Pour la généralisation des luttes
Toutes ces luttes affrontent un même adversaire : les grands groupes capitalistes, leur gouvernement, leur UE qui organisent une gigantesque casse sociale afin de financer les profits capitalistes et qui aujourd’hui veulent étrangler encore un peu plus le peuple en lui faisant payer la crise de leur système.
Le plan d’austérité imposé au peuple de Grèce est d’ailleurs un test grandeur nature de ce que le pouvoir va appliquer à tous les peuples si ceux-ci ne parviennent pas à résister : casse de la protection sociale (retraites, sécu), baisse des salaires et augmentation des impôts populaires, destruction des services publics (éducation, santé, poste, transports…)… En France, ce plan est prévu pour après les élections régionales et Alain Minc, intime de Nicolas Sarkozy comme de Martine Aubry, conseille déjà au gouvernement d’envoyer un signal fort aux « marchés financiers » en attaquant à la hache le régime des retraites.
Dans cette situation, les directions syndicales ont une fois de plus une responsabilité particulière : vont-elles appuyer les mobilisations sectorielles et partir des revendications de la base pour construire le rapport de force « tous ensemble et en même temps » ? Ou vont-elles tenter, comme en 2009, de canaliser la colère populaire par des journées d’actions espacées jusqu’à l’été en feignant de négocier la régression sociale sans limite au lieu de la combattre ?
Poser la question, c’est malheureusement déjà y répondre : à la base, de nombreux syndicats cherchent à construire par eux-mêmes le tous ensemble et n’ont plus aucune illusion sur des Etats-majors qui prouvent chaque année encore un peu plus leur « sens des responsabilités » et leur arrimage aux institutions officielles du capitalisme.
Le Front Syndical de Classe appelle à soutenir ces efforts. Il appelle ses militants à s’engager dans ce mouvement partout où ils sont : enseignants, étudiants, salariés de l’industrie, retraités… alors que les travailleurs de notre pays ne sont pas isolés : en Belgique et en Allemagne, les grèves se développent ; en Grèce, les travailleurs sont en grève générale ce 24 février, dans laquelle le syndicat de classe PAME, affilié à la FSM, joue un rôle décisif ; en Espagne, les salariés rejettent massivement la retraite à 67 ans programmée par le socialiste Zapatero…
Partout, soutenons et engageons le combat, établissons des liens entre peuples en lutte, généralisons les actions pour construire le tous ensemble en même temps seul à même de créer un rapport de force gagnant pour le monde du travail.
Front Syndical de Classe
le 24 février 2010


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