès pour traite aggravée s’ajoute à d’autres enquêtes diffusées par les médias locaux qui tentent de le lier à des faits présumés liés au trafic de drogue aux États-Unis.
SOURCES :


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