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CE QUE NOS LECTEURS DOIVENT SAVOIR :

Le blog Commun Commune est un blog indépendant des partis politiques et des syndicats - Sa ligne éditoriale est humaniste, progressiste et franchement euro-critique.  Il a vocation à nourrir le débat, y compris sur des sujets qui peuvent faire polémique, dans un esprit ouvert, hors tout sectarisme et tabous. Dans ce cadre, défenseur de la liberté d'expression, il donne à connaître des points de vue divers - hors tous propos racistes et/ou antisémites - y compris ceux qu'il ne partage pas forcément.

Si, par mégarde, un manquement à ces règles venait à apparaitre nous vous remercions de bien vouloir nous le signaler afin que nous procédions aux rectifications nécessaires. 

 

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« Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes »

Bossuet

« Celui qui combat peut perdre, mais celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

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Ernesto Che Guevara

« Pour se protéger la bourgeoise inventera un antifascisme contre un fascisme qui n'existe pas »

Pasolini, « Écrits Corsaires »

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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

Archives

 

Publié par El Diablo

 

Par Diagne Fodé Roland

Le 4 Août 2026

La confusion est totalement entretenue par les renégats du communisme lesquels ne font que répéter comme des perroquets la propagande capitaliste impérialiste confondant, voire fusionnant même capitalisme et marché pour invalider toute utilisation du marché pour le mettre au service de l’édification de la première phase du communisme qu’est le socialisme. Toute expérience révolutionnaire qui prend en compte les lois du marché est aussitôt qualifiée de « capitalisme ». Il y a là une supercherie de droite et de gauche qui consiste à conférer la propriété du marché au seul capitalisme. Les réformistes de droite et de gauche s’entendent pour disqualifier toutes les expériences communistes parce qu’en soi le socialisme, première étape du communisme, est en soi incompatible avec le marché.

Les déviationnistes de droite et gauche tombent dans le piège idéologique attrape-nigaud du capitalisme impérialiste qui les amènent à nier que « Ce à quoi nous avons affaire ici, c'est à une société communiste non pas telle qu'elle s'est développée sur les bases qui lui sont propres, mais au contraire, telle qu'elle vient de sortir de la société capitaliste; une société par conséquent, qui, sous tous les rapports, économique, moral, intellectuel, porte encore les stigmates de l'ancienne société des flancs de laquelle elle est issue » (Marx dans Critique du programme de Gotha).

Marx et Engels liste les inégalités inévitables entre travailleurs dans la première phase du communisme parce que l’échange, donc le marché, fait que le travailleur « Le même quantum de travail qu'il a fourni à la société sous une forme, il le reçoit d'elle, en retour, sous une autre forme. C'est manifestement ici le même principe que celui qui règle l'échange des marchandises pour autant qu'il est échange de valeurs égales. Le fond et la forme diffèrent parce que, les conditions étant différentes, nul ne peut rien fournir d'autre que son travail et que, par ailleurs, rien ne peut entrer dans la propriété de l'individu que des objets de consommation individuelle. Mais pour ce qui est du partage de ces objets entre producteurs pris individuellement, le principe directeur est le même que pour l'échange de marchandises équivalentes : une même quantité de travail sous une forme s'échange contre une même quantité de travail sous une autre forme. Le droit égal est donc toujours ici, dans son principe... Le droit bourgeois, bien que principe et pratique ne s'y prennent plus aux cheveux, tandis qu'aujourd'hui l'échange d'équivalents n'existe pour les marchandises qu'en moyenne et non dans le cas individuel… Mais ces défauts sont inévitables dans la première phase de la société communiste, telle qu'elle vient de sortir de la société capitaliste, après un long et douloureux enfantement. Le droit ne peut jamais être plus élevé que l'état économique de la société et que le degré de civilisation qui y correspond » (idem).

La puissance de la projection historique des fondateurs du communisme, même limitée par le niveau de développement et le développement inégal des forces productives ainsi que le niveau général des connaissances scientifiques de leur époque, peut être mesurée par la prise en compte dialectique de différentes phases dans le processus d’édification de la société communiste dont l’aboutissement est décrit ainsi : « Dans une phase supérieure de la société communiste, quand auront disparu l'asservissante subordination des individus à la division du travail et, avec elle, l'opposition entre le travail intellectuel et le travail manuel; quand le travail ne sera pas seulement un moyen de vivre, mais deviendra lui-même le premier besoin vital; quand, avec le développement multiple des individus, les forces productives se seront accrues elles aussi et que toutes les sources de la richesse collective jailliront avec abondance, alors seulement l'horizon borné du droit bourgeois pourra être définitivement dépassé et la société pourra écrire sur ses drapeaux : « De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins! » (idem).

