Notre fiche de paie finance la Protection Sociale : EXPLICATIONS [Union Locale CGT Paris 11]
Notre fiche de paie finance la Protection Sociale
Sur mon salaire brut on me prélève différents pourcentages, à mon employeur aussi. C’est le financement de « Notre protection sociale ». Toutes ces cotisations assises sur mon salaire vont dans le « pot commun » et quand j’ai un problème, je bénéficie de droits. C’est le salaire Socialisé. Les cotisations permettent d’assurer la protection sociale de TOUS car nous sommes tous des assurés sociaux ! C’est la solidarité.
=> Martin gagne un SMIC : 1.445,38 euros bruts par mois, soit 1.085,62 euros nets, il cotise 359,76 euros, son employeur 637,99 euros théoriquement (*)
=> Fabienne gagne un salaire de : 3.031 euros bruts par mois, soit 2.282,65 euros nets, elle cotise 748,35 euros, son employeur 1.336,37 euros(*)
(*)Les calculs ne tiennent pas compte des exonérations de cotisations sociales dont bénéficient les employeurs (Loi Fillon).
Dans le monde réel : Martin cotise 359,76 euros et son employeur seulement 262,19 euros
Martin et Fabienne ne cotisent pas la même chose mais ils vont avoir les mêmes droits (remboursement de soins, indemnités journalières en cas de maladie, de maternité ou d’accident du travail, chômage, retraite, etc.) et seront protégés tous les deux par le système de protection sociale français.
C’est le principe : « Chacun paye selon ses moyens et reçoit selon ses besoins », pilier de la Sécurité sociale imaginée par le Conseil National de la Résistance (CNR) que voudrait mettre à bas le patronat.
Le financement de la protection sociale n’est pas un coût, mais une richesse, gage du développement de toute la société. Sous prétexte de réduction de ses « charges », le patronat revendique la suppression totale des cotisations dites « patronales » et demande des « exonérations », des « allègements », etc.
A chaque nouvelle exonération, c’est à notre salaire que l’on touche et au final à nos droits, c’est la casse de la Protection sociale.
Des sources de financement multiples
Toutes les institutions et structures dépendant de la protection sociale ne sont pas financées de la même manière. Le Régime général de Sécurité sociale et l’assurance chômage sont financés par des cotisations salariales et employeurs qui constituent le salaire socialisé. Pour la Sécurité sociale, il faut ajouter la CSG (contribution sociale généralisée) et la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale) (créées en 1991 et 1996) et quelques taxes affectées.
La protection sociale complémentaire est financée par des cotisations fixées par les partenaires sociaux en gestion paritaire (institutions de retraites complémentaires et institutions de prévoyances ou mutuelles).
La Contribution Sociale Généralisée (CSG), ce sont encore les salariés, actifs, invalides, privés d’emplois et retraités qui payent l’essentiel de l’addition.
Les employeurs, les revenus financiers sont à peine égratignés. Au fil du temps, la CSG prélevée sur les salaires a augmenté continuellement (de 1,1% en 1991 elle a été portée à 7,50%).
1er RÉSULTAT : moins d’argent dans le « pot commun » Sécurité sociale et politique de réduction des dépenses (déremboursements, baisse des prestations, franchises…). Cette politique de réduction des dépenses pèse lourdement sur les plus pauvres qui sont contraints de renoncer à se soigner.
Ceux qui le peuvent sont contraints de payer de plus en plus cher une complémentaire santé.
2ème RÉSULTAT : Les salariés paient de plus en plus pour la protection sociale (Sécurité sociale + complémentaires santé + assurance chômage) et le patronat de moins en moins.
Seule l’action unie des salariés permettra
un changement de politique.
LE 18 MARS 2014, tous en grève et en manifestation


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