CGT : Philippe Martinez élu secrétaire général de la CGT dès le 3 février 2015 ?
La commission exécutive de la CGT valide l’équipe Martinez
Dès le 3 février 2015, Philippe Martinez, 53 ans, devrait être élu secrétaire général de la CGT, une fonction qu'il occupe déjà de fait, au lendemain même du vote du comité confédéral national (CCN) du 13 janvier qui avait pourtant retoqué sa candidature... Le 3 février, le parlement de la CGT, constitué des secrétaires généraux des 33 fédérations et des 96 unions départementales (UD), devrait lui accorder la majorité des deux tiers requise. Jeudi 29 janvier 2015, la commission exécutive (CE) de la centrale, composée de 56 membres, et dont le vote n'est qu'indicatif, a adopté les propositions de Philippe Martinez sur sa future équipe par 27 voix pour, six contre et neuf abstentions.
Dans cette nouvelle équipe de dix membres, Philippe Martinez, secrétaire général de la fédération de la métallurgie, est proposé comme secrétaire général, Colette Duyslinger (poste et télécommunications) occupant le poste clef d'administratrice et de trésorière. Les autres membres de ce bureau totalement paritaire sont Virginie Gensel-Imbrecht (énergie), Céline Verzeletti (personnels pénitentiaires), Marie Saavedra (UD du Vaucluse), Gisèle Vidallet (UD de Haute-Garonne), Grégory Roux (cheminots), Pascal Joly (Union régionale d'Ile-de-France), Denis Lalys (organismes sociaux) et Fabrice Angei (services publics).
« Je vois bien ceux qui sont sur une ligne contestataire, observe un dirigeant de fédération, mais je ne vois pas où sont les pseudo réformistes ». Virginie Gensel pourrait-elle symboliser une certaine ouverture? Les avis sont partagés. Son mari, Frédéric Imbrecht, qui l'a précédé à la direction de la fédération de l'énergie, a vu dans cette équipe « un bureau de sortie de crise » en se voulant « vigilant ». Parmi les six abstentionnistes, figurent Nadine Prigent, l'ancienne dauphine déchue de Bernard Thibault, et des membres de la CE qui avaient figuré dans l'équipe retoquée par le CCN le 13 janvier,- comme Christine Carlier (Nord) et Pascal Debay (Meurthe-Moselle) -, ou encore Catherine Perret qui avait conduit les négociations de 2013 sur la formation et s'était opposée, contre l'avis du bureau confédéral, à une signature. Certains membres de la CE expliquent leur vote pour par la volonté de sortir de la crise. « Si le CCN repoussait cette solution, indique l'un d'eux, on irait vers un congrès extraordinaire et là c'est toute la partie radicale de la CGT, qui est la seule à être organisée, qui en sortirait vainqueur ».
29 janvier 2015


/image%2F1449569%2F20250602%2Fob_00c431_che-guevara-affiche-ia.jpg)
/image%2F1449569%2F20230929%2Fob_a9994b_gramsci-portrait.jpg)
/image%2F1449569%2F20231207%2Fob_63cb78_palestine-barghouti-affiche.jpg)
/image%2F1449569%2F20240217%2Fob_caefb2_paix-ensemble-colombe.jpg)