Les fondateurs du communisme scientifique ont dès le départ jeté les bases d’une dialectique entre niveau des forces productives, division du travail, opposition entre travail manuel et travail intellectuel, abondance des richesses collectives, et le marché, etc dans le processus de l’édification d’une société socialiste.

L’URSS et le marché

La première expérience de prise en compte du marché dans le cadre de l’édification de l’alternative socialiste communiste au capitalisme a été la NEP en URSS. La montée du fascisme comme bélier pour détruire les forces communistes porteuses de l’alternative à la crise systémique de surproduction et de sur-accumulation dans les années 30 du XXéme siècle a été le facteur déterminant de la contre-offensive communiste qui a mis fin à l’existence à la NEP, donc des classes capitalistes Koulaks des campagnes et Nepmens des villes. Il fallait neutraliser, voire éliminer la cinquième colonne de classes que constituaient les Koulaks et les Nepmens puis leurs relais politiques à l’intérieur du parti Bolchevik (droitiers boukharinistes, gauchistes trotskistes, qui ont progressivement muté en agents du nazisme).

L’économie socialiste en URSS combinait donc à la campagne les Sovkhozes (secteur socialiste d’État) et les Kolkhozes (secteur coopératif paysan). Mais avant le plan initial élaboré est décrit par Staline ainsi : « La réponse de Lénine se ramène brièvement à ceci : a) ne pas laisser échapper les conditions favorables à la prise du pouvoir; le prolétariat prendra le pouvoir sans attendre que le capitalisme ait réussi à ruiner les millions de petits et moyens producteurs individuels; b) exproprier les moyens de production dans l'industrie et les remettre en la possession du peuple; c) pour les petits et moyens producteurs individuels, on les groupera progressivement dans des coopératives de production, c'est-à-dire dans de grosses entreprises agricoles, les kolkhoz; d) développer par tous les moyens l'industrie et assigner aux kolkhoz une base technique moderne, celle de la grande production; ne pas les exproprier mais, au contraire, les fournir abondamment de tracteurs et autres machines de premier ordre; e) pour assurer l'alliance économique de la ville et des campagnes, de l'industrie et de l'agriculture, on maintiendra pour un temps la production marchande (échange par achat et vente), comme la forme la seule acceptable — pour les paysans — des relations économiques avec la ville, et on développera à fond le commerce soviétique — le commerce d’État et le commerce coopératif et kolkhozien —, en éliminant du commerce tous les capitalistes. L'histoire de notre édification socialiste montre que cette voie de développement, tracée par Lénine, est entièrement justifiée » (Les problèmes économiques du socialisme en U.R.S.S.).

Contrairement à une légende répandue par les opportunistes de droite et de gauche répétant à l’envi la propagande des « thinks tanks » capitalistes impérialistes, il n’a jamais été question de « supprimer le marché, le commerce », mais « d’éliminer du commerce tous les capitalistes », donc les Nepmens et les Koulaks. La Constitution de 1936 notant l’élimination des capitalistes en tant que classe sociale, donc des Nepmens et des Koulaks ne dit à aucun moment que « le marché, le commerce est éliminé ».

En effet, la question posée aux Bolcheviks était : « Que doivent faire le prolétariat et son parti dans tel ou tel pays, y compris le nôtre, où les conditions sont favorables à la prise du pouvoir par le prolétariat et au renversement du capitalisme, où le capitalisme dans l'industrie a concentré les moyens de production au point qu'on peut les exproprier et les remettre en la possession de la société, mais où l'agriculture, malgré le progrès du capitalisme, est émiettée entre les nombreux petits et moyens propriétaires-producteurs au point que la possibilité ne se présente pas d'envisager l'expropriation de ces producteurs ?... Ainsi, comment faire si tous les moyens de production n'ont pas été socialisés, mais seulement une partie, et si les conditions favorables à la prise du pouvoir par le prolétariat sont réunies, — faut-il que le prolétariat prenne le pouvoir et faut-il aussitôt après supprimer la production marchande ? On ne peut certes pas qualifier de réponse l'opinion de certains pseudo-marxistes qui considèrent que, dans ces conditions, il conviendrait de renoncer à la prise du pouvoir et d'attendre que le capitalisme ait pris le temps de ruiner les millions de petits et moyens producteurs, de les transformer en salariés agricoles et de concentrer les moyens de production dans l'agriculture; qu'après cela seulement on pourrait poser la question de la prise du pouvoir par le prolétariat et de la socialisation de tous les moyens de production. On comprend que les marxistes ne peuvent accepter pareille « solution » sans risquer de se déshonorer à fond. On ne peut pas non plus considérer comme une réponse l'opinion d'autres pseudo-marxistes qui pensent qu'il conviendrait peut-être de prendre le pouvoir, de procéder à l'expropriation des petits et moyens producteurs à la campagne et de socialiser leurs moyens de production. Les marxistes ne peuvent pas non plus s'engager dans cette voie insensée et criminelle qui enlèverait à la révolution prolétarienne toute possibilité de victoire et rejetterait pour longtemps la paysannerie dans le camp des ennemis du prolétariat » (idem).

