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Ça devient difficile d'être de gauche, surtout si l'on est pas de droite

Guy Bedos 

DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE

sur l'ÉCRITURE

dite « INCLUSIVE »

adoptée à l’unanimité de ses membres dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La multiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

 

 

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Publié par Michel El Diablo

Vu de Grèce, vu de France [éditorial d'INFORMATIONS OUVRIÈRES]

L’ÉDITORIAL d’INFORMATIONS OUVRIÈRES
par Daniel Gluckstein,
Secrétaire national du P
OI

 

Vues de Grèce, pour tous ceux qui subissent depuis tant d’années les mesures destructrices dictées par la troïka, les « négociations » entre le gouvernement Tsipras, d’un côté, la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le FMI, de l’autre, sont source des plus grandes inquiétudes. Avec des retraites déjà diminuées de 40 à 50 % et une masse de chômeurs qui ne cesse d’enfler, le peuple grec regarde avec angoisse ce dispositif international mis en place par les gouvernements des pays les plus puissants du monde, qui prétendent, au nom d’une dette qui n’est pas la sienne, lui imposer toujours plus de destructions.

Vu de France, les travailleurs n’ont aucun doute sur le fait que le gouvernement Hollande-Valls — qui fait passer à coup de 49-3 la loi Macron, impose les contre-réformes du collège et de la santé et son pacte de responsabilité de 50 milliards d’euros de coupes — est totalement impliqué dans l’offensive internationale contre le peuple grec.

Pourtant, sortant d’une rencontre avec Hollande, sur la Grèce, le 22 juin 2015, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a déclaré : « François Hollande ne juge pas raisonnable d’imposer des réformes » telles que la diminution des pensions et l’augmentation du taux de TVA sur les médicaments, deux mesures envisagées par la troïka (qui ne dit pas son nom). Pierre Laurent précise même que Hollande « souhaite une négociation qui porte sur les propositions grecques visant à trouver de nouvelles recettes fiscales, par exemple l’idée de faire contribuer les revenus aisés ». Hollande serait donc partisan en Grèce de protéger les revenus des retraités et des couches les plus modestes et de frapper la classe capitaliste, lui qui fait exactement l’inverse en France ? Qui peut le croire ?

Le même jour, le site Internet de l’Elysée publie une interview de Hollande. Il déclare que son objectif est de « trouver un accord (…) entre les institutions (Commission européenne, BCE, FMI — NDR) et les gouvernements ». Il précise qu’« un bon accord, c’est un accord qui fait (…) que les décisions de la Grèce puissent être encadrées par les règles européennes ». Le discours est clair : la nation grecque doit renoncer à toute souveraineté, à tel point que l’objectif est « un accord qui touche à la fois aux responsabilités budgétaires, aux questions financières et aux problèmes structurels de la Grèce ». A la question posée : « Vous avez rencontré Pierre Laurent ce matin, quel a été le message ? », Hollande répond : « Le même. » Sans commentaire.

Les militants et sympathisants du Parti communiste français sont, sans doute, dans leur grande majorité, et comme tous les travailleurs et militants ouvriers de ce pays, portés par un élan spontané de solidarité avec les travailleurs et le peuple de Grèce. Ils savent que l’ennemi des travailleurs grecs, comme l’ennemi des travailleurs français, c’est le gouvernement Hollande-Valls et tous ceux qui veulent imposer les exigences du capital financier. Comment pourraient-ils se reconnaître dans cette défense de Hollande et de sa politique ?

Aucune concession ne peut être faite, aucun soutien, aussi partiel serait-il, à ce gouvernement ! L’issue ne passera que par le combat résolu, dans l’unité des travailleurs et des organisations, en France comme en Grèce, en Grèce comme en France, contre l’Union européenne, et les gouvernements qui en sont les agents, pour les faire reculer, et ainsi briser le carcan destructeur des traités européens, et de l’euro lui-même.

SOURCE:

 

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