Après son congrès, quoi de neuf à la CGT ? - Par Jean LÉVY
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Pendant quatre jours - et combien de nuits ? - les délégués CGT ont discuté de la vie de leur centrale syndicale dans les prochaines années.
Philippe Martinez et la direction sortante avaient l'ambition de modifier de fond en comble l'ADN de la CGT, en ajoutant aux luttes sociales, un axe féministe marqué et une coloration écolo bien teintée.
Dans cette perspective, de nouveaux noms étaient suggérés pour diriger la CGT, et en particulier, celui de Marie Buisson, comme future secrétaire générale. Mais son organisation, la Fédération de l'Éducation et de la Culture, et sa personnalité, ne lui ont pas permis de s'imposer, sa candidature se trouvant à deux voix rejetée.
Les membres de la Commission Exécutive Confédérale ont alors réfléchi à une autre équipe. Non sans mal, ils ont choisi la dirigeante de l'UGICT, l'organisation des ingénieurs, cadres et techniciens affiliés à la CGT, Sophie Binet, qui succède donc à Martinez.
Quoi penser de ce Congrès et des débats qu'il a engendrés ?
Martinez souhaitait un changement de cap, et une autre CGT. Ce que les délégués ont repoussé en votant par mandats contre le rapport activité.
Mais, les délégations, dans leur majorité, ne se sont pas exprimé sur les sujets d'actualité, les problèmes de l'heure posés à la CGT, tels son appartenance à la CES et le maintien de la France dans l'Union européenne, la guerre en Ukraine, ses causes et le danger d'un conflit mondial, la dictature de classe, que Macron fait peser sur la population, et comment y faire face au-delà des retraites... Et bien d'autres questions.
Malgré quelques interventions - celle par exemple, d'Olivier Mateu - au nom de l’UD des Bouches-du-Rhône - aucun débat de fond n'a eu lieu.
C'est regrettable au moment historique que nous vivons.
Tout tournait, de près ou de loin au fonctionnement interne de la CGT, aux problèmes de personnes, en ayant cependant, conscience que ceux-ci étaient bien liés à nos autres soucis.
Malgré tout, à Clermont-Ferrand, la CGT a évité le pire : sa dislocation dans un magma fumeux, plus vert que rouge. Nous gardons intacte notre Confédération pour les combats en cours et les batailles de classe à venir.
JEAN LÉVY


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