Voilà pourquoi, quand il a fallu liquider la classe des capitalistes Koulaks en campagne, deux formes de propriété sociale ont vu le jour que Staline justifie ainsi : « On dit que depuis que la propriété sociale des moyens de production occupe une position dominante dans notre pays et que le salariat et l'exploitation ont été liquidés, la production marchande n'a plus de sens, qu'il faudrait par conséquent l'éliminer. Cela est également faux. A l'heure actuelle, il existe chez nous deux formes essentielles de production socialiste: celle de l'Etat, c'est-à-dire du peuple entier, et la forme kolkhozienne, que l'on ne peut pas appeler commune au peuple entier. Dans les entreprises d'Etat, les moyens de production et les biens produits constituent la propriété du peuple entier. Dans les entreprises kolkhoziennes, bien que les moyens de production (la terre, les machines) appartiennent à l'Etat, les produits obtenus sont la propriété des différents kolkhoz qui fournissent le travail de même que les semences ; les kolkhoz disposent pratiquement de la terre qui leur a été remise à perpétuité comme de leur bien propre, quoiqu'ils ne puissent pas la vendre, l'acheter, la donner à bail ou la mettre en gage. L'Etat ne peut donc disposer que de la production des entreprises d'Etat, les kolkhoz bénéficiant de leur production comme de leur bien propre. Mais les kolkhoz ne veulent pas aliéner leurs produits autrement que sous la forme de marchandises, en échange de celles dont ils ont besoin. Les kolkhoz n'acceptent aujourd'hui d'autres relations économiques avec la ville que celles intervenant dans les échanges par achat et vente de marchandises. Aussi la production marchande et les échanges sont-ils chez nous, à l'heure actuelle, une nécessité pareille à celle d'il y a trente ans, par exemple, époque à laquelle Lénine proclamait la nécessité de développer par tous les moyens les échanges » (idem).  

Les communistes qui sont des démocrates conséquents démontrent ici, à l’encontre des mythes accusateurs mensongers, que la première expérience d’édification du socialisme, première phase du communisme, est restée sur le terrain de la construction scientifique de la nouvelle société anti-capitaliste. C’est l’idiot utile trotskiste Krouchtchev qui va rompre cette démarche scientifique en lançant l’illusion gauchiste d’un dépassement de la phase socialiste vers les années 1980 et l’ont sait ce qui adviendra à partir des années 1989/90 : la contre-révolution bourgeoisie et la restauration capitaliste.

Toutes les constructions imaginaires des ennemis de classe du communisme des classes laborieuses confondant capitalisme et marché ou commerce se sont révélées inopérantes durant les 35 premières années d’édification du socialisme au point même que le capitalisme en crise systémique endémique de surproduction et sur-accumulation s’en est inspiré pour se sauver conjoncturellement de la grande dépression des années 30 du XXéme siècle à la fois par la guerre fasciste contre les peuples d'Europe, en particulier contre l’URSS, et en Asie et par le « New Deal » keynésien aux USA puis après la seconde guerre dans les autres pays impérialistes, qui n'est en réalité qu'une façon de singer le socialisme communiste.

Il faut attendre la défaite de l’URSS et du camp socialiste d’Europe pour que les impérialistes libérés temporairement de la bride socialiste qui les retenait lancent bille en tête l’offensive totalitaire de la contre révolution libérale, baptisée ultralibérale ou ordolibérale comme la seule politique économique possible.

Le marché au service du mode de production dominant

La restauration du capitalisme dans l’ex-URSS a été agitée comme la preuve que le capitalisme est un mode de production « éternel » irremplaçable. Que c’est la négation du « marché » par les communistes qui est à l’origine de « l’échec du socialisme », que « l’individualisme est l’essence de l’humain et non le collectif ».

Et sur cette base l’impérialisme en a profité pour imposer au monde entier « there is no alternativ » au libéralisme dans sa course effrénée pour saccager toutes les conquêtes sociales et démocratiques qu’il avait été contraint de concéder sous les coups de butoirs de la lutte des classes du monde du travail et des luttes de libérations nationales des peuples opprimés. Tous ces conquis ont été gagnés dans le contexte du monde bipolaire né de la victoire de l’URSS contre le nazisme et l’élargissement du camp socialiste à l’est européen et au Sud global colonisé.

