Paradis Perdu – à propos de SOVIETICA d’Irina Malenko
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SOVIETICA
29, 00 euros
Ce siècle (1917-2017) fut le théâtre, comme on sait, de l’affrontement de deux systèmes antinomiques, le capitalisme et le socialisme, mais aussi, corollairement, et ceci reste pour l’essentiel un impensé, de deux anthropologies antinomiques, homo oeconomicus et homo sovieticus, qui avaient poussé sans grand contact de chaque côté de la digue. En 1989-1991 les vannes ont été subitement ouvertes…
À travers le présent récit autobiographique livré par une Soviétique, Irina Malenko, qui dut dans les années 90 émigrer aux Pays-Bas puis en Irlande, c’est le télescopage de ces deux anthropologies qui nous est raconté ; narration faite de va-et-vient entre elles, dans le temps et la géographie.
Dans une véritable balade à ciel ouvert dans l’idéologie « libérale libertaire » (voir Michel Clouscard, Éditions Delga), essence ultime d’homo oeconomicus, Irina Malenko, qui ayant grandi en URSS a été de fait préservée de la contamination de cette chimère, montre un Occident malade de l’instant trivial même qu’il corrompt (la séquence logique production-consommation y est retournée pathologiquement en son inverse), et nous découvre en contrepoint homo sovieticus comme son édifiante « rédemption ».
Comme tous les sondages en Russie aujourd’hui le montrent, les ex- Soviétiques regrettent majoritairement l’URSS et, ayant expérimenté à leur corps défendant et à leurs dépens les « miracles » du libéralisme débridé, ratifieraient sans aucun doute pour la plupart le point de vue anthropologique d’Irina Malenko.
La publication de ce livre sans équivalent constitue un événement éditorial inédit majeur.
Irina MALENKO
ISBN 978-2-37607-150-1
508 pages
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Ce livre est un événement dans le monde de l’édition, tant par son sujet que par la manière d’aborder ce dernier. Il s’agit d’un témoignage, celui d’une personne ayant pu comparer entre eux deux modes de vie, le soviétique et l’occidental. L’analyse, passionnante en elle-même, s’enrichit encore de l’évocation de la vie de cette personne, de ses enthousiasmes, de ses amours et de ses regrets. Cette évocation n’est cependant pas gratuite : elle constitue un trajet d’individuation offrant, dans son mouvement dialectique, la perspective d’une renaissance, celle de l’Union Soviétique disparue.
1- Un récit de vie.
Soviética se présente au premier abord comme un récit de vie, retraçant l’itinéraire d’une femme née en Union Soviétique, et ayant émigré aux Pays-Bas, puis en Irlande. Itinéraire qui, à travers le récit de ses amitiés et de ses amours, lui permet de relater quelques différences essentielles entre les différents modes de vie. Tout d’abord dans le rapport au travail. Jénia Kalachnikova (le nom de cette femme dans cette biographie) note une différence dans les attitudes du travailleur face à son travail. Par exemple, si en Occident on remarque des incohérences dans l’organisation du travail, il est impossible de soulever ces questions, sous peine de se faire licencier. Un autre exemple : Jénia dénonce le sourire obligatoire prôné par les sociétés occidentales, en particulier par McDonald’s, chez qui on lui demandait de sourire alors qu’elle était en cuisine et n’avait aucun contact avec la clientèle. Jénia oppose à cette injonction du sourire l’esprit de sérieux des Soviétiques, pour qui il est hors de question d’arborer à tout bout de champ le « sourire du jeune chiot ».
Jénia aborde aussi la question des études, dans lesquelles elle relève des différences importantes, et premièrement la question du coût, important en Occident, tandis qu’en URSS les études se signalaient par leur gratuité. De plus Jénia regrette le dilettantisme qu’elle trouve en Occident, et qu’elle oppose au systématisme dont elle avait l’habitude en URSS.
Enfin, les relations interpersonnelles, qui forment comme la trame de cette biographie. Jénia note qu’en Occident elles sont fondées sur des rapports d’argent, avec une hypocrisie mal dissimulée, et qu’elles sont trop souvent teintées de racisme, particulièrement aux Pays-Bas. Jénia Kalachnikova rappelle que la fortune de l’Occident trouve son origine dans la traite négrière et la colonisation. Si le racisme, et Jénia le regrette, n’est pas absent de l’URSS, il y est contrebalancé par l’attention aux autres prônée par l’idéologie soviétique.
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Paradis Perdu - à propos de Soviética d'Irina Malenko - INITIATIVE COMMUNISTE
Ce livre est un événement dans le monde de l'édition, tant par son sujet que par la manière d'aborder ce dernier. Il s'agit d'un témoignage, celui d'une


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