Le « jacobinisme » du député LFI Bernalicis
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Par Dominique Mutel
Monsieur Bernalicis,
député LFI se réclame du jacobinisme et de l’héritage de Robespierre. Lors du débat sur l’autonomie de la Corse dont il soutient le projet, devant Benjamin Morel, constitutionnaliste hostile à l’autonomie de l’île, il a montré que son jacobinisme avait des limites, bien qu’insoumis, et que sa position menaçait la République Une et Indivisible de Robespierre, ce qui ouvrirait aussi la voie au saut fédéral européen.
Faut-il citer Robespierre pour justifier ce soutien à l’autonomie de la Corse conduisant logiquement à l’indépendance ? D’ailleurs, la présence à l’Assemblée de Monsieur Simeoni, avec le drapeau corse à côté du drapeau européen (illégal car rejeté par les Français en 2005) sans la présence du drapeau français, est révélateur de ce qui pourrait suivre.
Faut-il se dire jacobin et invoquer le « camarade » Robespierre pour être franchement attaché à la République Une et Indivisible, héritage de ce grand révolutionnaire ?
Robespierre ne se méfiait-il pas de ceux qui faisaient entendre des aboiements révolutionnaires (tout ce qui brille n’est pas or) mais qui travaillaient à la perte de la République ?
À quelques mois des présidentielles, n’y aurait-il pas peut-être des vues sur l’électorat corse ? Car la coïncidence est étrange…
Une Corse autonome puis indépendante exciterait les envies des groupes financiers pour l’exploitation des réseaux d’eau, d’électricité, des secteurs de la santé et de l’éducation, du littoral. Que se passerait-il pour les Corses qui voudraient rester dans la République Une et Indivisible, même si les autonomistes arguent du fait qu’à travers les scrutins électoraux
la population aspire à l’autonomie et qu’il faut respecter le choix des électeurs (et celui de 2005) ?
Non, Monsieur Bernalicis, il ne suffit pas de citer Robespierre et de s’en faire un camarade, voire un pote, pour être authentiquement jacobin.
Dominique Mutel
SOURCE :
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CORSE : l’autonomie de l’île suscite la controverse
À la veille du vote solennel à l’Assemblée nationale, 263 maires corses apportent leur soutien au projet d’autonomie, tandis que la méthode employée et les implications du texte divisent élus et opinions.
Alors que les députés doivent se prononcer ce mardi 23 juin 2026 sur le projet de loi constitutionnelle « pour une Corse autonome au sein de la République », les élus locaux de l’île manifestent massivement leur appui.
Soutien massif des maires, mais controverse sur la méthode
263 maires : 176 en Haute-Corse sur 236 et 87 en Corse-du-Sud sur 124, ont signé un courrier adressé aux 577 députés pour soutenir le texte, selon les associations d’édiles. « C’est une bonne base pour avancer », estime Don Marc Albertini, président de l’Association des maires de Haute-Corse, tout en respectant les avis divergents.
Il souligne la volonté des communes de participer à la réforme, notamment via la future loi organique. Le courrier, envoyé en urgence vendredi 19 juin avec une réponse sous 48 heures (silence valant accord initialement), a suscité des critiques.
François-Xavier Ceccoli, député de la Corse et conseiller municipal de San Giuliano a dénoncé « du jamais vu sur notre île ».
L’association a rectifié le 21 juin pour ne retenir que les accords explicites. « Il s’agit simplement de bénéficier, à la veille du vote, d’un appui supplémentaire pour ce projet important pour l’avenir de la Corse », a justifié Don Marc Albertini.
Certains internautes dénoncent une « pression » ou une « démocratie de Simeoni », tandis que des soutiens y voient une légitime expression des élus de terrain.
Le projet prévoit la reconnaissance d’intérêts propres à l’insularité corse et un pouvoir d’adaptation des normes. Il fait l’objet de vifs débats : les opposants, dans une tribune du Monde, craignent un renforcement des clans, un risque d’autocontrôle et une atteinte à l’unité républicaine.
C’est également la critique formulée par l’ancienne députée Insoumise Raquel Garrido qui dénonce « La notion de "lien singulier à la terre" » comme étant « une évolution alarmante ».
Le RN, lui, propose un contre-projet d’autonomie insulaire sans pouvoir législatif plein et avec préférence régionale. À gauche, les positions restent partagées, avec des incertitudes chez LFI et les socialistes qui se voient accusés de contradictions en défendant l’autonomie et le droit du sang en Nouvelle-Calédonie, mais pas en Corse. Le vote à l’Assemblée apparaît incertain dans son ampleur, même si une adoption semble probable, avant un parcours plus difficile au Sénat. Les maires espèrent que, au-delà du débat constitutionnel, ils seront associés aux aspects opérationnels pour « améliorer la vie des Corses ».
PT


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