Tant dans les expériences des Démocraties Populaires de l’est européen qui avaient rejeté à juste raison le « plan Marshall » comme un projet de colonisation US de l’Europe que dans les pays socialistes communistes du Sud global issus des luttes de libération nationale, ont cohabité les secteurs d’État socialistes, secteurs coopératifs paysans, secteurs privés, économies familiales artisanales, paysannes, activités privées informelles, etc.

Dans toutes ces expériences, c’est l’État socialiste qui détient les secteurs stratégiques et qui par la planification fixe le cadre et les objectifs généraux de la production et de l’échange en tenant compte des lois du marché.

La coexistence entre plusieurs formes de propriétés sous un mode de production particulier n’est pas une exclusivité du socialisme communiste. On retrouve ce type de coexistence sous le capitalisme de sa naissance à son apogée impérialiste et sous cette forme singulière du capitalisme qu'est le colonialisme et le néocolonialisme.

Sous le capitalisme impérialiste, la concurrence féconde le monopole sous des formes et à des rythmes différents liées à la lutte des classes donnant des formes nationales propres spécifiques à chaque pays, nation, État capitaliste impérialiste. C’est ainsi que les capitalismes impérialistes étasunien, anglais, allemand, français ont chacun des formes nationales propres spécifiques. Ce sont des formes nationales propres dans lesquelles se manifestent les lois générales de tout mode de production, formes dans lesquelles s’expriment aussi les luttes de classes dans chaque cadre national propre.

Le colonialisme ou néocolonialisme sont des exportations du capitalisme étranger dans des pays où existent des modes de production antérieurs au capitalisme. Quand ces pays font une révolution anti-coloniale, ils opèrent la rupture avec le capitalisme étranger qui a intégré les classes pré-coloniales en les subordonnant à son mode d’exploitation et d’oppression dans le cadre de la division internationale du travail de la mondialisation du capitalisme qu’est son stade suprême l’impérialisme.

La grande différence historique entre l’action capitaliste au centre et à la périphérie coloniale réside dans le fait qu’au centre le capitalisme développe les forces productives de sa phase concurrentielle jusqu’à sa phase monopolistique, phase à laquelle le capital financier a tendance à freiner le développement des forces productives. Alors que dans les pays dépendants, les colonies et les néo-colonies, le capitalisme a, dès le départ, la fonction de « frein au développement des forces productives ». C’est ce qu’explique l’Internationale Communiste dans ses thèses sur la question coloniale : Ainsi le capitalisme colonial « au fond... consiste en un monopole, basé non seulement sur la pression économique mais aussi sur la contrainte non économique de la bourgeoisie du pays impérialiste dans le pays dépendant, monopole, qui a deux fonctions principales : d’un côté, l’exploitation impitoyable des colonies..., d’autre part, le monopole impérialiste sert à conserver et à développer les conditions de sa propre existence, c’est-à-dire l’assujettissement des masses coloniales »; « dans sa fonction d’exploiteur colonial, l’impérialisme est, par rapport au pays colonial, avant tout un parasite qui suce le sang de son organisme économique. Le fait que ce parasite représente envers sa victime une haute culture, en fait un exploiteur d’autant plus puissant et dangereux, mais du point de vue du pays colonial ne modifie en rien le caractère parasitaire de ses fonctions » (VIè congrès 1928).

Nous devons donc rompre avec les dogmes confondant marché et capitalisme ou opposant socialisme et marché. C’est cette opposition dogmatique que démasque Staline en 1952 contre les révisionnistes gauchistes qui opposaient « capitalisme et marché » : « On ne peut identifier la production marchande à la production capitaliste. Ce sont deux choses différentes. La production capitaliste est la forme supérieure de la production marchande. La production marchande ne conduit au capitalisme que si la propriété privée des moyens de production existe; que si la force de travail apparaît sur le marché comme une marchandise que le capitaliste peut acheter et exploiter pour la production; que si, par conséquent, il existe dans le pays un système d'exploitation des ouvriers salariés par les capitalistes. La production capitaliste commence là où les moyens de production sont détenus par des particuliers, tandis que les ouvriers, dépourvus de moyens de production, sont obligés de vendre leur force de travail comme marchandise. Sans cela, il n'y a pas de production capitaliste… On ne peut pas considérer la production marchande comme une chose se suffisant à elle-même, indépendante de l'ambiance économique. La production marchande est plus vieille que la production capitaliste. Elle existait sous le régime d'esclavage et le servait, mais n'a pas abouti au capitalisme. Elle existait sous le féodalisme et le servait, sans toutefois aboutir au capitalisme, bien qu'elle ait préparé certaines conditions pour la production capitaliste. La question se pose : pourquoi la production marchande ne peut-elle pas de même, pour un temps, servir notre société socialiste sans aboutir au capitalisme, si l'on tient compte que la production marchande n'a pas chez nous une diffusion aussi illimitée et universelle que dans les conditions capitalistes; qu'elle est placée chez nous dans un cadre rigoureux grâce à des conditions économiques décisives comme la propriété sociale des moyens de production, la liquidation du salariat et du système d'exploitation ? » (Problèmes économiques du socialisme).

