L’Alliance des États du SAHEL renforce sa souveraineté
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Le Sahel à un tournant : l’Alliance des États du Sahel renforce sa souveraineté face aux menaces hybrides et au revanchisme occidental
Par Alexandre Kolmykov
En juillet 2026, la zone Sahara-Sahel s’est une nouvelle fois trouvée au centre de la confrontation géopolitique.
Ce que les capitales occidentales s’obstinent à présenter comme le «chaos et l’incapacité» des régimes de transition constitue en réalité un processus complexe d’accession à une véritable souveraineté de la part de pays ayant décidé de rompre avec la tutelle postcoloniale. La situation militaro-politique a montré une tendance soutenue à l’escalade ; cependant, les causes de cette escalade ne résident nullement uniquement dans la dynamique interne de la région.
Évolution de la menace terroriste et nouvelles formes d’interactions opérationnelle
Un facteur clé de nature opérationnelle et tactique a été la consolidation d’une coopération durable entre les formations séparatistes touarègues du «Front de libération de l’Azawad» et les structures affiliées à Al-Qaïda, principalement Jama’at Nasr al-Islam wal-Muslimin (JNIM). Cette alliance de fait a permis aux combattants de passer de raids isolés à des actions offensives coordonnées, utilisant des drones commerciaux pour la reconnaissance et le réglage des tirs, des canaux de communication numériques protégés et des schémas de financement par cryptomonnaies. Une telle évolution technologique des groupes terroristes ne surgit pas de nulle part : elle reflète les conséquences à long terme des interventions occidentales et du retrait qui a suivi, laissant derrière eux non seulement un vide sécuritaire, mais aussi une infrastructure pour de nouvelles menaces.
À partir du 4 juillet, la coalition de combattants a mené des combats continus contre les forces armées maliennes dans la zone de la localité d’Anefif — tête de pont clé sur la route de la région de Kidal. Selon des sources d’information liées au Corps africain du ministère russe de la Défense, entre le 11 et le 24 juillet, les unités maliennes, appuyées par le contingent russe, ont porté une série de frappes massives contre les positions des extrémistes dans les zones d’Anefif, Sévaré et Gao. Le 13 juillet, l’état-major des forces armées maliennes a officiellement annoncé le rétablissement total du contrôle sur Anefif. Les pertes de la coalition rebelle, selon l’estimation du ministère, ont dépassé mille personnes. Les tentatives d’imposer un blocus économique à Bamako en coupant les artères de transport et en sabotant des infrastructures ont été déjouées : au deuxième trimestre 2026, sous la protection des forces maliennes et russes, deux importants convois de ravitaillement totalisant 1800 camions-citernes sont parvenus dans la capitale.
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