CGT : phénomène du « panier percé » - Comment recruter de nouveaux adhérents…sans en perdre
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Le 26 juin 2026
Par Simon Mauvieux
Depuis 2023, la CGT enregistre de hauts taux d'adhésion. Mais ses syndicats peinent à conserver leurs adhérents. Une étude scientifique commandée par la CGT à l’Institut de recherches économiques et sociales (Ires) a décortiqué ce phénomène du « panier percé » et le congrès de juin a permis d'acter des mesures pour y faire face.
Théo travaille dans une multinationale du e-commerce. Jeune cadre, il n'avait aucune expérience syndicale jusqu'à ce qu'on lui tende un tract de la CGT à l'entrée de ses bureaux. Entre nouvelles règles de télétravail qui ne lui conviennent pas et menaces de licenciement, il décide de franchir le pas et de se syndiquer. « J'ai rempli le formulaire en ligne, réglé mes deux mois de cotisations, puis il ne s'est rien passé », raconte-t-il.
Une situation malheureusement courante, que Baptiste Pagnier ne connaît que trop bien. Syndicaliste CGT Fercsup, et militant à l'UD Paris, il est en charge de l'accueil des nouveaux adhérents et de leur formation. « En 2025, 80 % des personnes qui ont adhéré en ligne n'ont pas été recontactées après avoir envoyé leurs formulaires », se désole-t-il.
En effet, sur les 7 787 salariés du privé qui ont souhaité se syndiquer via le formulaire en ligne, seuls 21 % d'entre eux ont réellement rejoint la CGT. L'écrasante majorité des adhésions n'ont tout simplement pas été validées par leur syndicat de rattachement.
Pour mieux accueillir les nouveaux adhérents, dont le nombre a explosé depuis le mouvement contre la réforme des retraites de 2023, la CGT a donc commandé une étude à l'Institut de recherches économiques et sociales (Ires), parue en février dernier.
Le coordonnateur de l'étude, Pierre Rouxel, revient sur le point de départ de ce travail de recherche : « Il y avait d'une part la volonté de la direction confédérale de faire des questions d'organisation un enjeu central, avec la nécessité de renforcer l'organisation pour être capable d'élever le rapport de force, généraliser les grèves et les conflits comme celui contre la réforme des retraites. D'autre part, il fallait réfléchir à comment mieux intégrer les nouveaux syndiqués qui ont afflué depuis 2023 ».
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