Il est donc faux et manipulateur de faire croire que l’existence de secteurs privés capitalistes nationaux et même étrangers, voire même impérialistes en Chine, au Vietnam, au Laos et demain à Cuba et en Corée du Nord autorise de les taxer comme ayant adopté le mode de production capitaliste. L’existence de capitalistes soumis au secteur socialiste et au régime politique de la démocratie prolétarienne ou de l’alliance prolétariat paysannerie pauvre n’est nullement antinomique avec l’édification de l'économie et de la société socialiste.

Dans un texte peu connu de Lénine intitulé « Sur l’infantilisme ‘de gauche’ et les idées petites bourgeoises », voici comment Lénine, en dialecticien scientifique qui tâtonne dans ses recherches avant de trouver, met en garde contre les dogmatiques invétérés : «  Nous ne savons pas calculer où il faut mettre tel ou tel saboteur, nous ne savons pas organiser nos propres forces pour la surveillance, charger un directeur ou un contrôleur bolchevik de surveiller, disons, une centaine de saboteurs qui viennent travailler chez nous. Dans cette situation, lancer des phrases telles que ‘la socialisation la plus résolue’, ‘l’écrasement’, ‘briser définitivement’, c’est se mettre le doigt dans l’œil. Il est typique, pour un révolutionnaire petit-bourgeois, de ne pas remarquer qu’il ne suffit pas au socialisme d’achever, de briser, etc. ; cela suffit au petit propriétaire exaspéré contre le grand, mais le révolutionnaire prolétarien ne saurait tomber dans une pareille erreur. (…) Or, ils (nos communistes de gauche) n’ont pas songé que le capitalisme d’état serait un pas en avant par rapport à l’état actuel des choses dans notre République des soviets. (…) Aucun communiste non plus n’a nié, semble-t-il, que l’expression de République socialiste des Soviets traduit la volonté du pouvoir des soviets d’assurer la transition au socialisme, mais n’entend nullement signifier que le nouvel ordre économique soit socialiste. Mais que signifie le mot transition. Ne signifie-t-il pas, appliqué à l’économie, qu’il y a dans le régime en question des éléments, des fragments, des parcelles, à la fois de capitalisme et de socialisme ? Tout le monde en conviendra. Mais ceux qui en conviennent ne se demandent pas toujours quels sont précisément les éléments qui relèvent de différents types économiques et sociaux qui coexistent en Russie. Or, là est toute la question. Énumérons ces éléments : 1) l’économie patriarcale, c’est à dire dans une très grande mesure, l’économie naturelle paysanne ; 2) la petite production marchande (cette rubrique la plupart des paysans qui vendent du blé) ; 3) le capitalisme privé ; 4) le capitalisme d’état ; 5) le socialisme. La Russie est si grande et d’une telle diversité que toutes ces formes économiques et sociales s’y enchevêtrent étroitement. Et c’est ce qu’il y a de particulier dans notre situation. (…) Ce n’est pas le capitalisme d'État qui est ici aux prises avec le socialisme, mais la petite bourgeoisie et le capitalisme privé qui luttent, au coude à coude, à la fois contre le capitalisme d'État et contre le socialisme. La petite bourgeoisie s’oppose à toute intervention de la part de l’État, à tout inventaire, à tout contrôle, qu’il émane d’un capitalisme d'État ou d’un socialisme d'État ». C'est cette approche qui fut à la base de la NEP.

Cet enseignement de Lénine interdit toute conclusion hâtive et non scientifique tendant à disqualifier les expériences actuelles de développement fondées sur le socialisme de marché d’ex-pays du camp socialiste qui ont résisté à la déferlante contre-révolutionnaire bourgeoise comme la Chine, le Vietnam, Cuba, la Corée du Nord, etc. Expériences au cours du XXéme siècle et qui se prolongent en XXIème siècle et qui sont nées de la matrice qu’a constituée la Révolution Bolchevique d’Octobre 1917.

Les expériences actuelles d’édification socialiste

Le camp socialiste d’Europe a été défait pendant que les rescapés du Sud global – Chine, Corée du Nord, Vietnam, Laos, Cuba – poursuivent par leur résistance la construction du socialisme. Et voilà que s’abat l’avalanche droitière et gauchiste les qualifiant de « pays capitalistes », voire même  dans le cas de la Chine socialiste « impérialiste ». Parfois c’est au sein même des courants issus du communisme que l’on repère les plus tonitruants perroquets répétant la propagande des thuriféraires impérialistes. 

