CRISE DES CARBURANTS à l’automne 2026 : la facture de la guerre impérialiste
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Le prix du gazole a pulvérisé tous les records historiques en France, atteignant 2,41 euros le litre le 16 septembre 2026, tandis que plus de 10% des stations-service connaissent des ruptures d’approvisionnement au 22 septembre. Cette crise n’est pas un accident météorologique ou un simple dysfonctionnement de marché : elle est la conséquence directe, prévisible et assumée des choix géopolitiques du gouvernement Macron, choix eux-mêmes dictés par la soumission de la France aux diktats de l’Union européenne et de l’OTAN.
Loin d’être une fatalité, la pénurie qui s’annonce est le produit d’une stratégie impérialiste qui place les intérêts des monopoles pétroliers et de l’industrie de guerre américaine au-dessus des besoins vitaux des travailleurs. En liant le sort énergétique de la France à l’escalade militaire en Ukraine et à l’agression israélienne soutenue par Washington au Moyen-Orient, l’exécutif a sciemment sacrifié la souveraineté énergétique nationale et le pouvoir d’achat populaire sur l’autel de l’atlantisme.
Ukraine, Moyen-Orient : l’engrenage OTAN-UE qui asphyxie la France
La racine de la crise actuelle plonge ses origines dans la logique expansionniste de l’OTAN et de l’Union européenne vers l’Est, une dynamique qui a inévitablement conduit à l’affrontement armé en Ukraine. Cette confrontation n’a pas seulement coûté des vies ; elle a restructuré les flux énergétiques mondiaux au détriment des peuples européens.
Dès le début du conflit, la France, alignée sur les sanctions de l’UE contre les hydrocarbures russes, s’est placée dans une dépendance accrue vis-à-vis des monarchies du Golfe et des États-Unis. Le choix de se passer du gaz et du pétrole russes, moins chers et acheminés par des infrastructures existantes, a contraint Paris à se tourner vers du gaz de schiste américain, plus coûteux et transporté par méthaniers, et vers le pétrole du Golfe.
L’exemple le plus flagrant de ce gaspillage impérialiste est la destruction du gazoduc Nord Stream. La France, via Engie (dont l’État détient 24%), a perdu 987 millions d’euros dans le sabotage de Nord Stream 2, un investissement anéanti par les sanctions anti-russes imposées par l’UE. Cette destruction, attribuée à des opérations ukrainiennes avec la complicité passive ou active des services occidentaux, illustre la logique de « terre brûlée » énergétique imposée par l’OTAN : mieux vaut détruire les infrastructures européennes que de maintenir des liens économiques avec la Russie.
Parallèlement, la fourniture massive de renseignements et d’armes offensives à l’Ukraine a permis à Kiev de frapper les raffineries russes, pourtant gros producteurs de gazole. Ces frappes, loin de paralyser Moscou, ont surtout réduit l’offre mondiale de diesel, un carburant dont la Russie restait un exportateur majeur vers la Chine et l’Inde, les deux « ateliers du monde ». En affaiblissant la production russe, l’Occident a réduit l’offre globale, faisant mécaniquement monter les prix pour tous, y compris pour les travailleurs français qui remplissent leur réservoir.
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Crise des carburants à l'automne 2026 : la facture de la guerre impérialiste - INITIATIVE COMMUNISTE
Le prix du gazole a pulvérisé tous les records historiques en France, atteignant 2,41 € le litre le 16 septembre 2026, tandis que plus de 10%


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