À MES CAMARADES DU BUREAU ET DE LA CE CGT CONFÉDÉRALE IL EST TEMPS DE FAIRE FACE À LA FASCISATION POUR STOPPER LE FASCISME – Par Diagne Fodé Roland
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Diagne Fodé Roland, retraité, ex-membre des CE FERC et UD59 CGT, ex-porte-parole du CSP59 et ex-coordinateur de la Coordination Nationale des Sans Papiers 1996/2007
La multiplication des attaques de municipalités à majorité fasciste et déjà auparavant de droite et parfois socialistes contre les Bourses du Travail/Unions locales est un signe de fascisation qui vient se surajouter les répressions violentes sanglantes des manifestations de Sainte-Soline, des Gilets Jaunes immortalisées par le film « Un pays qui se tient sage », des révoltes des quartiers populaires contre les crimes policiers impunis, la judiciarisation répressive des actions syndicales, la criminalisation de la solidarité avec la Palestine, l’interdiction des manifestations et les procès contre les syndicalistes et les militants qui dénoncent le génocide à Gaza, etc.
Des lois de plus en plus liberticides se succèdent : « loi anti-casseurs » suivie du « nouveau schéma du maintien de l’ordre » touchant y compris la couverture journalistique des manifestations suite aux Gilets Jaunes, loi raciste « sur les séparatismes » amalgamant implicitement « terrorisme » et « musulman », « loi relative à la sécurité globale » dont la défenseure des droits dit qu’il y a « des risques considérables d’atteinte à plusieurs droits fondamentaux, notamment au droit à la vie privée et à la liberté d’information », projet de loi « réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public... », « loi Yadan » qui amalgame sciemment pour le judiciariser « antisionisme et anti-sémitisme » rejetée suite à une pétition populaire, mais toutes ces lois sont contournées par des décrets, circulaires et ordonnances en catimini. Maintenant la militarisation de l’école et la préparation de nos enfants à devenir chair à canon bat son plein avec l’affichage de « l’ennemi russe » alors que comme le dit un général « il faut se préparer à reconquérir l’Afrique avec l’aide de l’UE ».
Il apparaît de plus en plus que la fin de règne de l’actuel « président des banquiers », comme le nomment à juste raison des milliers de nos camarades CGT, se caractérise par une offensive législative et/ou administrative présidentielle et ministérielle pour réaliser, hors élection, ce que l'élection législative anticipée 2024 voulait obtenir : donner la majorité au fascisme pour les appeler au pouvoir tout comme Hitler, Mussolini et Pétain, qui n’ont jamais été élus, avaient été appelés au pouvoir par les tenants des institutions bourgeoises.
La mise en échec par la victoire relative du NFP (Nouveau Front populaire) de ce stratagème voulant donner le pouvoir au fascisme conduit à ces nominations successives de premiers ministres ultra-minoritaires à la fois comme fusibles et comme ultimes recours pour cadenasser les institutions par des nominations placements de réactionnaires qui devraient inquiéter tous les démocrates.
La bourgeoisie et ses politiciens de droite et de gauche nous tympanisent sur les « valeurs de la République » alors que la République bourgeoise n’a historiquement pas triomphé de la monarchie féodale. Il a fallu la COMMUNE révolutionnaire, donc l’insurrection ouvrière de 1871, pour que triomphe définitivement la République bourgeoise. La bourgeoisie doit à la classe ouvrière sa République.
Cette République bourgeoise et ses politiciens de droite et de gauche sont en train de bazarder par dessus bord toutes les digues dressées par le compromis historique né de la victoire contre le nazisme et la collaboration avec l’occupation fasciste de la France et incarné par le programme du CNR (Conseil National de la Résistance) qui a engendré la Sécurité Sociale, la Retraite par répartition et systématisé les conquêtes sociales et démocratiques complétées par la grande grève générale de mai 1968.
La fascisation pave la voie au fascisme. La réponse du mouvement ouvrier et de l’ensemble des classes laborieuses du pays doit être à la hauteur des prouesses réalisées en février 1934 quand les ouvriers parisiens sont sortis pour bloquer l’invasion du parlement par les ligues fascistes. Sans février 1934, on aurait pas eu les occupations d’usines, les conquêtes sociales et l’élection du Front Populaire de 1936, malheureusement trahi ensuite par la social-démocratie en 1938 qui a ouvert la voie au pétainisme.
Devant tant de souffrance, d’offense outrageuse, d’orchestration du danger fasciste, dont les tentatives en cours de rendre SDF les maisons du peuple que sont les Bourses de Travail/UL/UD, nous ne pouvons rester l’arme au pied.
Devant la fascisation qui prépare le fascisme au pouvoir, ouvrons les yeux et la bouche pour dire « feu sur la fascisation et le fascisme » par la mobilisation et la grève. Soyons dignes de nos anciens qui ont su arracher les heures de gloire des grandes conquêtes sociales et démocratiques et faire barrage au fascisme. Alors il faut un plan stratégique à mettre en œuvre pour vaincre la fascisation et le fascisme.
Août 2026
SOURCE : Correspondant


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