Le concept de « socialisme de marché » est tout bonnement disqualifié parce que, voyez vous, le « marché est incompatible avec le socialisme », le « marché est égal au capitalisme », tout comme le « libéralisme égal le marché et le capitalisme » alors que l’ultralibéralisme ou l’ordolibéralisme devenaient des termes adoucissant du libéralisme. Ces concepts pénétrants les travaux des académiciens, des penseurs, des universités, des médias ont semé délibérément la confusion pour désorienter les organisations et militants des mouvements anti-capitalistes. L’anticapitalisme d’antan que le mot communisme incarnait a été remplacé par l’alter ou l’antilibéralisme des Forums Sociaux. L’éternelle recherche d’une troisième voie droitière ou gauchiste opposable à la science communiste a engendré des formes de résistances éclatées dont certaines, par la prise de conscience de l’ampleur des dégâts écologiques du capitalisme, ont été présentées comme opposable au communisme ainsi réduit au « productivisme ». L'intersectionnalité provient de cet éparpillement parfois concurrentiel des luttes sectorielles des victimes des effets destructeurs du capitalisme sur l'humain et la nature. On a désappris à chercher les causes pour les relier aux luttes contre les effets des victimes. Partant on est resté prisonnier du cadre dans lequel le capitalisme et le néocolonialisme pouvaient organiser le compromis historique qui empêche de s'attaquer aux causes et donc le renversement du système impérialiste. L'analyse a été confinée aux formes et non aux lois. 

Ces confusions et oppositions sciemment orchestrées ont fait très mal au mouvement communiste parce que comme l’écrit Staline « Certains camarades nient le caractère objectif des lois de la science, et en particulier des lois de l'économie politique sous le socialisme. Ils nient que les lois de l'économie politique reflètent la régularité des processus qui se produisent indépendamment de la volonté humaine. Ils estiment que, étant donné le rôle particulier que l'histoire réserve à l’État soviétique, celui-ci, ainsi que ses dirigeants, peuvent abolir les lois existantes de l'économie politique, peuvent « élaborer » et « créer » des lois nouvelles. Ces camarades font une grave erreur. Ils confondent visiblement les lois de la science reflétant les processus objectifs dans la nature ou dans la société, qui s'opèrent indépendamment de la volonté humaine, avec les lois édictées par les gouvernements, créées par la volonté des hommes et n'ayant qu'une force juridique. Mais il n'est point permis de les confondre. Le marxisme conçoit les lois de la science, — qu'il s'agisse des lois de la nature ou des lois de l'économie politique, — comme le reflet des processus objectifs qui s'opèrent indépendamment de la volonté humaine. Ces lois, on peut les découvrir, les connaître, les étudier, en tenir compte dans ses actes, les exploiter dans l'intérêt de la société, mais on ne peut les modifier ou les abolir. A plus forte raison ne peut-on élaborer ou créer de nouvelles lois de la science » (idem).  

C’est, au-delà des erreurs inévitables qui ont été commises, la démarche matérialiste dialectique que l’on retrouve dans la pratique et la théorie des Partis communistes de Chine, de Corée du Nord, du Vietnam et de Cuba. Ils ont découvert les lois du marché à prendre en compte pour développer les forces productives qu'il fallait s’adapter à la réalité du rapport des forces internes et externes entre communisme et capitalisme impérialiste consécutif à la défaite de l’URSS et du camp socialiste d’Europe et à la re-mondialisation capitaliste, c’est-à-dire à l’extension au monde entier de l’hégémonie de l’impérialisme US avec la fin du monde bipolaire.

Les atouts majeurs de chacune de ces expériences socialistes vont leur permettre de résister à l’hégémonisme prédatrice US : Cuba puissance médicale, de la recherche pharmaceutique et de la solidarité sanitaire médicale, Corée du Nord puissance militaire nucléaire défensive et dissuasive, Vietnam puissance économique stratégique en devenir et surtout Chine première puissance économique, stratégique et géopolitique en devenir. Dans ces pays rescapés du camp socialiste l'indice de développement humain (IDH) est le plus égalitaire possible au sein du peuple.

Il est remarquable de constater que pour tenter de maintenir en vain son hégémonie prédatrice, l’impérialisme US impose un blocus à Cuba pour protéger les superprofits des Monopoles pharmaceutiques et mène des guerres pour le contrôle des matières premières stratégiques du monde entier dans le but d’en devenir le rentier décidant selon ses intérêts que d’autres y accèdent. L'impérialisme US reconnaît qu'il n'est plus possible de contenir sur le plan strictement économique, donc du développement des forces productives, le développement fulgurant du socialisme chinois.

C’est donc dans ces conditions de l’affaiblissement en cours de l’hégémonisme de l’impérialisme et de la résistance des rescapés du camp socialistes ainsi que celles des peuples qui défendent leur souveraineté nationale que nous devons comprendre la formule d’Engels dans l'Anti-Dühring selon laquelle « Les lois de leur propre action sociale, qui jusqu'ici se dressaient devant eux comme des lois de la nature, étrangères et dominatrices, sont dès lors appliquées par les hommes en pleine connaissance de cause, et par là dominées ». Pour bien comprendre cette formule d'Engels, Staline précise qu’ « Il faut en dire autant des lois du développement économique, des lois de l'économie politique, — qu'il s'agisse de la période du capitalisme ou de la période du socialisme. Là aussi, comme dans les sciences de la nature, les lois du développement économique sont des lois objectives reflétant les processus du développement économique qui se produisent indépendamment de la volonté des hommes. On peut découvrir ces lois, les connaître et, s'appuyant sur elles, les utiliser dans l'intérêt de la société, imprimer une autre direction à l'action destructive de certaines lois, limiter la sphère de leur action, donner du champ libre aux autres lois qui se fraient un chemin, mais on ne peut les détruire ou créer de nouvelles lois économiques. Un des traits particuliers de l'économie politique est que ses lois, à la différence des lois de la nature, ne sont pas durables; qu'elles agissent, du moins la plupart d'entre elles, au cours d'une certaine période historique, après quoi elles cèdent la place à d'autres lois. Elles ne sont pas détruites, mais elles perdent leur force par suite de nouvelles conditions économiques et quittent la scène pour céder la place à de nouvelles lois qui ne sont pas créées par la volonté des hommes, mais surgissent sur la base de nouvelles conditions économiques »(idem).

Une fois admis qu’il faut prendre en compte les lois de la nature et de l’économie politique pour agir scientifiquement, comme l’explique Staline même si c'est une « tâche assurément difficile et complexe, et qui n'a pas de précédent. Néanmoins, le pouvoir des Soviets remplit ce devoir avec honneur. Non point parce qu'il a soi-disant aboli les lois économiques existantes et en a « élaboré » de nouvelles, mais uniquement parce qu'il s'appuyait sur la loi économique de correspondance nécessaire entre les rapports de production et le caractère des forces productives. Les forces productives de notre pays, notamment dans l'industrie, portaient un caractère social; la forme de propriété était privée, capitaliste. Fort de la loi économique de correspondance nécessaire entre les rapports de production et le caractère des forces productives, le pouvoir des Soviets a socialisé les moyens de production, en a fait la propriété du peuple entier, a aboli par là le système d'exploitation et créé des formes d'économie socialiste. Sans cette loi et sans s'appuyer sur elle, le pouvoir des Soviets n'aurait pu s'acquitter de sa tâche. La loi économique de correspondance nécessaire entre les rapports de production et le caractère des forces productives se fraie depuis longtemps la voie dans les pays capitalistes. Si elle ne l'a pas encore fait jusqu'à se donner libre cours, c'est qu'elle rencontre la résistance la plus énergique des forces déclinantes de la société. Ici, nous nous heurtons à une autre particularité des lois économiques. A la différence des lois de la nature, où la découverte et l'application d'une nouvelle loi se poursuivent plus ou moins sans entrave, dans le domaine économique la découverte et l'application d'une nouvelle loi, qui porte atteinte aux intérêts des forces déclinantes de la société, rencontrent la résistance la plus énergique de ces forces. Il faut donc une force, une force sociale capable de vaincre cette résistance. Cette force s'est trouvée dans notre pays sous la forme de l'alliance de la classe ouvrière et de la paysannerie constituant l'immense majorité de la société. Elle ne s'est pas encore trouvée dans d'autres pays, dans les pays capitalistes. C'est ce qui explique pourquoi le pouvoir des Soviets a pu briser les forces anciennes de la société, et pourquoi la loi économique de correspondance nécessaire entre les rapports de production et le caractère des forces productives a été appliquée avec une telle ampleur » (idem).

La perte de l’URSS et de son apport internationaliste aux autres pays socialistes, notamment dans le COMECON a rompu jusqu’à un certain point la loi de la correspondance entre nécessaire entre les rapports de production et le caractère des forces productives. L’on peut voir clairement les effets de l’assassinat de l’URSS sur Cuba et l’héroïsme de ce petit peuple d’Amérique du Sud dans sa résistance contre l’ogre impérialiste yankee comme on peut en voir les conséquences sur les États souverainistes laïcs et Nations issues des luttes de libération nationale de l’époque du monde bipolaire que les impérialistes détruisent par leurs guerres d’agression. On en voit aussi les conséquences de cette perte sur les actuelles luttes de libération nationale, par exemple la Palestine, et sur les tentatives souverainistes de certains Etats en Afrique (AES), en Amérique du Sud (l'ALBA), en Europe (Espagne), etc. 

Mais on doit aussi observer que les rescapés du camp socialiste du Sud global appliquent globalement chacun à son rythme et à partir de sa réalité propre Ce qu'a connu l'URSS et qui a fait selon Staline qu’ « On dit que la nécessité d'un développement harmonieux (proportionné) de notre économie nationale permet au pouvoir des Soviets d'abolir les lois économiques existantes et d'en créer de nouvelles. Cela est absolument faux. Il ne faut pas confondre nos plans annuels et nos plans quinquennaux avec la loi économique objective du développement harmonieux, proportionné, de l'économie nationale. La loi du développement harmonieux de l'économie nationale a surgi en contrepoids à la loi de concurrence et d'anarchie de la production sous le capitalisme. Elle a surgi sur la base de la socialisation des moyens de production, après que la loi de concurrence et d'anarchie de la production a perdu sa valeur. Elle est entrée en vigueur parce que l'économie socialiste d'un pays ne peut être réalisée que sur la base de la loi du développement harmonieux de l'économie nationale. C'est dire que la loi du développement harmonieux de l'économie nationale offre à nos organismes de planification la possibilité de planifier correctement la production sociale. Mais on ne doit pas confondre la possibilité avec la réalité. Ce sont deux choses différentes. Pour transformer cette possibilité en réalité, il faut étudier cette loi économique, s'en rendre maître, il faut apprendre à l'appliquer en pleine connaissance de cause ; il faut dresser des plans qui reflètent pleinement les exigences de cette loi. On ne saurait dire que nos plans annuels et nos plans quinquennaux reflètent pleinement les exigences de cette loi économique » (idem).

Staline notait donc en 1952, l'année avant son décès en mars 1953, qu’ « on ne saurait dire que nos plans annuels et nos plans quinquennaux reflètent pleinement les exigences de cette loi économique », peut-on en dire autant des plans, par exemple, du « socialisme de marché chinois » dirigé par le PCC ou celui dirigé par le PCV au Vietnam ou encore comme le dit Manuel Marrero Cruz, Premier ministre de la République de Cuba « La planification socialiste n’exclut pas les règles du marché, elle doit les incorporer et les réguler » ?

Ce qu’on peut tous constater objectivement, c’est qu’à la différence de l’URSS, dans tous ces pays rescapés du camp socialiste se sont opérées des ruptures tactiques dans une continuité stratégique d'édification soicaliste même quand il y avait une succession de dirigeants pour résoudre la question des forces productives – hier les machines outils aujourd’hui combinées avec les semi-conducteurs – dans la capacité de les développer au service de la transition du socialisme au communisme. La question du développement des forces productives est non seulement une question posée à la transition du capitalisme en socialisme et de ce premier stade du communisme de   « chacun ses capacités » au communisme de   « chacun ses besoins », mais est aussi posée pour la rupture d'avec le système colonial et néocolonial.   

C’est ce qu’expose Amilcar Cabral analysant le 6 janvier 1966 à la Tricontinentale à la Havane « la catégorie ‘’classe’’,… nous porte à admettre que, si la lutte des classes est la force motrice de l’histoire, elle l’est à une certaine période historique. Cela veut dire qu’avant la lutte des classes – et nécessairement après la lutte des classes, car dans ce monde il n’y a d’avant sans après – un facteur ou des facteurs, fut ou sera le moteur de l’histoire. Nous admettons sans peine que ce facteur de l’histoire de chaque groupe humain est le mode de production – le niveau des forces productives et le régime de propriété – qui caractérise ce groupement… la définition de classe et la lutte des classes sont-elles mêmes l’effet du développement des forces productives, conjugué le régime de propriété des moyens de production… Il nous semble donc correct de conclure que le niveau des forces productives, élément déterminant essentiel du contenu et de la forme de la lutte des classes, est la force motrice véritable et permanente de l’histoire » (L’arme de la théorie au nom du PAIGC, MPLA, FRELIMO).

Il devient à présent clair que la montagne assommante des contres vérités opposant marché et communisme a une fonction attrape nigaud pour les idiots utiles à la pérennisation du capitalisme impérialiste et du néocolonialisme. 

Alors reprenons le flambeau comme le font les Partis Communistes des pays rescapés du camp socialiste le communisme scientifique, le matérialisme dialectique et historique comme l’ont fait nos anciens pour retrouver le chemin de la victoire qui débarrassera notre planète du capitalisme, de l’impérialisme, du colonialisme, du néocolonialisme, des guerres et du fascisme.

SOURCE : Correspondant

 

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